Soeur Bernadette Moriau, la 70ème miraculée de Lourdes

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mardi 13 février à 7h18

Durée émission : 7 min

Soeur Bernadette Moriau, la 70ème miraculée de Lourdes

© Capture d'écran YouTube Diocèse de Beauvais, Noyon et Senlis

Atteinte d’une grave invalidité et alors âgée de 69 ans, Sœur Bernadette Moriau avait recouvré, en 2008, toutes ses facultés physiques après un pèlerinage à Lourdes.

Dimanche, cette guérison a été reconnue "comme miraculeuse" par l’évêque de Beauvais, Mgr Benoit-Gonin. La guérison de Sœur Bernadette Moriau en 2008 reste "inexpliquée, dans l’état actuel des connaissances scientifiques", selon le Comité médical international de Lourdes. Mgr Jacques Benoit-Gonin a quant à lui déclaré le caractère “prodigieux-miraculeux” et la valeur de “signe divin” de cette guérison.
 

 

Il s'agit du 70ème miracle survenu dans la cité mariale en 160 ans, sur environ 7 200 guérisons. Le précédent cas survenu à Lourdes remonte à 1989 avec la guérison d’une Italienne victime de graves crises d’hypertension. Un miracle reconnu en 2013. On mesure ainsi mieux la rareté de l’annonce qui a été faite dimanche matin, à Lourdes par Mgr Nicolas Brouwet, l'évêque du sanctuaire.

Une maladie invalidante dès l'âge de 27 ans

 Sœur Bernadette Moriau, est née dans le Nord en 1939. Elle est entrée à 19 ans au couvent dans une congrégation de franciscaines. Elle devient ensuite infirmière en 1965. En 1966, elle ressent des douleurs lombo-sciatiques, à 27 ans. Un syndrome dit de la queue de cheval qui touche le bas de la colonne vertébrale, avec une évolution invalidante. Malgré quatre interventions chirurgicales, les douleurs l’empêchent d’exercer son métier et de marcher normalement.
 
En juillet 2008, elle participe au pèlerinage à Lourdes de son diocèse et reçoit le sacrement des malades. Un pèlerinage qui la marque tout particulièrement. A son retour en Picardie, à Bresle, le 11 juillet 2008. à l’issue de l’Adoration, Sœur Bernadette ressent alors une sensation inhabituelle. Sœur Bernadette Moriau interrompt le jour même tous ses traitements notamment la morphine qu’elle prenait à forte dose contre ses douleurs sans ressentir de manque.
 

 

Une guérison inexpliquée pour le corps médical

Le lendemain, elle va voir son médecin traitant puis les spécialistes qu’elles consultaient. Tous constatent sa guérison. Va s’engager une nouvelle procédure devant le bureau des constatations médicales à Lourdes qui réunit des dizaines de praticiens. C’est une vraie enquête de médecine ou l’on reprend tout le dossier de la patiente avec des critères bien précis comme le rappelle le Dr Alessandro de Franciscis responsable du bureau des constatations de Lourdes.
 
En novembre 2016, lors de sa réunion annuelle dans la cité mariale, le Comité médical international de Lourdes confirme  "la guérison inexpliquée, dans l’état actuel des connaissances scientifiques". Une fois le volet médical clos sur ces conclusions, c’est au tour de l’Eglise de se pencher sur ce cas. Mgr Jacques Benoit-Gonin, évêque de Beauvais, forme alors une commission diocésaine pour évaluer la nature miraculeuse de cette guérison.
 
Aujourd’hui, Sœur Bernadette se porte toujours aussi bien et poursuit sa mission à Bresle en toute modestie. A noter que le 4 mars prochain, aura lieu une messe d'action de grâce, à 10h30 en l'église de Bresle, dans l'Oise.

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