Lc 11, 29-32 Françoise Brian et Alexandre Picot

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Prière

lundi 15 octobre à 8h45

Durée émission : 7 min

Prière

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Comme le peuple s’amassait en foule, il se mit à dire : Cette génération est une génération mauvaise ; elle cherche un signe ; il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas.
Car, de même que Jonas fut un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l’homme en sera un pour cette génération.
La reine du Midi se lèvera, lors du jugement avec les hommes de cette génération et les condamnera, parce qu’elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici : il y a ici plus que Salomon.
Les hommes de Ninive se dresseront, lors du jugement avec cette génération et la condamneront, parce qu’ils se sont repentis à la prédication de Jonas ; et voici : il y a ici plus que Jonas..

Source : TOB
 

Méditation Françoise Brian

La génération contemporaine de Jésus n’était sans doute pas plus mauvaise que la nôtre ; car nous aussi après vingt siècles de christianisme, nous continuons à douter et à réclamer des signes pour croire en Jésus et en sa parole. Mais pour reconnaître qu’un évènement constitue un signe, il faut déjà avoir la foi ! Ainsi se constitue le cercle vicieux du signe indéfiniment  réclamé car les signes posés par Jésus n’ont pas manqué à ses contemporains de même que tous ceux qui jalonnent l’histoire de l’Eglise et notre propre histoire. Encore faut-il que nous les reconnaissions comme tels. Ainsi la demande de signes est-elle insatiable : encore un signe Seigneur et je reconnaîtrai comme signes tous ceux que tu as posés sous mes yeux ! A cette demande jésus ici ne propose qu’une seule réponse : le signe de Jonas ! Jonas est ce prophète paradoxal qui ne veut pas être prophète et qui cependant convertit par sa seule prédication la grande ville païenne de Ninive. Le signe de Jonas c’est donc celui de la puissance de la parole de Dieu. Jésus est cette Parole faite chair. Le seul signe c’est donc cette parole, transmise par les récits évangéliques ; mais c’est aussi lui-même, sa personne, qui témoigne que Dieu a voulu se faire homme pour parler aux hommes. Au lieu de réclamer des signes qui frapperaient notre imagination, lisons, écoutons, partageons la parole de Dieu ! Sa sagesse dépasse toutes les sagesses humaines, y compris celle de Salomon, considéré comme le plus sage des hommes. Elle s’adresse à tous sans distinction : aux juifs comme aux païens, aux croyants comme aux athées. Elle est aussi la parole de celui qui pour être témoin de la vérité a accepté de mourir pour nous donner la vie, accomplissant ainsi l’autre « signe de Jonas », enseveli trois jours dans le ventre du monstre marin et sauvé par la prière qu’il adresse à Dieu. Car le seul signe donné à notre foi, c’est évidemment la résurrection, mais n’est-ce pas aussi celui que refuse notre raison ? Seigneur, nous croyons, mais augmente en nous cette foi toujours chancelante !