"Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l'argent ..." (Lc 16, 9-15)

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Prière du matin

samedi 10 novembre à 5h45

Durée émission : 5 min

"Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l'argent ..." (Lc 16, 9-15)

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"Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?"

Méditation de l'évangile (Lc 16, 9-15) par le pasteur Nicole Fabre


Chant final : "Jésus, j'ai confiance en toi" de la Communauté de l'Emmanuel

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
    « Moi, je vous le dis :
Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête,
afin que, le jour où il ne sera plus là,
ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
    Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose
est digne de confiance aussi dans une grande.
Celui qui est malhonnête dans la moindre chose
est malhonnête aussi dans une grande.
    Si vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête,
qui vous confiera le bien véritable ?
    Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance,
ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
    Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
ou bien il haïra l’un et aimera l’autre,
ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

    Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens,
eux qui aimaient l’argent,
tournaient Jésus en dérision.
    Il leur dit alors :
« Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes
aux yeux des gens,
mais Dieu connaît vos cœurs ;
en effet, ce qui est prestigieux pour les gens
est une chose abominable aux yeux de Dieu. »

Source : AELF
 

Méditation Pasteur Nicole Fabre

Nous arrive-t-il - intérieurement bien sûr ! – de tourner Jésus en dérision, comme dit le texte ? Car, avouons qu’en écoutons ce passage, il y a de quoi être dérouté. Nous sommes appelés à nous faire des amis, tisser un maximum de lien avec l’argent qui d’emblée est qualifié de malhonnête. Et juste à la suite, nous entendons : Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. C’est quoi la malhonnêteté dans ce passage ? A quoi sommes-nous appelés ? A la lumière de la parabole quia précédé, il me semble que la malhonnêteté est de vivre comme si nous méritions les biens dont nous usons quotidiennement et comme si nous étions à la hauteur de ces dons : notre argent, notre vie, notre santé, nos talents. Si nous en avons beaucoup, tant mieux. Si d’autres n’en ont pas beaucoup, tant pis. C’est comme cela. Il n’y a pas pire malhonnêteté. Tout ce que nous avons nous a été, au départ, donné. Tout. Y compris l’argent. Le travail d’autrui y a contribué. Aux yeux de Dieu, il ne m’appartient pas. Je vis, nous vivons à crédit de Dieu, des autres. L’honnêteté, pour Dieu, est alors de faire circuler ces dons, de les partager avec reconnaissance et joie. Etre débiteurs n’est pas déshonorant pour Lui, car lui donne sans calcul et sans retour. Faire comme si nous n’étions pas tous débiteurs les uns des autres et de Dieu, là, oui, il y a danger extrême de sortir de la fraternité, de sortir du lien à Dieu, de sortir de la vie. « Si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, qui vous donnera ce qui vous revient ? ». Or ce qui nous revient, ce n’est ni plus, ni moins, c’est la présence même de Dieu, confiant sa vie en nos mains, en nos vies.

Père, que ton règne vienne en nous, aujourd’hui.
 

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