Jour des morts, se souvenir de ceux qu'on a aimés

Le 2 novembre, jour des défunts. Au lendemain de la Toussaint, célébrant l'espérance chrétienne au-delà de la mort, les fidèles font mémoire de leurs défunts. Une journée pour se souvenir de ceux qui nous ont quittés.

Face à la mort, que faire de sa tristesse?

"La tristesse est là pour disparaître, pour qu'on lui oppose des joies dignes d'elle." Emmanuel Godo est l'auteur de "Ne fuis pas ta tristesse" (éd. Salvator). Selon lui, l'expérience de la tristesse est "fondamentalement spirituelle". Et elle n'a pas nécessairement pour objet de ses lamentations le passé. "Elle est là pour nous dire aussi que nous sommes en mouvement." Pour nous dire que nous avons en nous une attente de quelque chose d'autre qu'elle. Au fond, la tristesse attend d'être chassée. "Elle est là pour disparaître, pour qu'on lui oppose des joies dignes d'elle."

La mort est-elle un sujet tabou dans notre société?

Que faisons-nous de nos morts? De la mort? À l'ère du fitness, du botox et du bien-être, "beaucoup de personnes de 50 ans n'ont jamais vu un cadavre de leur vie", observe Robert Redeker. Il y a là pour lui "une révolution anthropologique". L'homme contemporain serait réduit à l'état de "moi-corps" dans un déni de la perte ultime, la sienne et celle des autres. Or la mort est le "berceau de l'humanité", nous dit le philosophe. Dans son essai "L'éclipse de la mort", Robert Redeker nous aide à penser ce déni de la mort.

Qu'est-ce que la mort pour les chrétiens?

Si Dieu nous aime, pourquoi nous fait-il mourir? La foi n'empêche pas de souffrir de la mort d'un ami. Plus le lien d'attachement était fort plus la peine est grande d'avoir perdu un ami, un conjoint, un frère. Pour les chrétiens, la mort n'est pas la fin de la vie, elle laisse place à la vie éternelle. Car Jésus nous a enseigné qu'il y a un lien entre la terre et le ciel, entre Dieu et les hommes.

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