"Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode !" (Mc 8, 14-21)

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Prière du matin

mardi 13 février à 5h45

Durée émission : 5 min

"Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode !" (Mc 8, 14-21)

© David-ZavIlla-UNSPLASH

"Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode !"

Méditation de l'Evangile (Mc 8, 14-21) par le père Michel Quesnel.

Chant final: "Alléluia, peuples battez des mains - Psaume 46", par le chœur des moines de l'Abbaye de Keur Moussa.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque.
Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! »
Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. 
Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ?
Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas !
Vous ne vous rappelez pas ?     Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? »
Ils lui répondirent :  « Douze. »
Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? »
Ils lui répondirent : « Sept. »
 Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

Source : AELF
 

Méditation Père Michel Quesnel

Dans la mentalité biblique, le levain n’est pas d’abord un bon produit qui fait lever la pâte. Le levain, c’est un produit fermenté, une pourriture, pourrait-on dire, le terme a une connotation nettement négative. Ce n’est pas pour rien que, pour fêter la Pâque, les juifs consomment des azymes, des pains sans levain, symboles de renouvellement et de pureté. Alors, lorsque Jésus demande à ses disciples de prendre garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode, c’est tout ce qu’il y a en eux de néfaste et de trompeur qu’il a en tête. Par la façon dont ils considèrent Jésus, ces gens-là ont montré leurs mauvaises intentions.
Evidemment, comme souvent chez Marc, les disciples ne comprennent rien à ce discours. Ils n’ont qu’une préoccupation en tête : ils ont oublié de prendre du pain avec eux lorsqu’ils se sont embarqués avec Jésus pour rejoindre Bethsaïde, et ils pensent tout bêtement que leur maître leur reproche leur étourderie. Jésus leur rappelle alors que le manque de nourriture ne saurait être un problème pour leur groupe : il a montré précédemment qu’il peut, en cas de besoin procurer de la nourriture en surabondance.
Dans cette section de son évangile, Marc insiste beaucoup sur l’incompréhension des disciples. Par cette insistance, il veut mettre son lecteur à l’aise. Si nous sommes de mauvais croyants, si nous ne comprenons pas grand-chose à Jésus et à son mystère, nous avons de glorieux prédécesseurs : les disciples, eux qui étaient pourtant en contact direct avec Jésus, n’étaient pas meilleurs que nous.

Oui, Seigneur, les saints ne sont pas des gens parfaits. Ce sont des pécheurs pardonnés. Nous pouvons alors espérer être du nombre. 

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