[Dossier] Les sacrements, où Dieu donne sa force de vie

Les sacrements - il y en a sept dans l'Église catholique - sont des "canaux de grâce, explique le P. Antoni, "où Dieu donne sa force de vie, d'amour, cette certitude d'être fils et fille de Dieu."

L'ordination, le mariage, le sacrement de réconciliation, le baptême, l'eucharistie, la confirmation et l'onction des malades constituent les sept sacrements de l'Église catholique.
 

[ET AUSSI] Redécouvrir le sacrement de réconciliation
Un dossier en cinq étapes pour redécouvrir la confession. Fortement encouragé par le pape François lors de l'Année de la Miséricorde, le sacrement de réconciliation est aujourd'hui redécouvert par un grand nombre de croyants.
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LES SACREMENTS | L'ordination ou le don total de sa vie à Dieu

Le b.a.-ba du christianisme

Ils sont prêtres, évêques ou diacres, et ils ont tous reçu le sacrement de l'ordre. Comment comprendre leur engagement? Quelles sont leurs missions spécifiques?

Moment marquant de la vie du prêtre, l'ordination est, chez les catholiques, un sacrement. Le mot "prêtre" désigne "celui qui a une forme de sagesse". Sa mission est de servir et guider l'assemblée des croyants.
 

"Être prêtre n'est pas un pouvoir, c'est une forme de consécration totale de sa vie pour le peuple"

 

À quoi s'engage le prêtre?

Chez les protestants, il n'y a qu'un seul prêtre, le Christ. Ainsi dit-on que le pasteur exerce un ministère, qui n'est d'ailleurs pas nécessairement permanent. Pour les orthodoxes, une forme de consécration, existe aussi, mais les popes, comme les pasteurs protestants, peuvent se marier.

"Prêtre" vient de "presbuteros" et signifie "ancien". Le mot désigne "celui qui a une forme de sagesse". Sa mission est de guider l'assemblée, de la servir par les sacrements et de la nourrir, c'est-à-dire de l'aider à grandir spirituellement. "Être prêtre n'est pas un pouvoir, c'est une forme de consécration totale de sa vie pour le peuple, c'est une vie complètement donnée." Les prêtres s'engagent à ne pas vivre en couple, "il y a un don complet de sa vie, de son corps au Seigneur".

 



 

Prêtre, diacre, évêque...

Les premiers ordonnés sont les évêques sont les successeurs des apôtres. C'est avec eux que comence l'histoire de l'ordination. "Ils sont signes de l'Église sur un territoire donné, explique le P. Antoni, les évêques ont la responsabilité d'une portion de l'Église." Puis, le nombre de chrétiens grandissant, les evêques se sont adjoint des collaborateurs, les prêtres.

Le diacre existe depuis plus longtemps que le prêtre. "Ce ne sont pas des sous-prêtres, c'est un ministère à part entière." Il existe deux sortes de diacres, le diacre ordonné en vue de la prêtrise et le diacre permanent. Celui-ci, marié ou non, s'engage à conserver le même état de vie après son ordination.

 

LES SACREMENTS | Le mariage, être signe de l'amour du Christ

LES SACREMENTS | Le mariage, être signe de l'amour du Christ

L'Église a une vision exigeante du mariage: l'amour que se portent les époux doit être inconditionnel et d'une fidélité absolue. À l'image de l'amour du Christ pour l'Église.

Alliance d'un homme et d'une femme unis par un même amour, le mariage est l'un des sept sacrements de l'Église catholique. Le sacrement du mariage est le sacrement de l'accompagnement de l'amour humain. Si la vision de l'Église est exigeante, elle s'appuie sur la Bible. Or, à aucun moment la Écritures font état d'un modèle de couple.
 

L'amour humain, nous dit l'Église, ne se suffit pas à lui-même: il doit être soutenu et éclairé par le Christ

 

pourquoi L'Église en a fait un sacrement

Il a fallu du temps - 1.000 ans, environ - pour que le mariage soit inscrit au septénaire, c'est-à-dire inscrit dans la liste des sacrements. "L'Église au peu résisté car il fallait donner une mission au couple, au nom du Christ", explique le P. Sébastien Antoni.

C'est que le mariage en soi n'est pas chrétien. Il existait bien avant le Christ. Contrat passé entre un homme et une femme, qui officialise leur union, il était bien souvent une promesse échangée dans l'intimité du couple, sans témoin. L'Église a voulu une romesse devant témoin, qu'elle puisse protéger le parti le plus faible. "Et il y a 1.000 ans, c'était la femme qui était la partie la plus faible."

