"Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29-34)

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Prière du matin

dimanche 19 janvier à 5h45

Durée émission : 5 min

"Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29-34)

© benny-jackson-UNSPLASH

"Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde"

Méditation de l'évangile (Jn 1, 29-34) par le Père Nicolas de Boccard

Chant final : "Voici l'Agneau"' des moines de l'Abbaye d'En-Calcat

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

    En ce temps-là,
    voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
    c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
    Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
    Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
    Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
    Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

Source : AELF
 

Méditation Père Nicolas de Boccard 

Quelle humilité, quelle pauvreté chez Jean-le-Baptiste, tout son être est fonction d’un Autre, annonce cet Autre et témoigne de Lui. Il nous révèle que notre vocation première c’est d’être à sa suite un témoin ; témoin d’un Autre : « Voici l’Agneau de Dieu ; l’homme qui vient derrière moi et passé devant moi, car avant moi il était ». Quelle sagesse, frères et sœurs, Jean-le-Baptiste a compris cette richesse de la pauvreté. Il ne fait pas de son être, de sa vie un monde clos et suffisant ; au contraire, il reconnait et affirme sa dépendance : « moi j’ai vu et je rends témoignage, c’est Lui le Fils de Dieu » et « si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël ».
Aujourd’hui, l’indépendance est plutôt une qualité, comme l’autonomie. Mais ces valeurs viennent aussi avec leurs corollaires : la solitude, l’indifférence, le mépris et l’égoïsme qui nous enferme sur nous-même et dans les biens temporels. La pauvreté, c’est accepter de dépendre des autres et du tout Autre : le Christ. Etre pauvre c’est espérer, c’est attendre, c’est faire confiance, c’est partager, donner, pardonner. Pour être pauvre, il faut accepter de ne pas tout maitriser, décider et commander, ne pas faire de soi le centre du monde, il faut s’abandonner. La pauvreté, c’est le langage de l’amour qui fait de toute vie une vie de don, de générosité et de charité. Comme l’écrivait Saint Irénée : « ce n’est pas toi qui crée Dieu, c’est Lui qui te façonne ».
Jésus vient nous sauver, et d’abord de nous-même, de nos fausses richesses et certitudes. Viens nous apprendre la pauvreté, en nous décentrant de nous-mêmes. Creuse en nous cette soif de Toi. Soyons des pauvres face au Grand Pauvre : le Christ qui vient nous révéler son incroyable amour par le visage d’un enfant. Dieu creuse en nous–même une attente éternelle.
 

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