Trois Français parmi les futurs nouveaux saints et bienheureux

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jeudi 28 mai à 7h52

Durée émission : 3 min

Trois Français parmi les futurs nouveaux saints et bienheureux

© Wikipédia- Portrait de Pauline Jaricot- église Saint-Nizier de Lyon

Le Vatican a annoncé hier la canonisation de trois nouveaux saints et la béatification de huit nouveaux bienheureux. Parmi eux: Charles de Foucauld et Pauline Jaricot.

Le bienheureux Charles de Foucauld : "MON PERE, je m'abandonne à toi"

Charles de Foucauld a inspiré douze congrégations religieuses et huit associations de vie spirituelle. Mais rien ne laissait envisager une telle fécondité. Né en 1858 à Strasbourg, pendant le Second Empire, il entre à Saint Cyr et devient officier. Au cours de ses études, Charles de Foucauld perd progressivement la foi et mène une vie frivole, en dilapidant la fortune familiale. Sa conversion est fulgurante lors d’un voyage au Maroc. Il est bouleversé par les musulmans qui vivent selon lui dans "dans la continuelle présence de Dieu" . A son retour en France, il renoue avec la foi chrétienne et devient trappiste. Charles de Foucauld est ordonné prêtre en 1901 en France, rejoint ensuite l’Algérie, d’abord à Béni-Abbès puis, à partir de 1905, à Tamanrasset. Il y vit en ermite dans le désert et se lie d’amitié avec les Touaregs. Il meurt le 1er décembre 1916, victime d’un coup de feu tiré par un bédouin. On lui doit cette prière : "Mon père je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. "

Pauline Jaricot : "mon cloître, c'est le monde"

Une femme, laïque, lyonnaise.  C’est la fondatrice en 1822 de l’Œuvre pour la propagation de la foi, appelée aujourd’hui les Œuvres pontificales missionnaires. Pauline Jaricot est née en 1799 dans une famille lyonnaise. Elle mène elle aussi une vie assez frivole, jusqu’à une conversion fulgurante à l’âge de 17 ans. Elle consacre alors sa vie à Dieu par un vœu solennel dans la chapelle de la Vierge de Fourvière à Lyon. Elle crée le Rosaire vivant, une chaine de prière qui existe encore. Elle a en particulier le souci de l’évangélisation et le soutien des missionnaires. En 1822, elle fonde donc l’Œuvre de propagation de la foi : chaque donateur s’engage à en convaincre dix autres, qui feront de même à leur tour. Très rapidement, le mouvement prend de l’ampleur et devient international. On doit à Pauline Jaricot ces mots : "Je suis faite pour aimer et agir, mon cloître c’est le monde."

César de Bus :  "je gravirai les sentiers abrupts qui mènent au salut"

L’autre français de la liste c’est le bienheureux César de Bus qui a vécu au 16ème siècle, le fondateur de la congrégation des Pères de la Doctrine chrétienne. Originaire de Cavaillon, il s'engage jeune dans la confrérie des Pénitents Noirs de la ville, dont le but est  de soutenir, nourrir et encourager la vie chrétienne de ses membres, mais aussi de les consacrer à des œuvres de miséricorde. Soldat dans les milices catholiques, il connaît ensuite une période d'égarement spirituel et se rend à la Cour à Paris où il suscite beaucoup d'admiration. Il vit ensuite une conversion, résolu à changer de vie : " J’ai abusé des grâces de Dieu et je ne veux pas être ingrat envers sa miséricorde disposée à me pardonner. Je passerai par la porte étroite et je gravirai les sentiers abrupts qui mènent au salut !" Il devient prêtre à 38 ans et reçoit la grâce du don des larmes.

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Etienne Pépin

Etienne Pépin est rédacteur en chef Actualités.