Pourquoi les fonctionnaires descendent dans la rue

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mardi 22 mai à 6h41

Durée émission : 4 min

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© BERTRAND GUAY AFP

​Mardi 22 mai, c’est la journée de grève et de manifestation organisée à l’appel de neuf organisations syndicales de fonctionnaires.

Un mouvement social organisé contre la réforme et pour le pouvoir d’achat. Ces organisations syndicales seront rejointes par les cheminots de Sud Rail. Beaucoup de services seront donc au ralenti.

Le dialogue social n’avance toujours pas avec le gouvernement ?

"Non le dialogue social n’avance pas. Nous avons des points de désaccord très importants. Par exemple le recours aux contrats. Le gouvernement veut augmenter le nombre de contractuels dans la fonction publique alors que nous nous parlons de titularisation. Ce n’est pas bon ni pour les agents, ni pour le fonctionnement des services. Sur les salaires, le gouvernement ne nous a toujours pas assuré qu’il y aurait une revalorisation pour tous les agents. Il y a plusieurs sujets qui ne vont pas dans le bons sens. Cette journée est là pour nous faire entendre par le gouvernement" explique Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU).
 

Quels sont les principaux points de divergence ?

"Il y a tout d’abord la question de la reconnaissance du travail, des missions, des métiers, des qualifications des agents. C'est-à-dire notre demande d’amélioration des salaires et d’une meilleure reconnaissance des carrières de tous les agents. Nous avons un rendez-vous salarial à la mi-juin. Nous voulons que le gouvernement nous assure qu’il y aura bien une augmentation et une revalorisation salariale pour tous les agents. Il y a ensuite l’avenir de la fonction publique. Nous sommes très inquiets. Le gouvernement se réunit en séminaire. Il doit rendre prochainement un rapport et quelques annonces doivent être faites. Nous voulons l’assurance que nous continuerons bien sur les principes qui sont ceux de la fonction publique : un recrutement par concours, un périmètre de l’action publique renforcé. C’est important pour tous les usagers" ajoute-t-elle.
 

Vous appelez les usagers à vous rejoindre ? Quelles pourraient être les conséquences des réformes sur le public ?

"Cela veut dire moins de services aux usagers. Cela veut dire des services publics qui seraient moins présents sur l’ensemble du territoire. Nous savons déjà aujourd’hui qu’il y a des difficultés par exemple sur les centres des impôts, dans certaines collectivités territoriales, des écoles qui ferment, la situation des déserts médicaux. Nous allons vers encore moins de services au public. Nous sommes conscients qu’il y a des dysfonctionnements. Nous voulons travailler pour améliorer les services mais à condition qu’il y ait plus de services" conclut Bernadette Groison.

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Clémence de la Faye