"Tout homme qui se met en colère contre son frère devra se ..." (Mt 5, 20 - 26)

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Prière du matin

jeudi 13 juin à 5h45

Durée émission : 5 min

"Tout homme qui se met en colère contre son frère devra se ..." (Mt 5, 20 - 26)

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"Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement"

Méditation de l'évangile (Mt 5,20 - 25) par le père François Lestang

Chant Final : "La loi du Seigneur redonne vie (ps 18)" par les frères de SAINT-JEAN

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Source : AELF
 

Méditation Père François Lestang

Tant que tu es en chemin avec lui ». Lorsqu’on a perdu un être cher prématurément, ces paroles de Jésus prennent un autre poids. Non, ce n’était pas mon adversaire, c’était au contraire quelqu’un que j’aimais. En y repensant, je me rends compte que je n’ai pas profité du chemin ensemble pour lui exprimer mon amour : il y a tant de paroles ou de gestes que j’aurais aimé avoir posés envers celui qui n’est plus là, sur la route avec moi. Restent l’absence, la douleur, la tristesse. Reste aussi la certitude de foi que, pour ceux qui sont morts dans le Christ, la vie ne s’arrête pas à notre existence terrestre, et que viendra un jour où, comme Dieu voudra, nous pourrons nous retrouver.
Mais Jésus va plus loin que de nous rappeler qu’il faut être vigilant à ceux que nous aimons, puisqu’il nous parle de nos ennemis, de ceux qui ne nous aiment pas, et que peut-être nous n’aimons pas non plus. En effet, nous sommes capables de nous mettre en colère contre eux, voire de les insulter ou de mal parler d’eux. C’est mon frère, ma sœur, et c’est mon pire ennemi ! Quelle tristesse !
Suffirait-il alors de prier pour eux, de tout cœur, à l’abri d’une chapelle ou d’un oratoire ? Ce n’est pas ce que Jésus demande, mais au contraire de risquer une main, un regard, une parole, « tant que nous sommes en chemin ». N’est-ce pas finalement ce que lui-même a fait ? Il a quitté l’intimité avec son Père, et il est venu cheminer au milieu des hommes, sans attendre qu’ils soient dans de bonnes dispositions. Certains ont été touchés, changés, convertis à l’amour, par celui qui est venu sur nos chemins, qui est venu faire route avec nous.
Dieu notre Père, en ce matin je me confie à toi, pour que ton règne vienne dans mes relations les plus difficiles, pour que je puisse demander et apporter le pardon, et que je sois vigilant, « tant que nous sommes en chemin 

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