Mieux comprendre la fête des Rameaux

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Le b.a.-ba du christianisme

mercredi 21 mars à 6h00

Durée émission : 25 min

Le b.a.-ba du christianisme

© Jan SCHMIDT-WHITLEYCIRIC

La Semaine sainte s'ouvre traditionnellement avec la fête des Rameaux. L'une des fêtes chrétiennes qui rassemble le plus de fidèles dans les églises.

Pourquoi, à l'heure où l'on déplore une baisse de la pratique religieuse, les églises sont-elles combles lors de la fête des Rameaux ? Quel est le sens de cette fête ? Comment la célébrer de la manière la plus juste possible, à la lumière de Pâques ? Le jour des Rameaux, Jésus arrive à Jérusalem et il est acclamé par la foule comme un roi. Ce récit est raconté par plusieurs évangélistes, celui de Marc étant l’Évangile qui est lu cette année dans le cadre du dimanche des Rameaux.
 

"Un roi n'est pas celui qui commande ou manipule"

Ce jour-là, "Jésus vient accomplir les écritures. Les juifs attendent un sauveur, un Messie. Jésus va faire son entrée triomphale dans Jérusalem, sur un ânon. Jésus va décider d’accomplir les Écritures en prenant un passage du prophète Zacharie, qui dit que le Messie entrera simplement, pauvrement, sur un petit âne. Un animal qui sert à montrer la toute petitesse de Dieu quand il se présente comme sauveur et non pas comme quelqu’un de puissant ou d’écrasant" explique Sébastien Antoni, prêtre assomptionniste et journaliste, qui ajoute que c’est la première fois que Jésus accepte d’être reconnu comme roi.

Et la royauté, dans le monde juif, c’est prendre soin. "Un roi n’est pas celui qui commande ou qui manipule. C’est celui qui prend soin" précise le père Antoni. D’où la bénédiction du Christ à la foule, qui veut être sauvée par le Seigneur. A ce moment-là, Jésus a la tête froide pour le prêtre assomptionniste. Il rappelle que le Dieu qu’il annonce est un Dieu humble. Il ne roule pas des mécaniques, il ne s’impose pas. Il se présente en toute simplicité.
 

Les Rameaux, un nouveau départ

Dans ce passage, la foule acclame le Christ. Quelques jours plus tard, c’est la même foule qui voudra le crucifier. Un vrai retournement de situation. "Je crois que cela peut montrer pour hier et pour aujourd’hui des élans de foi absolument sincères, que l’on peut avoir, et il suffit qu’une contrariété, qu’une autre voie nous mène ailleurs pour que l’on soit retourné. Ce qui nous oblige à réfléchir quand on explique que l’on a la foi" ajoute le père Antoni.

Évoquant la foule des grands jours dans les églises le jour de la fête des Rameaux, le père explique qu’il existe une tradition autour de ce jour particulier. "Avec l’inauguration de la Semaine sainte, on arrive à la dernière semaine du Carême. J’aime bien y voir un lien avec ces rameaux. Quarante jours plus tôt, les cendres sont obtenues avec les rameaux de l’année précédente. Il y a là quelque chose d’un nouveau départ" conclut le journaliste.

 

Invités

  • Sébastien Antoni , prêtre et journaliste

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"Le b.a-ba du christianisme" ou tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le christianisme sans jamais oser le (re)demander… Dans le souci de s’adresser au plus grand nombre et avec curiosité, Elise Chardonnet sollicite théologiens et biblistes pour un échange enthousiaste.

Le présentateur

Mathilde Hauvy

Mathilde Hauvy est journaliste.