Mardi 9 avril « Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS »

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Evangile et commentaire

mardi 9 avril à 8h45

Durée émission : 7 min

Evangile et commentaire

Père Arthur Wallaert, Aumônier étudiant et vicaire sur la paroisse de Villeneuve d'Ascq - Communauté de l'Emmanuel
(Jn 8, 21-30)

Hier, nous entendions Jésus déclarer : « Moi, je suis la lumière du monde », ajoutant aussitôt après : « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie » (Jn 8,12). « Celui qui me suit… » ; « suivre » voilà un verbe qui s’approche sensiblement du mot « croire », en tout cas, qui y conduit n’est-ce pas le premier pas de la foi que de suivre Jésus. Pour que la Lumière qu’est le Christ se diffuse dans toute notre vie, il s’agit de le suivre, de croire en lui…
Sans la foi, nous demeurons dans les ténèbres.

D’où la mise en garde de Jésus à ceux qui s’opposent à lui et refusent de croire : « vous mourrez dans votre péché », c'est-à-dire, vous resterez dans les ténèbres, aujourd'hui et pour toujours. Pour croire, encore faut-il de bonnes raisons. C'est le but de ces trois brefs développement.

1) tout d’abord, Jésus se déclare venir « d’en haut » : il vient du Ciel, il vient de Dieu. Il est Celui qui est… selon la formule que le Seigneur emploie au buisson ardent. « Je suis qui je suis ». Jésus, en reprenant cette formule de Dieu qui se révèle, se présente à nous comme le Seigneur même : il est en lui-même le contenu de notre foi…
Ainsi, « si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, dit Jésus, vous mourrez dans vos péchés. »

2) Ensuite la affirmation suscite la réaction de ses interlocuteurs : « Qui es-tu ? ». La vraie question est ainsi posée ; elle n’est pas nouvelle : cette question court tout l’Évangile de Jean. Elle est d’ailleurs posée par des pharisiens dès le chapitre 1 à Saint Jean le Baptiste, l’interrogeant sur son identité et sa mission : ne se prendrait-il pas pour le Christ ? Cette question concerne vraiment Jésus… « Qui est-il ? »… chaque signe que celui-ci accomplit constitue une étape dans la révélation. Dès le chapitre 5, les juifs ont bien compris la teneur de ce que Jésus dit de lui-même : « Il appelait Dieu son propre Père, se faisant ainsi l’égal de Dieu » (5,18).
Les discours et échangent des chapitres 6 et 7 convergent en ce sens. Jésus est le pain vivant descendu du Ciel » (6,51) ; il est « l’envoyé du Père » (7,16.29)

3) Enfin, le signe final, qui permettra une compréhension pleine et entière de Jésus, c'est son « élévation », élévation sur la croix, élévation au ciel : c'est donc le mystère pascal qui offre la plénitude de la révélation, et offre donc aussi tous les moyens de croire.

Pâques approche… les trois jours saints commencent dans dix jours. Trois jours saints pendant lesquels nous contemplerons l’élévation du Fils de l’homme. Trois jours pour que Dieu se révèle lui-même à nous. Trois jours pour que notre foi soit vraiment renouvelée.
Ensemble, préparons-nous à vivre ces trois jours saints, désirons y rencontrer le Christ et croire davantage en lui.

 

L'émission

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Méditez chaque jour la Parole de Dieu, commentée par des prêtres, diacres ou pasteurs du Nord-Pas-de-Calais. Retrouvez le texte de l’Evangile du jour en cliquant ici.