"Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible" (Mt 17, 14-20)

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Prière du matin

samedi 11 août à 5h45

Durée émission : 5 min

"Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible" (Mt 17, 14-20)

"Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible"

Méditation de l'évangile (Mt 17, 14-20) par le père Bernard Devert

Chant final: "Quand le Seigneur se montrera (trouvera-t-il la foi...)" par les moines de l'Abbaye d'EN CALCAT

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
un homme s'approcha de Jésus,
et tombant à ses genoux,
    il dit :
« Seigneur, prends pitié de mon fils.
Il est épileptique
et il souffre beaucoup.
Souvent il tombe dans le feu
et, souvent aussi, dans l’eau.
    Je l’ai amené à tes disciples,
mais ils n’ont pas pu le guérir. »
    Prenant la parole, Jésus dit :
« Génération incroyante et dévoyée,
combien de temps devrai-je rester avec vous ?
Combien de temps devrai-je vous supporter ?
Amenez-le-moi. »
    Jésus menaça le démon,
et il sortit de lui.
À l’heure même, l’enfant fut guéri.
    Alors les disciples s’approchèrent de Jésus
et lui dirent en particulier :
« Pour quelle raison est-ce que nous,
nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
    Jésus leur répond :
« En raison de votre peu de foi.
Amen, je vous le dis :
si vous avez de la foi
gros comme une graine de moutarde,
vous direz à cette montagne :
“Transporte-toi d’ici jusque là-bas”,
et elle se transportera ;
rien ne vous sera impossible. »

Source AELF
 

Méditation Père Bernard Devert

Combien de temps devrai-je rester avec vous, génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je vous supporter. Jésus élève moins la voix qu’il ne tente de nous relever.
Qu’est-ce que le Seigneur ne supporte pas : une approche puérile, instrumentalisant ce que nous nommons rapidement la foi qui n’est de fait qu’un faire-valoir ou un moyen pour servir notre cause.
Le ‘tout, tout de suite’ et le ‘toujours plus’ du monde sont une gangue dont nous nous libérons difficilement, même sur ces rivages que nous nommons rapidement et impudemment ceux de Dieu.
Seigneur, tu nous invites à cesser à faire du bruit avec ce moi, moi, moi je. Si nous changions ce ‘M’ en ‘F’ cela donnerait foi, foi, et non moi, moi.
La foi naît d’une rencontre.
L’évangile fait entendre ce matin la crispation et l’insatisfaction d’un père reprochant aux disciples de n’être pas parvenus à guérir son fils. L’obligation de résultat est étrangère à la foi, sommet de gratuité.
Je n’oublie pas ce médecin croisé au moment où il sortait de la chambre d’une malade au plus mal.
Me voyant, il me dit : faites le miracle. Je m’arrête et lui dis : ce miracle, vous l’avez déjà fait.
Une vraie rencontre se propose à notre commune liberté. En quoi ai-je fait – me dit-il un miracle, je suis agnostique. J’évoque alors son humanité qui apaisa la souffrance de sa patiente. Je vis de la buée dans ses yeux. Vous lui avez donné, lui dis-je, des raisons d’espérer.
Quand nous ne comprenons plus au point que surgit sur nos lèvres : Père, pourquoi, Il nous reste encore l’accompagnement de la ‘petite fille espérance’ (Péguy).
Cette espérance transporte ; elle sait nous rejoindre avec une infinie discrétion, mais aussi quelle force ; elle suggère que nos mains ne se ferment pas pour ne pas être des poings.
Oui, quelque chose d’intérieur s’éveille, s’ouvre. Là où l’on espère, une part de soi-même, fut-elle la plus oubliée, surgit. Un possible se propose à notre histoire.
Mes premiers mots s’interrogeaient avec surprise sur le ton de Jésus. Il nous dit ce matin avec vivacité qu’aux heures où l’acte de croire est plus difficile, nous pouvons espérer. Regardons : que de signes offerts, nous témoignant de sa divine tendresse.
Donne-nous Seigneur de l’accueillir, de la recueillir.
 

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