Trois questions à ... André Goretti

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mercredi 26 juin à 6h41

Durée émission : 4 min

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© PHILIPPE LOPEZ AFP

​Les pompiers sont exaspérés. Pour se faire entendre, ils ont décidé d’écrire à Christophe Castaner. Objectif : faire pression sur le gouvernement.

Le système de secours en France est à bout de souffle. Et ce sont les pompiers qui tirent la sonnette d’alarme. Ils viennent d’adresser une lettre à leur ministre de tutelle, Christophe Castaner, pour dénoncer une situation qu’ils jugent inquiétante. Ils dénoncent un manque de moyens criant qui met aussi bien en danger les personnes secourues que les soldats du feu, les appels inutiles, et la réforme du statut des fonctionnaires, entre autres griefs.
 

Les syndicats de sapeurs-pompiers ont déposé un préavis de grève à partir de mercredi 26 juin, et cela jusqu’au 31 août. Pour quelle raison ?

"C’est l’expression d’un ras-le-bol général qui remonte à quelques années. C’est surtout l’expression d’une problématique qui intéresse les sapeurs-pompiers, l’exercice de leur mission. Les services de l’Etat n’assumant plus leurs prérogatives, ils nous obligent à assurer des interventions qui ne relèvent pas des missions de sapeurs-pompiers" explique André Goretti, président national et départemental de la fédération autonome des sapeurs-pompiers et des personnels administratifs.
 

Et dans ce contexte tendu, vous dénoncez un manque d’écoute de la part du gouvernement.

"Tout à fait. Le gouvernement n’a pas répondu à notre sollicitation. Nous avons rencontré le ministre Castaner au mois de mars, et depuis, plus de son, plus d’image. Ils tiennent parfois des propos odieux vis-à-vis de notre corporation, ce qui n’est pas du tout acceptable. Nous estimons à juste titre que le système de secours français est malade, en effectifs et en moyens. Il faut que la population soit au courant. Cela fait quelques années que notre système est mis à mal. Et rien ne se fait" ajoute André Goretti.
 

Qu’attendez-vous aujourd’hui du ministre de l’Intérieur ?

"Nous attendons une mise à plat du système. Nous attendons un système qui sache répondre à toutes les demandes. Et que si on nous demande d’en faire plus, il faut que les moyens suivent aussi. Nous sommes les premiers acteurs de la chaîne de secours, mais aussi le dernier maillon face à la souffrance humaine. Et cela devient compliqué pour nous. Nous n’avons pas de moyens de réponse adaptés" conclut-il.
 
 

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Cédric Bonnefoy