Lourdes 2020 - "Aux sources de l'engagement", avec Jean-Marie Bockel

Présentée par UA-132917

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EMISSION SPECIALE

vendredi 14 août à 21h00

Durée émission : 1 min

Lourdes 2020 - "Aux sources de l'engagement", avec Jean-Marie Bockel

© Profil Facebook de Jean-Marie Bockel

Engagé, Jean-Marie Bockel l'est comme chrétien, politique et père de famille. Quel sens donne-t-il au sacrifice de son fils mort pour la France au Mali? D'où lui vient sa soif de servir?

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La foi chrétienne, c'est l'autre nom que Jean-Marie Bockel donne à l'engagement. Engagé, il l'est comme politique, aujourd'hui sénateur du Haut-Rhin, après avoir été plusieurs fois ministre et maire de Mulhouse pendant 21 ans. Il l'est aussi comme époux et père de famille. Un père dont le fils Pierre-Emmanuel est mort pour la France en novembre 2019, dans une opération extérieure au Mali, avec 12 autres soldats français. Quelle est donc la source de son engagement ? Quel sens donne-t-il au sacrifice de son fils, lui qui est un grand amoureux de l'Afrique et qui, en tant que sénateur, était favorable à l'opération Barkhane ? Sur quoi repose cette envie de se donner au service d'autrui ?

 

L'engagement d'un père...

Il n'a pas hésité à venir au sanctuaire de Lourdes malgré la crise sanitaire. Depuis le drame, Jean-Marie Bockel entend témoigner de l'engagement de son fils, et du sens de son sacrifice, alors qu'il avait 28 ans. La gorge nouée il se souvient du moment où il a appris la terrible nouvelle : "Tout s'arrête dans la seconde, on est dévastés." Dans La Croix, le sénateur a manifesté la "fierté" qu'il ressent pour son fils, mort dans un pays que lui-même connaît bien. 

L'engagement de Pierre-Emmanuel était-il le prolongement du sien ? Certes, "le scoutisme a marqué son enfance, sa jeunesse, son réseau de très bons amis fidèles" et "au moment où il s'est engagé dans l'armée il avait encore cet esprit-là", témoigne Jean-Marie Bockel. Mais ce père de famille "considère que l'engagement c'est d'abord une affaire de chaque personne : on est libre, il n'y a pas de déterminisme... Dans la transmission, il faut être à la foi respecteux mais modeste".

 

... et d'un politique

Le 9 août dernier, six humanitaires français ont été tués dans une attaque terroriste au Niger, pays voisin du Mali. "On a parlé de héros s'agissant des soldats, on peut aussi le dire, c'est le même idéal, c'est le même engagement au service d'autrui s'agissant de ces jeunes, avec un bel idéal, engagés dans ces ONG - Acted en l'occurence." Le sénateur rappelle que "dans ces ONG il y a aussi beaucoup d'Africains".

Tous ces soldats et humanitaires tués en Afrique ne sont-ils pas un trop lourd tribut pour trop peu de résultats ? "Le prix à payer il est évidemment très lourd, répond le sénateur, la partie est loin d'être gagnée mais l'alternative si on part, c'est le chaos." Son "chagrin" est "inconsolable", mais Jean-Marie Bockel, qui a été, en tant que secrétaire d'État, en charge de la Coopération puis de la Défense, rappelle que la mission des militaires est de tout faire pour "bâtir la paix" et "que le développement prenne tout de suite le relais sans attendre".

 

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Le présentateur

Samuel Lieven