La Bible et le sens du travail

Présentée par UAB-7217

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B comme Bible

jeudi 25 août 2016 à 21h00

Durée émission : 55 min

La Bible et le sens du travail

© pixabay

Pour B comme Bible, Françoise Mési, pasteure de l'Eglise Protestante Unie de France, nous propose une lecture actuelle de la Bilble: que nous dit-elle de la création de l'homme, du travail de Dieu sur l'homme et du travail de l'homme sous le regard de Dieu?

Le Seigneur Dieu dit ensuite à la femme : « Je multiplierai la peine de tes grossesses ; c’est dans la peine que tu enfanteras des fils. Ton désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi. » Il dit enfin à l’homme : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé le fruit de l’arbre que je t’avais interdit de manger : maudit soit le sol à cause de toi ! C’est dans la peine que tu en tireras ta nourriture, tous les jours de ta vie. (Gn, 3, 16-17)

 

Ces versets de la Bible ont pu nous faire croire que le pénible labeur est une conséquence du péché. Punis pour leur désobéissance, l'homme et la femme seraient désormais condamnés au travail - un terme que l'on utilise d'ailleurs pour parler des dernières heures avant l'accouchement. Pour François Mesi le travail devient péché, c'est-à-dire non respect de la volonté de Dieu, quand il est mis au service d'un orgueil personnel, ou d'un appétit de l'argent.
 

"Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme." (Gn, 1, 27)

 

Dans la Genèse, on perçoit une nette tension entre l'homme "créé à l'image de Dieu" et d'un homme qui veut être "comme des dieux" (Gn, 3, 5). Pour Françoise Mesi, le sens du travail est un nécessaire équilibre entre la puissance créatrice de l'homme qui le rapproche d'un dieu et sa mission au service de la création. Elle parle même de "dynamique", d'équillibre "tout le temps à reconstruire" entre une position de domination et de service de la création.Elle explique que dans la Genèse, ce "très beau" récit mythique, le travail de Dieu c'est de créer en nommant. "Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut" (Gn, 1, 3). Un bel exemple de la fonction performative de l'acte de langage. Le texte en effet qu'en donnant un nom aux choses, Dieu les sépare du chaos et les fait exister. De la même façon le travail de l'homme a cette fonction performative, en quelque sorte, puisqu'il fait advenir une réalité.

Invités

  • Françoise Mesi, pasteure de l'Eglise Protestante Unie de France en Bresse-Bugey-Dombes

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L'émission

B comme Bible, c'est La Saga de la Bible en version longue ! Ouvrons la Bible avec Natacha Vessière-Gérard et son invité. Laissons-nous conduire au fil des pages du Livre.  

Le présentateur

Natacha Vessière-Gérard

Après des études de philosophie, des recherches sur la foi chez Kierkegaard, Natacha a enseigné les Sciences Humaines et Sociales. Journaliste à RCF depuis 2009, elle aime que la philosophie soit mise au service de l’existence de chacun car selon l’adage cartésien : « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ! »