1er dimanche de l'Avent : pourquoi installer une crèche de Noël chez soi ?

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Le b.a.-ba du christianisme

jeudi 29 décembre 2016 à 16h00

Durée émission : 25 min

Le b.a.-ba du christianisme

© ImageCIRIC - Fr. Jean-Pierre Brice Olivier

Du premier dimanche de l'Avent à la fête de la présentation de Jésus au Temple (le 2 février) les chrétiens ont installe une crèche chez soi. Et se recueillent devant les personnages.

"Dieu est venu dans notre monde pour que l'on n'ait plus peur de lui." La crèche que l'on installe chez soi au moment de Noël joue ce rôle-là, de rendre le Christ proche de nous. Du premier dimanche de l'Avent à la fête de la présentation de Jésus au Temple, le 2 février, on peut se recueillir devant les personnages. Tous sont porteurs d'un message, celui de la Bonne Nouvelle du christianisme.
 

On ne se représente pas assez l'abaissement vertigineux d'un Dieu qui se retrouve "sur la paille d'une étape qui sent la bouse"

 

Jésus, L'humilité d'un Dieu qui se fait homme

"Tout d'un coup Dieu décide de devenir un homme, il décide de venir habiter chez les hommes." Ce que dit la crèche va bien au-delà de l'image gentille et bucolique consacrée par les santons. Dans les Évangiles, on lit que Marie et Joseph sont rejetés des hotelleries et c'est dans une étable que Marie accouche. Pour le dominicain, c'est déjà un signe, "qu'il n'y ait pas de place pour Dieu dans ce monde." Jésus est emmailloté et placé dans une mangeoire: là aussi c'est symbolique.

 



 

Marie, servante de Dieu

La Vierge est toujours représentée dans une attitude très humble devant le mystère qui est devant elle. Difficile pour nous d'imaginer ce qu'elle a ressenti, ce qui est sûr, pour le dominicain, c'est qu'elle était libre. "Marie aurait pu dire non." Pétrie de la tradition juive, "elle aide Dieu dans son plan pour sauver l'humanité".
 

Joseph, infiniment discret

Joseph est le père adoptif de Jésus. "Un homme infiniment discret alors qu'il a un rôle très important." Tantôt représenté debout, "comme un gardien qui veille sur l'enfant", tantôt assis, "en train de réfléchir avec tous ces événements".
 

L'âne et le bœuf

... Et l'odeur. On ne se représente pas assez l'abaissement vertigineux d'un Dieu qui se retrouve "sur la paille d'une étape qui sent la bouse". Fr. Jean-Pierre Brice Olivier observe que "tout au long de sa vie, Jésus ne sera ni écœuré, ni gêné, ni dérangé par aucune mauvaise odeur humaine." Lui qui a touché des lépreux et guérit tant de malades, jusqu'à s'être approché de Lazare, mort depuis plusieurs jours.

 

Émission enregistrée en décembre 2016

 

Invités

  • Frère Jean-Pierre Brice Olivier , dominicain

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"Le b.a-ba du christianisme" ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le christianisme sans jamais oser le (re)demander… Dans le souci de s’adresser au plus grand nombre et avec curiosité, Mathilde Hauvy sollicite théologiens et biblistes pour un échange enthousiaste.