 


 

un amour éclairé par le Christ

En déclarant que l'amour que se portent les époux est à l'image de l'amour du Christ pour l'Église, et de l'Église pour le Christ, "l'Église a mis la barre très haute", admet le P. Antoni. Les époux sont les signes pour  le monde de l'amour du Christ: c'est à dire un amour inconditionnel, d'une fidélité absolue et d'un engagement total. "C'est ce qui devrait être vécu pour un couple." Or on le sait, tous les couples vivent des phases difficiles.

À la différence de tous les autres sacrements, dans le mariage ce n'est pas le prêtre ou le diacre officiant qui délivre le sacrement. Ce sont les époux qui se le donnent l'un à l'autre. "L'Église considère que le mariage se vit et se fait dans l'échange de consentements du couple." Mais l'amour humain, nous dit l'Église, ne se suffit pas à lui-même: il doit être soutenu et éclairé par le Christ. Il ne s'agit pas juste de s'aimer l'un l'autre et d'ignorer le reste, le mariage chrétien donne au couple une mission. "Être agent de l'amour du Christ pour le monde."

 



 

Les couples de la Bible ne sont pas des modèles

"L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair." (Mt 19, 5)* Certes, l'idée de fonder une nouvelle famille, de ne faire plus qu'un est dans la Bible. Quand on regarde les personnages de la Bible, ce ne sont pourtant pas des modèles. Dans la Genèse, on voit Adam accuser Ève, plus tard c'est David qui trompe sa femme, son fils Salomon entretient plusieurs épouses... Même Joseph et Marie vivent une histoire compliquée. Il y a là quelque chose de rassurant, surtout si l'on se trouve non conforme à un soi-disant modèle chrétien.

 

*Source:AELF

 

LES SACREMENTS | Le sacrement de la réconciliation, retrouver l'amour de Dieu

Le b.a.-ba du christianisme

Dieu, qui n'est qu'amour, ne sait pas ce qu'est le péché. Le sacrement de la réconciliation c'est notre façon de répondre à la volonté de Dieu de nous aider, de nous aimer.

Lors de l'Année de la miséricorde, les catholiques ont redécouvert le sacrement de la réconciliation. Avec le sacrement des malades, il fait partie des sacrements dits de guérison, dans l'Église catholique. On a longtemps pointé du doigt une pratique jugée vieillotte ou qui entretenait un sentiment de culpabilité. Or au cours de l'histoire, cette pratique n'a cessé d'évoluer. Et aujourd'hui, le sacrement de la réconciliation est en pleine mutation.
 

"Par rapport au péché, chacun d'estime si son péché est grave ou très grave."

 

de la pénitence publique à la confession

Le premier des sacrement a été le baptême qui effaçait la faute. Avec le temps sont nées des pratiques de pénitence publique. Les pénitents recevaient de la cendre sur le front. Leur démarche de conversion pourvait durer quelques jours comme quelques années. Selon l'Église, c'est à "chacun d'estimer lui-même si son péché est grave ou très grave." D'un sacrement public on est passé au secret d'une confidence. Dans la religion catholique, le prêtre écoute les propos du pénitent.

Pourquoi dire à un autre ses péchés? "Le péché est étranger à Dieu, il ne sait pas ce que c'est." Aussi sa volonté ne peut être de faire le compte de nos péchés: ce que Dieu, qui n'est qu'amour, ne supporte pas, c'est de voir l'homme souffrir. "En revanche, nous on voit bien qu'on est blessés", explique le P. Antoni. Il s'agit pour nous de comprendre cette blessure en nous et d'ouvrir son cœur à l'infinie miséricorde.

 

DOSSIER | Les sacrements, où Dieu donne sa force de vie
Les sacrements - il y en a sept dans l'Église catholique - sont des "canaux de grâce, explique le P. Antoni, "où Dieu donne sa force de vie, d'amour, cette certitude d'être fils et fille de Dieu." Le sacrement redonne à celui qui le reçoit une "capacité de pouvoir être relancé dans la vie".
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"Laissez-vous réconcilier avec Dieu" (2 Co 5, 20)

 

Péché mortel, péché véniel

"Péché": le terme vient de l'hébreu, il signifie étymologiquement, "une cible manquée". "Le péché c'est ce qui nous a fait tomber ; le pardon consiste à nous relever", explique le P. Antoni. On parle de péché mortel ou de péché véniel, des termes un peu désuets que l'on a caricaturés en disant que le premier conduit à la mort et que le second n'a rien de grave. C'est dans la première lettre de Jean que l'on trouve une distinction entre péché grave et moins grave.
 

Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.

