Le sacrement de la réconciliation

Présentée par Mathilde Hauvy

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Le b.a.-ba du christianisme

vendredi 11 août à 16h00

Durée émission : 25 min

Le b.a.-ba du christianisme

© Nabil BOUTROSCIRIC CIRIC

Dieu, qui n'est qu'amour, ne sait pas ce qu'est le péché. Le sacrement de la réconciliation c'est notre façon de répondre à la volonté de Dieu de nous aider, de nous aimer.

Lors de l'Année de la miséricorde, les catholiques ont redécouvert le sacrement de la réconciliation. Avec le sacrement des malades, il fait partie des sacrements dits de guérison, dans l'Église catholique. On a longtemps pointé du doigt une pratique jugée vieillotte ou qui entretenait un sentiment de culpabilité. Or au cours de l'histoire, cette pratique n'a cessé d'évoluer. Et aujourd'hui, le sacrement de la réconciliation est en pleine mutation.
 

"Par rapport au péché, chacun d'estime si son péché est grave ou très grave."

 

de la pénitence publique à la confession

Le premier des sacrement a été le baptême qui effaçait la faute. Avec le temps sont nées des pratiques de pénitence publique. Les pénitents recevaient de la cendre sur le front. Leur démarche de conversion pourvait durer quelques jours comme quelques années. Selon l'Église, c'est à "chacun d'estimer lui-même si son péché est grave ou très grave." D'un sacrement public on est passé au secret d'une confidence. Dans la religion catholique, le prêtre écoute les propos du pénitent.

Pourquoi dire à un autre ses péchés? "Le péché est étranger à Dieu, il ne sait pas ce que c'est." Aussi sa volonté ne peut être de faire le compte de nos péchés: ce que Dieu, qui n'est qu'amour, ne supporte pas, c'est de voir l'homme souffrir. "En revanche, nous on voit bien qu'on est blessés", explique le P. Antoni. Il s'agit pour nous de comprendre cette blessure en nous et d'ouvrir son cœur à l'infinie miséricorde.

 

DOSSIER | Les sacrements, où Dieu donne sa force de vie
Les sacrements - il y en a sept dans l'Église catholique - sont des "canaux de grâce, explique le P. Antoni, "où Dieu donne sa force de vie, d'amour, cette certitude d'être fils et fille de Dieu." Le sacrement redonne à celui qui le reçoit une "capacité de pouvoir être relancé dans la vie".
> Voir le dossier

 

"Laissez-vous réconcilier avec Dieu" (2 Co 5, 20)

 

Péché mortel, péché véniel

"Péché": le terme vient de l'hébreu, il signifie étymologiquement, "une cible manquée". "Le péché c'est ce qui nous a fait tomber ; le pardon consiste à nous relever", explique le P. Antoni. On parle de péché mortel ou de péché véniel, des termes un peu désuets que l'on a caricaturés en disant que le premier conduit à la mort et que le second n'a rien de grave. C'est dans la première lettre de Jean que l'on trouve une distinction entre péché grave et moins grave.
 

Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, alors que nous marchons dans les ténèbres, nous sommes des menteurs, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché.
Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. Si nous disons que nous sommes sans péché, nous faisons de lui un menteur, et sa parole n’est pas en nous.

(1 Jn, 1, 6-10)*

 

*Source: AELF

- émission diffusée le 27 février 2017 - 

Invités

  • P. Sébastien Antoni , prêtre de la congrégation des assomptionnistes, journaliste

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Mathilde Hauvy