[Dossier] Dimanche 15 novembre, Journée mondiale des pauvres

Dimanche 15 novembre 2020, c'est la 4e Journée mondiale des pauvres. Instituée par le pape François en 2017, elle a pour thème "Tends ta main au pauvre". À cette occasion, l'émission JE PENSE DONC J'AGIS est consacrée toute cette semaine à la place des plus pauvres dans notre société. Il est question d'écologie, d'accès à la culture, de la pandémie de Covid-19 et de la place des plus démunis dans l'Église. Retrouvez ici notre programmation spéciale.

Les pauvres ont-ils vraiment leur place dans l'Église?

Je pense donc j'agis

Des figures comme Mère Teresa ou Don Bosco en témoignent: depuis des siècles l'Église est au service des pauvres. Mais sont-ils vus comme des bénéficiaires ou sont-ils vraiment entendus?

Les pauvres ont-ils vraiment leur place dans l'Église ? Les initiatives et les engagements pris depuis des siècles auprès de ceux qui sont en situation de pauvreté sont innombrables. Des figures comme Mère Teresa, Dom Helder Camara, saint Vincent de Paul ou Don Bosco sont parmi les plus illustres de cette charité mise en œuvre. Mais une question demeure : les plus démunis ont-ils vraiment leur place dans l'Église, dans nos églises ? Dans quelle mesure sont-ils impliqués au sein des paroisses, des mouvements et des associations ? Ont-ils le sentiment que l'on a besoin d'eux ou sont-ils considérés comme des bénéficiaires ? "Je veux rendre les pauvres à l'Église et l'Église aux pauvres", disait le Père Joseph Wresinski, fondateur d'ATD Quart Monde. Melchior Gormand et Véronique Alzieu reçoivent le Père Étienne Grieu, théologien, et Mgr Olivier Ribadeau Dumas, recteur du sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes.

 

[Dossier] Dimanche 15 novembre, Journée mondiale des pauvres - Dimanche 15 novembre 2020, ce sera la 4e Journée mondiale des pauvres. Instituée par le pape François en 2017, elle a pour thème "Tends ta main au pauvre". À cette occasion, l'émission JE PENSE DONC J'AGIS est consacrée toute cette semaine à la place des plus pauvres dans notre société. Il est question d'écologie, d'accès à la culture, de la pandémie de Covid-19 et de la place des plus démunis dans l'Église.
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Quand les plus pauvres participent à la vie de l'Église

Je pense donc j'agis

À trois jours de la Journée mondiale des pauvres et en cette période compliquée, comment accueillir mais aussi inclure au mieux les plus démunis dans la vie de l’Église?

[Dossier] Dimanche 15 novembre, Journée mondiale des pauvres - Dimanche 15 novembre 2020, ce sera la 4e Journée mondiale des pauvres. Instituée par le pape François en 2017, elle a pour thème "Tends ta main au pauvre". À cette occasion, l'émission JE PENSE DONC J'AGIS est consacrée toute cette semaine à la place des plus pauvres dans notre société. Il est question d'écologie, d'accès à la culture, de la pandémie de Covid-19 et de la place des plus démunis dans l'Église.
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Inclure les plus démunis 

C’est ce que proposent notamment les deux structures sociales Aux captifs, la libération, une association venant en aide aux personnes de la rue et en situation de prostitution, et la communauté du Sappel qui soutient en priorité les familles pauvres. "Nous leur apporterons tout le soutien que nous pouvons leur dispenser, avec une relation d’égal à égal." explique Alexandra Chapeleau, responsable de la communication de l’association Aux captifs, la libération". La communauté du Sappel, travaillant depuis plus de 20 ans sur Lyon, encadre ces familles démunies et leur apporte soutien moral et vie religieuse épanouie avec notamment des groupes de prières. 
 

Aider en toutes situations pour une meilleure insertion

Selon Alexandra Chapeleau, cette intégration au sein de la vie de l’Eglise et de la société, doit se faire quotidiennement et non pour une occasion spéciale : "elle doit être naturelle et spontanée sans le faire de manière opportune, ce n’est ni un cas de conscience d’une action, ni une case à cocher". Les événements solidaires sont certes très importants et valorisants, mais les actions de tous les jours ont autant de valeur. "On a tous notre chemin à faire, quels mots choisir de dire à une personne à la rue, quel regard porter sur les plus démunis" développe Alexandra Chapeleau
 

Faire tomber tous les préjugés

Si partager un temps avec tous et à son échelle est primordial, le changement sociétal doit également s’opérer car certains préjugés et appréhensions demeurent, comme l’explique Philippe Brès, responsable de la communauté du Sappel : "l’acceptation de la différence n’est pas innée et parfois l’aspect extérieur peut rebuter instinctivement car la misère saute directement à l’œil et nous renvoie à notre échec sociétal". Cette réaction de désemparement face à certaines injustices et situations difficiles est naturelle et peut se transformer avec de l’éducation et des échanges en partage qui apportera richesse d’esprit et sagesse aux deux parties. Quitter les clichés est aussi une question de vocabulaire choisi comme le souligne Alexandra Chapeleau "on peut parfois louper un instant ou une rencontre car des situations sont décrites effrayantes". 