(1 Jn, 1, 6-10)*

 

*Source: AELF

 

LES SACREMENTS | Le baptême, pour devenir enfant de Dieu

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Le baptisé devient enfant de Dieu: il accepte librement de se reconnaître enfant de Dieu. Il admet qu'il a besoin de lui pour grandir dans sa vie spirituelle et sa vie d'homme.

Les sacrements, il y en a sept pour les catholiques et orthodoxes, deux pour l'Eglise protestante unie. Ils sont importants car "ils communiquent la vie divine", explique le Père Sébastien Antoni. Ils nous donnent les moyens de "vivre par grâce ce que le Seigneur propose à l'homme, c'est-à-dire la sainteté, le bonheur". Il s'agit d'entrer dans une relation d'intitmité avec Dieu, de prire, de simplicité. Ils nous font frères de Jésus et enfants de Dieu. Ils ouvrent à la fraternité dans le monde.
 

Qu'est-ce qu'un sacrement?

Le sacrement c'est un signe, une parole et un symbole. L'Eglise catholique accorde une grande importance à la dimension publique du sacrement. Il faut qu'il y ait un ou plusieurs témoins car cela n'a rien d'un rite secret réservé aux initiés.

Dans le cas du baptême, le signe est l'entrée du baptisé dans l'Église ; le symbole est l'eau que l'on verse sur le front du baptisé ; la parole est celle que prononce le prêtre: "Je te baptise au nom du Père du Fils et du Saint Esprit."
 

Que se passe-t-il au moment du baptême?

Le baptisé devient enfant de Dieu. Il accepte librement de se reconnaître enfant de Dieu: qu'il a besoin de lui pour grandir dans sa vie spirituelle et sa vie d'homme.
 

Le baptême, qu'est-ce que ça apporte?

La baptême est l'un des premiers pas dans la vie chrétienne. Il est l'un des trois sacrements dits d'initiation, avec l'eucharistie et la confirmation. Trois sacrements qui "fonctionnent enemble", precise le Père Antoni.
 

Les non-baptisés sont-ils enfants de Dieu?

Pour les chrétiens, les personnes qui ne sont pas baptisées sont aimées de Dieu car créées à l'image de Dieu. En choisissant d'être baptisé, le chrétien accepte le don qui lui est fait de l'amour de Dieu comme celui d'un Père. Il fait le choix de vouloir en vivre.

LES SACREMENTS | L'eucharistie, recevoir le corps du Christ

Le b.a.-ba du christianisme

L'eucharistie résume tout l'amour de Dieu pour les hommes et le mystère de l'incarnation. "Dieu fait homme pour que l'homme soit Dieu." Le Père Sébastien Antoni répond à Mathilde Hauvy.

Catholiques, orthodoxes et protestants n'ont pas tous la même perception du dernier repas de Jésus mais tous en font un sacrement, c'est dire l'importance de cette dernière cène. Les sacrements sont des signes d'alliances entre Dieu et les hommes. "Tout le processus de l'eucharistie résume l'amour du Seigneur pour nous", explique le Père Sébastien Antoni. Le mot "eucharistie" en grec signifie "dire merci". Aussi, recevoir le corps du Christ est-il un geste d'adhésion au projet que Dieu a pour l'homme.
 

la Reprise d'un rite juif

Au moment de la Pâque, les juifs commémorent la fuite d'Egypte du peuple hébreu. Dans l'Ancien Testament, il est dit que, dans la hâte, les Hébreux ont mangé du pain sans levain et des herbes amères. Aujourd'hui encore lors de Pessa'h les juifs mangent notamment des aliments azymes. Un rite que Jésus, lors de son dernier repas, a observé.
 

jésus transforme le sens de la pâque

Dans toutes les autres religions, c'est l'homme qui offre des sacrifices à son Dieu (ou ses dieux). En offrant son corps et son sang, Jésus transforme le sens de ce repas. Il se donne lui-même en nourriture, "pour que l'homme vive". Le boulversement est "complet", précise le Père Antoni.

Le don de soi le plus total

"Ceci est mon corps, ceci est mon sang." Pour le Père Antoni, "on ne peut pas faire plus, on est au maximum de l'incarnation." Mystère central dans la vie des chrétiens, l'incarnation est le geste d'un Dieu qui s'intéresse tellement à l'homme qu'il devient homme lui-même, en Jésus Christ. Saint Irénée traduisait ainsi cette "intimité absolue" entre Dieu et l'homme: "Dieu s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu."

LES SACREMENTS | La confirmation, recevoir l'Esprit saint

LES SACREMENTS | La confirmation, recevoir l'Esprit saint

Lors de la confirmation l'évêque atteste la foi du confirmand qui reçoit le souffle de l'Esprit saint. Le P. Sébastien Antoni répond à Mathilde Hauvy.

