LES SACREMENTS | L'onction des malades, un soutien moral et spirituel

Présentée par Mathilde Hauvy

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Le b.a.-ba du christianisme

jeudi 16 février à 16h00

Durée émission : 25 min

Le b.a.-ba du christianisme

© Pierre VINCENT /Sanctuaires Lourdes/ CIRIC - 25e journée mondiale du Malade à Lourdes, le 11 février 2016

Le sacrement, ou onction, des malades peut être reçu plusieurs fois, dans l'épreuve de la maladie ou du grand âge. Il dit l'amour de l'Église pour les plus faibles.

La Journée mondiale des malades, créée par le pape Jean-Paul II en 1992 est célébrée chaque année le 11 février. L'occasion d'évoquer un rite relativement méconnu au sein de l'Église catholique, le sacrement des malades. Devant l'épreuve de la maladie ou du grand âge, le baptisé peut le demander. Quel est le sens de ce geste? Quelle force donne-t-il? Quelles sont les conditions pour le recevoir?
 

Le sacrement du soutien

Avant une intervention chirurgicale, au moment d'une récidive d'un cancer... L'onction des malades peut être donnée plusieurs fois, dans le cas de maladies graves. "On n'attend pas forcément l'article de la mort pour donner ce sacrement qui peut être donné à n'importe quel âge de la vie", explique le P. Sébastien Antoni. Car le sacrement des malades est un sacrement du soutien.

 

DOSSIER | Les sacrements, où Dieu donne sa force de vie
Les sacrements - il y en a sept dans l'Église catholique - sont des "canaux de grâce, explique le P. Antoni, "où Dieu donne sa force de vie, d'amour, cette certitude d'être fils et fille de Dieu." Le sacrement redonne à celui qui le reçoit une "capacité de pouvoir être relancé dans la vie".
> Voir le dossier

 

LES sacrements des malades

L'Église prévoit plusieurs démarches autour de l'onction des malades. Si on parle en effet de "sacrement des malades": en fait, il faudrait dire "onction pour les malades". Car la personne malade ou fatiguée par l'âge reçoit une onction d'huile, signe de la tendresse de Dieu pour elle. Le Père Antoni précise qu'il faudrait parler de "sacrements" - au pluriel - pour les malades, car l'Église catholique accorde une grande importance à la pluralité des démarches. Visiter un malade ou lui apporter la communion: "Il y a quelque chose de ministériel derrière, ce n'est pas un sacrement au sens fort mais ça le déploie."

 
"L’un de vous est malade?
Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église:
ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur.
" (Jc, 5, 14)

 

Et l'extrême-onction?

"Aujourd'hui on ne parle plus d'extrême-onction." Le terme "extrême" sous-entendait que ce serait le tout dernier des sacrements car délivré à une personne aux portes de la mort. Avec le sacrement de réconciliation, l'extrême-onction appartenait aux sacrements dits "de guérison", car le pardon des péchés y était associé. "On estimait que pour avoir un sauf-conduit pour aller directement au paradis, il était bon d'être réconcilié avec soi-même, sa famille, le Seigneur."

 

Invités

  • P. Sébastien Antoni , prêtre de la congrégation des assomptionnistes, journaliste

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"Le b.a-ba du christianisme" ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le christianisme sans jamais oser le (re)demander… Dans le souci de s’adresser au plus grand nombre et avec curiosité, Mathilde Hauvy sollicite théologiens et biblistes pour un échange enthousiaste.

Le présentateur

Mathilde Hauvy

Après plusieurs années à RCF Nord de France, Mathilde Hauvy continue l'aventure RCF avec le B.-A. BA du Christianisme. Passionnée par la rencontre et la transmission de la foi, elle aborde chaque semaine une grande question de la foi chrétienne pour mieux comprendre ce qui fait vivre les chrétiens aujourd'hui