Plongée au coeur de la Church Tech, l'Eglise numérique

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Le dossier du jour

vendredi 9 mars à 7h18

Durée émission : 7 min

Le dossier du jour

© Guillaume POLICIRIC

L'Eglise n'est pas toujours considéré à la pointe de la modernité, et pourtant quand on regarde de plus près, les exemples associant foi et innovation se multiplient de plus en plus.

Particulièrement lorsqu'il est question de technologie et de numérique. Preuve en est cette semaine, s'est tenu à Paris la troisième édition de "Pitch my Church", le rendez-vous des projets innovants et numérique au service de l'Eglise.  Un événement qui promeut depuis trois ans ce secteur émergent dénommé par ses acteurs eux-même la "Church Tech". Autrement dit "l'Eglise numérique". 
 

Une réalité diverse de nombreux acteurs

Il s'agit d'un univers qui allie la foi, l'innovation et les technologies numériques, comme les réseaux sociaux, tablettes, ordinateurs et autres smartphones. Et une chose est sûre. Si l'univers du numérique peut sembler abscond, certains projets éclos les années passées seront assez parlants, vu le succès qu'ils continuent d'avoir. C'est le cas par exemple de la plateforme de financement participatif "Credofunding", ou l'application "la Quête" qui permet de verser son obole via son téléphone portable.
 
Derrière cette définition se cache en réalité une diversité de plus en plus grande en matière d'idées. Ce que confirme justement le directeur des systèmes d'information de RCF, Yohann Burgan, membre du jury qui a sélectionné les trois finalistes de la soirée "Pitch my Church3".
 

Attirer un public nouveau vers l'Eglise

Le profil type de ces inventeurs : plutôt jeune - autour de la trentaine -, souvent un bagage théologique en poche mais surtout une approche du projet de plus en plus professionnalisée. Côme Besse est avec sa soeur le grand gagnant de cette année avec leur Divinebox, une sélection de produits monastiques (bières et nourritures) envoyée chaque mois à ses abonnés avec un livret d'explication sur les lieux et les communautés qui les ont fabriqués.

Une manière d'attirer pour le coup un public nouveau vers l'Eglise sous toutes ses formes. Lancé il y a seulement un an, Divine Box compte déjà 1 200 abonnés par mois. La moyenne d'âge est de 35 ans, attirés pour beaucoup par le biais des réseaux sociaux.
 

Trouver de nouveaux entrepreneurs, et des mécènes

Cette approche de la filière attire jusqu'aux universitaires comme David Douyère, professeur des sciences de l'information et de la communication de la faculté de Tours. Il s'intéresse justement à la mobilisation par l'Eglise de l'innovation numérique. et pour lui, le secteur de la Church Tech a encore des défis à relevés.

Autre défi : inciter de nouveaux entrepreneurs à se lancer dans l'aventure de l'Eglise numérique, comme l'encourage ThomasTeilhet, le co-fondateur d'Ephatta, la plateforme de location de logement entre particulier d'inspiration chrétienne. Et l'ultime défi :  trouver de nouveaux mécènes pour ces projets numériques au service de l'Eglise. Car même si la plateforme de financement Credofunding prouve chaque jour qu'il est possible de lever des fonds pour un projet de sensibilité chrétienne, cela reste toujours plus difficile d'attirer de grands mécènes sur ce secteur de niche.

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