Mc 7, 24-30 Grégoire Darragon et Thomas Bergeras

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Prière

jeudi 14 février à 8h45

Durée émission : 7 min

Prière

Mc 7, 24-30 

24 En partant de là, Jésus se rendit dans le territoire de Tyr. Il était entré dans une maison, et il ne voulait pas qu’on le sache. Mais il ne put rester inaperçu :

25 une femme entendit aussitôt parler de lui ; elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ; elle vint se jeter à ses pieds.

26 Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance, et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.

27 Il lui disait : « Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

28 Mais elle lui répliqua : « Seigneur, les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes des petits enfants ! » Alors il lui dit :

29 « À cause de cette parole, va : le démon est sorti de ta fille. »

30 Elle rentra à la maison, et elle trouva l’enfant étendue sur le lit : le démon était sorti d’elle.

Source AELF
 

Méditation Thomas Bergeras

Après le récit de la première multiplication des pains située au chapitre précédent, nous avons ici encore une parole de Jésus sur le pain, qui est l'image du salut. Alors que Jésus refuse d’abord de partager le pain des enfants (les juifs) et de le donner aux petits chiens (les païens), l’attitude de la femme le convainc de donner aussi aux petits chiens, c'est à dire d’intervenir en faveur d’une païenne !
En effet, dans ce texte il est question d’une visite de Jésus chez les Païens. La région de TYR se situe au Nord de la Galilée, dans le Liban actuel, où il y avait une population faite surtout de Païens. Malgré cela Jésus qui souhaitait rester incognito est reconnu.
Un dialogue va s’engager entre une mère et Jésus dans l’espoir de sauver une fille qui est possédé par un esprit impur. Cette Femme, qui est païenne, et qui a dû sans doute essayer par tous les moyens de guérir sa fille, cette même femme croit en la force de Dieu pour la sauver.
Elle l’appelle « Seigneur » et se prosterne en le suppliant. Combien de mamans imitent cette femme et confient à travers leurs prières à Jésus les soucis qu’elles ont à travers l’éducation ou la santé de leurs enfants.

Pour Jésus la pureté se trouve dans le cœur, dans la foi… pas dans l’apparence de société.
Alors en quoi ce texte nous concerne-t-il aujourd’hui ?
Il nous concerne puisqu’en tant qu’Homme nous sommes avant tout pêcheurs et combien d’entre nous jugent les autres à travers leurs comportements, leurs apparences et leurs
religions ?
C’est la leçon que nous donne Jésus à travers ce texte : Nous ne sommes pas plus Saint que les autres, devant Dieu nous sommes tous pêcheurs. Il est venu pour nous sauver tous, pour nous délivrer du mal dans notre cœur et dans notre vie. Il nous appelle à changer notre regard et notre comportement.
Je terminerai ce partage en vous posant une question : Est-ce que vous pensez qu’il est possible que le Christ puisse vous sauver, vous libérer de vos tourments?
Pour cela, à l’image de cette femme païenne, une seule condition : avoir la foi.