Ensemble de mots, de gestes et de symboles qui disent ce qui se passe entre l'homme et Dieu: le sacrement c'est Dieu qui se donne à l'homme. Aujourd'hui l'Église catholique redécouvre l'unité de trois sacrements: le baptême, l'eucharistie et la confirmation. Les orthodoxes, eux, ne les ont jamais réellement séparés. Chez les protestants, la célébration que l'on appelle confirmation n'est pas un sacrement et correspond à une profession de foi.
 

Au cours du sacrement de confirmation, le confirmand reçoit L'Esprit saint, qu'il a déjà reçu "en plénitude au cours du baptême"

 

l'huile pour attester la foi

Il n'y a que l'évêque qui peut confirmer dans l'Église catholique. Il oint les confirmands avec le saint Chrême - d'où le terme de chrismation chez les orthodoxes - une huile parfummée consacrée une fois par an lors de la Semaine sainte, dans chaque diocèse. L'évêque atteste par son geste la foi du confirmand.

L'huile est "après le pain consacré de l'eucharistie, la chose la plus précieuse dans l'Église catholique", précise le P. Antoni. Un sens que l'on trouve dans l'Ancien Testament, dès David celui qui est élu est frotté d'huile.
 



 

Le souffle de l'Esprit Saint

"Mais Jésus, poussant un grand cri, expira." (Mt, 15, 37): le moment où Jésus envoie son Esprit est celui où il expire sur la croix. Au cours du sacrement de confirmation, le confirmand reçoit L'Esprit saint, qu'il a déjà reçu "en plénitude au cours du baptême". Voilà qui peut questionner, admet le Père Antoni. Pour lui, le don de l'Esprit Saint lors de la confirmation peut être vu comme "une reconnaissance qui maintenant nous engage".

 

LES SACREMENTS | L'onction des malades, un soutien moral et spirituel

Le b.a.-ba du christianisme

Le sacrement, ou onction, des malades peut être reçu plusieurs fois, dans l'épreuve de la maladie ou du grand âge. Il dit l'amour de l'Église pour les plus faibles.

La Journée mondiale des malades, créée par le pape Jean-Paul II en 1992 est célébrée chaque année le 11 février. L'occasion d'évoquer un rite relativement méconnu au sein de l'Église catholique, le sacrement des malades. Devant l'épreuve de la maladie ou du grand âge, le baptisé peut le demander. Quel est le sens de ce geste? Quelle force donne-t-il? Quelles sont les conditions pour le recevoir?
 

Le sacrement du soutien

Avant une intervention chirurgicale, au moment d'une récidive d'un cancer... L'onction des malades peut être donnée plusieurs fois, dans le cas de maladies graves. "On n'attend pas forcément l'article de la mort pour donner ce sacrement qui peut être donné à n'importe quel âge de la vie", explique le P. Sébastien Antoni. Car le sacrement des malades est un sacrement du soutien.

 

DOSSIER | Les sacrements, où Dieu donne sa force de vie
Les sacrements - il y en a sept dans l'Église catholique - sont des "canaux de grâce, explique le P. Antoni, "où Dieu donne sa force de vie, d'amour, cette certitude d'être fils et fille de Dieu." Le sacrement redonne à celui qui le reçoit une "capacité de pouvoir être relancé dans la vie".
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LES sacrements des malades

L'Église prévoit plusieurs démarches autour de l'onction des malades. Si on parle en effet de "sacrement des malades": en fait, il faudrait dire "onction pour les malades". Car la personne malade ou fatiguée par l'âge reçoit une onction d'huile, signe de la tendresse de Dieu pour elle. Le Père Antoni précise qu'il faudrait parler de "sacrements" - au pluriel - pour les malades, car l'Église catholique accorde une grande importance à la pluralité des démarches. Visiter un malade ou lui apporter la communion: "Il y a quelque chose de ministériel derrière, ce n'est pas un sacrement au sens fort mais ça le déploie."

 
"L’un de vous est malade?
Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église:
ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur.
" (Jc, 5, 14)

 

Et l'extrême-onction?

"Aujourd'hui on ne parle plus d'extrême-onction." Le terme "extrême" sous-entendait que ce serait le tout dernier des sacrements car délivré à une personne aux portes de la mort. Avec le sacrement de réconciliation, l'extrême-onction appartenait aux sacrements dits "de guérison", car le pardon des péchés y était associé. "On estimait que pour avoir un sauf-conduit pour aller directement au paradis, il était bon d'être réconcilié avec soi-même, sa famille, le Seigneur."