Une mobilisation nationale réussie contre le projet de loi bioéthique

Présentée par PR-23993

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La chronique AFC

mardi 13 octobre à 6h55

Durée émission : 3 min

Une mobilisation nationale réussie contre le projet de loi bioéthique

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Pascale Morinière fait le bilan des manifestations organisées samedi dans toute la France contre le projet de loi bioéthique à l'appel du collectif Marchons Enfants.

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Les 22 associations de ce collectif dont les plus importantes sont les AFC, Vita et LMPT ont organisé des mobilisations dans 60 villes. Cortèges ou manifestations de quelques centaines à plusieurs milliers de participants, il s’agissait de la 4eme mobilisation nationale réussie contre l’ensemble du projet de loi de bioéthique.

Le texte a été aggravé par rapport à sa première lecture, il y a 1 an. Il comporte en plus la possibilité de faire des chimères animal-homme, des embryons transgéniques, c’est-à-dire avec un mélange de gènes humains ; la possibilité de fabriquer des bébés médicaments ; et enfin de réaliser des avortements jusqu’au terme de la grossesse en cas de « détresse psycho sociale » de la mère. L’absence de définition précise de ce terme ouvrirait la porte à tous les abus.

Cette mobilisation voulait exprimer que de partout en France, et jusqu’en Martinique, la conscience des Français s’insurge devant ces transgressions majeures. Cette loi est faite par les parlementaires mais elle est rendue possible par l’indifférence de nombreux Français. Manifester sert à réveiller l’opinion publique. Voulons-nous de cette société-là ?

La loi est bien plus large que l'ouverture à la PMA pour toutes. La philosophe Sylviane Agacinski va jusqu’à utiliser les termes très forts de « marché de la chair » qui serait organisé par la loi. La « PMA pour toutes », c’est-à-dire excluant le père entraine des conséquences majeures en matière de filiation, de place du père, de commerce de gamètes et d’ouverture à la GPA.

l me semble aussi que la proposition de loi de la députée Gaillot votée en 1ère lecture jeudi dernier donne un éclairage sur ce qui est à l’œuvre.  Ce texte veut faire passer le délai de l’IVG de 12 à 14 semaines. Dans le même temps, le planning familial réclame d’aller plus loin et de supprimer tout délai pour l’IVG. Il y a dans une certaine frange idéologue un désir de toute puissance avec une chosification très inquiétante de la personne humaine.

Les AFC appellent toutes les personnes de bonne volonté à s’intéresser à ce qui se met en place et à écrire à leurs élus, députés et sénateurs, pour demander la suspension de ce projet de loi.

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