Un été chargé pour les sapeurs-pompiers de France

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L'invité de la rédaction

vendredi 26 juillet 2019 à 8h10

Durée émission : 7 min

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© PHILIPPE LOPEZ AFP

Les sapeurs-pompiers sont en alerte rouge. Les accidents de noyade, la canicule ou encore les feux de forêt multiplient leurs interventions et demandent une vigilance encore plus importante.

Un été sous tension qui s’inscrit dans un contexte global de grève des sapeurs-pompiers et de difficultés sur le plan des moyens et des effectifs. Ils dénoncent aujourd’hui leurs conditions de travail. Face à cela, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, parlait cette semaine de plus de 3.200 hectares de forêt partis en fumée depuis le début de l’été, soit plus de la totalité de ce qui avait brûlé l’an dernier.

"On est au niveau de référence par rapport il y a deux ans. Et on sait pertinemment que s’il y a un gros coup de vent, le taux d’humidité des végétaux va chuter, et l’on aura des feux bien plus importants" explique le colonel Hugues Deregnaucourt, directeur du SDIS de l’Ain.
Outre les feux de forêt, les pompiers font face eux-aussi aux vagues de canicule. Mercredi, 20 départements étaient placés en alerte rouge. Ce qui a un impact direct sur les interventions des pompiers. "Un nombre d’appel qui augmente fortement. Il faut que nos opérateurs dans les centres d’appel puissent appréhender le sujet. Cela suppose aussi une réponse opérationnelle qui s’amplifie. Ce sont des interventions que l’on ne fait pas forcément en temps normal : détresse respiratoire, personnes âgées, tout ce qui touche à ces pathologies-là. D’habitude ce sont des choses traitées par les personnes proches. Là on fait appel aux sapeurs-pompiers" précise-t-il.

En ce moment, des grèves de sapeurs-pompiers sont en cours en France. Les agressions de sapeurs-pompiers ont augmenté de 23% entre 2016 et 2017. Un contexte difficile. "Les sapeurs-pompiers de France sont le premier ou le dernier rempart derrière lequel on se réfugie. On a un maillage territorial de plus de 8.000 centres de secours. 240.000 sapeurs-pompiers répondent à diverses sollicitations. C’est là que ça évolue. Notre métier est en train de changer. Notre activité a augmenté de plus de 30%. Et les incivilités ne sont pas acceptables. Une grève nationale, par rapport à ces missions qui évoluent, sans que les moyens augmentent, fait qu’il y a un sentiment de perte de sens de la part de plusieurs sapeurs-pompiers" conclut.

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