Violences

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Regard politique

mercredi 25 septembre à 7h20

Durée émission : 3 min

Regard politique

​Le week-end dernier à Paris l’a prouvé : les violences s’installent largement dans les cortèges.

D’est en ouest, Paris a vécu un samedi marqué par la multiplication d’incidents violents qui ont accompagné les manifestations organisées ce jour-là dans la capitale. Rien que de très banal, jugent déjà certains. Au 45e acte de mobilisation des gilets jaunes, cette accoutumance ou ce fatalisme pourraient être destructeurs pour le droit à manifester. En servant de prétexte commode à un encadrement encore renforcé des cortèges. Au bout du bout, il serait ainsi possible de priver le droit de manifester – une liberté fondamentale – de sa portée.
 

Il y a quelques effets secondaires des violences 

Ce premier point n’épuise pas le débat. Devant des vitrines cassées, des barricades incendiées, des charges de police musclées, des organisations comme Greenpeace ou Youth for Climate, partenaires de la marche pour le climat, ont appelé samedi à quitter la manifestation. Les « black blocs », fauteurs du trouble initial, avaient atteint leur objectif : en instillant le chaos dans le cortège, ils rendaient plus périlleuse l’expression citoyenne de l’urgence climatique.

En démocratie, le manche de pioche ou la matraque sont exclus comme arguments. Une logique comparable s’est déployée en soirée près des Champs-Élysées où une queue de comète de gilets jaunes, mais cette fois sans gilets, a tenté de se frayer un chemin avant d’être écartée par les forces de l’ordre.

Aux partisans des débordements violents, faut-il rappeler que la démocratie prétend éviter la guerre de tous contre tous ? Mais prétend – par la confrontation pacifique des idées – inventer l’avenir.
En son sein, la baston restera une impasse.
 

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Le mercredi à 7h20

La vie politique sous le regard de François Ernenwein.

Le présentateur

François Ernenwein

François Ernenwein est rédacteur en chef au quotidien La Croix.