Vendée Globe: "La vie à bord n’est pas toujours facile", selon Armel Le Cléac'h

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Le Grand Invité

vendredi 20 novembre à 8h10

Durée émission : 12 min

Vendée Globe: "La vie à bord n’est pas toujours facile", selon Armel Le Cléac'h

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Le skipper n'était pas au départ du Vendée Globe cette année mais il en est le dernier vainqueur. Il raconte la course depuis l'intérieur.

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Il n’a pas pris la mer pour cette édition du Vendée Globe mais connaît cette course presque par cœur. Et pour cause : Armel Le Cléac'h en est le dernier vainqueur et le détenteur du record du temps de parcours. Le skipper raconte, depuis la Terre, cette course emblématique. 

Les marins ont quitté les Sables-d’Olonne depuis onze jours, dans un ambiance particulière, sans public sur le chenal à cause du Covid-19. Quelques jours après, une tempête a compliqué la course. Et, enfin, depuis quelques jours, "on voit des marins qui prennent du plaisir à raconter leur vie à bord", sourit Armel Le Cléac'h.

Les skippers sont désormais en train de franchir l’équateur pour passer à l’hémisphère sud. "C’est un point de passage symbolique. Dans l’histoire de la marine à voile, il y a une tradition de faire un bizutage de ceux qui passaient la ligne pour la première fois", raconte Armel Le Cléac'h. Toutefois, "il n’y a pas de changement notable, ça permet juste d’avoir un temps de référence sur le parcours", explique-t-il.

Les difficultés de la mer

Les bateaux sont de plus en plus performants grâce à la technologie. Ils sont aussi de plus en plus rapides, ce qui "induit bien sûr du bruit supplémentaire. La vie à bord n’est pas toujours facile pour vivre, manger, dormir. Mais ça fait partie de l’évolution de ces machines", assure le skipper. 

Ces technologies sécurisent les marins face aux suprises que peut réserver la mer. Parmi elles, il peut y avoir des "OFNI", des objets flottants non identifiés, comme des déchets et des animaux que les bateaux peuvent heurter. "Il existe des systèmes pour éviter ce genre d’impact avec des caméras thermiques qui sont en tête de mât. Sous la coque du bateau on a un sonar qui va émettre des sons pour prévenir les mammifères marins", explique le skipper.

GARDER LE LIEN AVEC LA TERRE

S’ils font leur courses en solitaire, "chaque marin est en contact avec la Terre, avec son équipe", explique Armel Le Cléac'h. Ils peuvent communiquer pour des questions techniques, de gestion du bateau mais aussi sur la santé du marin. "Il y a aussi la relation avec sa famille qui est importante. Avoir des petits messages de temps en temps, ça permet aussi au marin de garder le moral", confie-t-il.

Certains déplorent ces nouvelles technologies, à l’instar de Denis Horeau, l’ancien patron du Vendée Globe, qui estimait sur notre antenne qu’elles avaient tendance à "isoler les skippers"Armel Le Cléac'h pense lui au contraire que les sons et les vidéos permettent de "suivre l’évolution des marins", alors que la popularité de la course est grandissante. "C’est important de pouvoir montrer, raconter", conclut le marin, qui se prépare pour la Route du Rhum de 2022, une course entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre en Guadeloupe.

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