Ce que Vatican II a changé dans les relations entre juifs et catholiques

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Dialogue

jeudi 25 février 2016 à 16h00

Durée émission : 25 min

Ce que Vatican II a changé dans les relations entre juifs et catholiques

Accusés de déicide depuis le IVème siècle, les juifs retrouvent avec Vatican II une vraie place dans le regard de l’Église. Marie-Françoise Tinel reçoit le père Jean Dujardin.

Avant Vatican II, depuis la séparation entre juifs et chrétiens, l'Eglise ne s'était jamais penchée sur les liens théologiques entre le judaïsme et le catholicisme. Par ailleurs, les juifs ont été très tôt accusés de déicides, accusation devenue ferme dès le IVè siècle. Et n'ayant pas reconnu le Messie en Jésus, s'était peu à peu répandue l'idée que leur héritage leur était perdu, ainsi que leur vocation. On a pensé dans l'Eglise que les juifs ne savaient pas lire leurs propres écritures, explique le père Jean Dujardin. "Un jugement moral extrêmement sévère", précise-t-il. Lors du concile Vatican II il s'est produit "comme un dévoilement". Le père Jean Dujardin raconte que l'on a lu les Ercritures "avec un regard neuf".

Le pape Jean-Paul était très sensible au fait que Jésus était juif. Le souverain pontife aurait déclaré à peu près en ces termes: "Si vous coupez Jésus de ses racines juives vous rendez incompréhensible le mystère de l'Incarnation et vous en faites un météore incompréhensible dans l'histoire". Il signifiait combien on ne peut pas mesurer la personne même de Jésus si on le coupe de toute l'espérance du peuple d'Israël inscrite dans l'Ancien Testament.

Emission enregistrée en février 2013

 

Invités

  • P. Jean Dujardin, prêtre, secrétaire du Comité épiscopal français pour les relations avec le judaïsme de 1987 à 1999

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Mieux comprendre le monde, dans lequel nous sommes invités à vivre en chrétiens, grâce aux travaux des historiens, des sociologues et des artistes ainsi qu’à travers la réflexion philosophique. C'est ce que vous proposent Monserrata Vidal et Sarah Brunel.  

Le présentateur

Marie-Françoise Tinel

Marie-Françoise est bénévole au service de l'émission  Dialogue   depuis 2000. Après avoir été professeur de philosophie dans l'enseignement public, c’est pour elle « une façon passionnante de continuer à être « passeur » des travaux des chercheurs, au carrefour du culturel et du religieux ».