"Tu es le Christ. Il fallait que le Fils de l’homme souffre" (Mc 8, 27-33)

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Prière du matin

jeudi 20 février à 5h45

Durée émission : 5 min

"Tu es le Christ. Il fallait que le Fils de l’homme souffre" (Mc 8, 27-33)

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"Tu es le Christ. Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup"

Méditation de l'évangile (Mc 8, 27- 33) par le pasteur Jean-Pierre Sternberger

Chant final: "Seigneur à quel autre" de Dan Luiten

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples,
vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe.
Chemin faisant, il interrogeait ses disciples :
« Au dire des gens, qui suis-je ? »
    Ils lui répondirent :
« Jean le Baptiste ;
pour d’autres, Élie ;
pour d’autres, un des prophètes. »
    Et lui les interrogeait :
« Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Pierre, prenant la parole, lui dit :
« Tu es le Christ. »
    Alors, il leur défendit vivement
de parler de lui à personne.
    Il commença à leur enseigner
qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup,
qu’il soit rejeté
par les anciens, les grands prêtres et les scribes,
qu’il soit tué,
et que, trois jours après, il ressuscite.
    Jésus disait cette parole ouvertement.
Pierre, le prenant à part,
se mit à lui faire de vifs reproches.
    Mais Jésus se retourna
et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre :
« Passe derrière moi, Satan !
Tes pensées ne sont pas celles de Dieu,
mais celles des hommes. »
 
Source : AELF

Méditation du Pasteur J.P. Sternberger 

Comme à l'aveugle hier, Jésus pose des questions. "que vois-tu ?", "que dit-on de moi ?" "qui dites-vous que je suis ?"
Il ne dit pas "qui croyez-vous que je suis ?" Il n'interroge pas la foi. Il demande les mots. il veut connaître les noms dont se servent les gens, les mots qu'on lui met sur le dos pour dire qui il serait, les chemins que l'ont prend pour pouvoir l'approcher. 
Pour croire en effet, il nous faut des mots, des mots, des histoires, des images, des notions, des concepts, des doctrines. Sinon tout reste flou. Tout reste flou et on finit par confondre les gens et les arbres, les montagnes et les nuages. Il faut des mots pour voir et bien distinguer. Mais sont-ils suffisants, ces mots, ces notions, ces doctrines ?
Aucun nom ne suffit, disent certains, qui taisent tout nom mais disent simplement hashem, le nom, et ajoutent : béni soit-il. 
Des noms, il en est cent, disent d'autres, mais ce ne sont que les cent premiers pour dire le puissant, le Miséricordieux. 
Et vous qui dites-vous ? Que dites-vous ? Comment le pensez-vous ? 
Les noms ce sont des sons teintés d'un peu de sens. Certains nous font du bien. Et d'autres, parfois les mêmes, peuvent mettre le feu aux buchers. Ils sont utiles pour nous comprendre ou néfastes pour nous diviser. Que dites-vous qu'il est ? 
Seigneur, parfois les mots nous trompent et nous nous trompons de mot. Dans l'au-delà du sens, reçois nos maladroites prières. Amen 
 

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