Philippe Chalmin: "Davos est l'endroit où il faut être vu"

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lundi 21 janvier à 6h41

Durée émission : 4 min

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© FABRICE COFFRINI AFP

​Demain s’ouvre en Suisse le Forum économique mondial de Davos, qui se déroulera sans Theresa May, sans Donald Trump et sans Emmanuel Macron.

Le Forum économique mondial de Davos serait-il en perte de vitesse ? Jean-Baptiste Labeur a posé la question à Philippe Chalmin, économiste à l’Université Paris-Dauphine.
 

Les représentants de trois grosses économies mondiales sont absents du Forum de Davos. Est-ce-que cela révèle quelque chose ?

"Il est vrai que ces dernières années, Davos a été largement utilisé par les grands de ce monde. Pour les chefs d’État, c’était devenu un symbole de modernité. Mais l’habitude n’était pas d’y aller tous les ans. Ce qui comptait, c’était surtout les couloirs, les discussions, en marge de Davos. Finalement, Davos c’est avant tout de la symbolique, assez importante. Qu’on le veuille ou non, la France se trouve dans un ensemble que l’on appelle la mondialisation" explique Philippe Chalmin.
 

De quoi va-t-on parler concrètement à Davos ?

"S’il y a un thème qui sera largement sous-jacent, c’est celui de toutes les interrogations géopolitiques et géo-économiques que nous avons sur la planète aujourd’hui : la guerre commerciale, l’avenir des fonctions et de l’embargo américain vis-à-vis de l’Iran, le Brexit… Davos est l’endroit où il faut être vu, on peut y établir des contacts, mais le contenu intellectuel de Davos passe au second plan" conclut l'économiste.
 

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