Pourquoi Jésus est-il mort pour nos péchés?

Présentée par Bénédicte Draillard

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Le b.a.-ba du christianisme

mardi 15 mars 2016 à 13h30

Durée émission : 25 min

Le b.a.-ba du christianisme

© Clément MAHOUDEAU/CIRIC

Certes la mort du Christ sur la croix est un scandale mais elle est surtout l'expression d'un véritable amour, qui va jusqu'au don de soi. Bénédicte Draillard reçoit le p. Bruno Houpert.

La mort du Christ du Christ est avant tout un scandale. Ce supplice épouvantable était réservé à l'époque aux moins que rien. Comment peut-on croire qu'un homme ayant fait toute sa vie le bien soit cloué sur une croix? La mort de Jésus est scandaleuse, elle est étonnante aussi. Et les chrétiens sont des milliers à suivre aujourd'hui un homme mort comme le pire des hommes.

Dieu n'a pas voulu la mort de Jésus. Même ses amis ne l'ont pas comprise: Jésus a choisi librement de s'engager sur ce chemin. Certains ont cru que d'envoyer son fils comme en pâture a été pour Dieu une ultime tentative de gagner le coeur des hommes. Mais un père ne peut vouloir la mort de son fils! En réalité la mort de Jésus a quelque chose d'émouvant. Lui qui a passé sa vie à rencontrer les exclus a été lui-même exclu. Jésus, c'est un homme qui ne veut qu'aimer et cela dérange. "On a le sentiment qu'il casse un ordre établi", explique le p. Bruno Houpert. La mort de Jésus, c'est une réponse à la haine, une réponse d'amour.

Dans les Evangiles, la Passion du Christ est abondamment décrite, alors que ses premières années sont presque passées sous silence. Comme si les quatre évangélistes avaient eu à raconter un épisode si peu compréhensible par la seule raison humaine qu'il leur a fallu tout dire, même les menus détails. Et ce qui reste impressionnant, comme le dit le p. Bruno Houpert, tout aulong des trois jours qui séparent son arrestation de la résurrection, ce qui impressionne, c'est le silence de Jésus.

"Ce n'est pas le fait de mourir sur la croix qui compte mais de donner sa vie par amour."

Dans son reniement, Pierre fait l'expérience admirable que Jésus l'aime. De même, Judas n'est à aucun moment condamné par le Christ. Le fils de Dieu est un serviteur: il ne fait pas la morale, il aime et laisse l'autre libre de le suivre. L'homme est toujours maladroit à aimer, Jésus prend sur lui nos incapacités à aimer. "Ce n'est pas le fait de mourir sur la croix qui compte mais de donner sa vie par amour: le véritable amour ne se fait que dans le don de soi", explique le p. Burno Houpert.

Invités

  • Père Bruno Houpert , prêtre, responsable du Service d'initiation chrétienne et de la pastorale sacramentelle et liturgique du diocèse de Lyon

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"Le b.a-ba du christianisme" ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le christianisme sans jamais oser le (re)demander… Dans le souci de s’adresser au plus grand nombre et avec curiosité, Mathilde Hauvy sollicite théologiens et biblistes pour un échange enthousiaste.

Le présentateur

Bénédicte Draillard

Passionnée de relations humaines et de spiritualité, Bénédicte a un parcours divers et varié! Directrice littéraire d’une maison d’édition religieuse et canoniste, elle collabore à RCF depuis une vingtaine d’années. Sa joie est de partager avec les auditeurs ses coups de cœur littéraires et la saveur de la Parole de Dieu.