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Sortir de la pauvreté en 2020

Sortir de la pauvreté en 2020

Le Secours catholique publie aujourd’hui un rapport sur l’état de la pauvreté en France intitulé : "Budget des ménages, des choix impossibles". Décryptage.

À quelques jours de la 4e Journée mondiale des pauvres, le Secours catholique publie son rapport statistique annuel État de la pauvreté en France 2020. Un rapport qui veut nous alerter sur la dégradation du niveau de vie des plus pauvres. Avec un angle spécifique cette année sur le budget des ménages les plus modestes et les choix qu'ils doivent faire au quotidien, entre chauffage ou nourriture, habillement ou électricité. "Budget des ménages, des choix impossibles", c'est le titre du rapport de l'ONG. Pour en parler, Melchior Gormand et Étienne Pépin reçoivent deux membres du Secours catholique, Daniel Verger et Georges Bolon.

 

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manger ou se vêtir, quand il faut choisir

En 2019, le Secours catholique - Caritas France a accueilli 1.400.000 personnes. Parmi elles, 92% sont sous le seuil de pauvreté et 25% n'ont absolument aucune ressource. Le rapport annuel de l'association décrypte les budgets des foyers les plus modestes et pointe les arbitrages impossibles auxquels ils doivent faire face.

Une fois les factures payées et les dettes acquittées, la moitié des ménages en situation de pauvreté se retrouvent avec 2 à 9 euros par jour et par personne pour manger, s'habiller, se meubler et se cultiver. Des familles, des parents isolés, des étrangers, personnes seules : pour ces personnes en situation de précarité, le Secours catholique défend désormais l'insturation d'un revenu minimum garanti.

 

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Comment vivre à la rue par temps de Covid?

Je pense donc j'agis

La Journée mondiale des pauvres a lieu ce dimanche alors que la France est encore confinée pour stopper l'épidémie de Covid. Dans ce contexte, comment garder le lien avec les plus pauvres?

Ce dimanche, c'est la Journée mondiale des pauvres. Comment vivre à la rue par temps de Covid ? Comment confiner ceux qui n'ont pas de chez soi ? Comment garder le lien avec les plus pauvres, quand chacun est enfermé chez soi ? En ce mois de novembre 2020, alors que se rejoue la pièce du confinement, nous pouvons nous appuyer sur l'expérience du printemps dernier et ne pas reproduire les erreurs passées. Cette épidémie est une sorte de loupe pour nous montrer où ça coince, où ça bloque, où ça souffre. Pour évoquer le sort de tous ceux qui subissent la précarité et galèrent chaque soir pour trouver un logement, Stéphanie Gallet reçoit Vincent De Coninck, de l'association Abej Solidarité, et Caroline de Chaisemartin, de l'association Entourage.

 

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en temps de pandémie, une main tendue aux pauvres

"Les graves crises économiques, financières et politiques ne cesseront pas tant que nous laisserons en état de veille la responsabilité que chacun doit sentir envers le prochain et chaque personne." Ce sont les mots du pape François dans son message à l'occasion de la 4e Journée mondiale des pauvres.

Dans ce message, le souverain pontife n'a pas manqué de mentionner la pandémie de coronavirus. "Cette pandémie est arrivée à l’improviste et nous a pris au dépourvu, laissant un grand sentiment de désorientation et d’impuissance", écrit-il. Il adresse cependant un message clair de prise de conscience, d'engagement et de solidarité : "La main tendue aux pauvres ne vient pas à l’improviste. Elle témoigne de la manière dont on se prépare à reconnaître le pauvre afin de le soutenir dans les temps de nécessité."

 

ils s'engagent contre la Précarité et l'isolement

Depuis 1985, l'association Abej Solidarité accueille des personnes sans domicile. "Notre mission et notre vocation, explique son directeur, c'est d'aller vers, de rencontrer et d'accompagner sous toutes ses formes les personnes privées de domicile - tant du point de vue de l'accès à l'hébergement puis au logement pérenne, que du point de vue de la santé, que du point de vue de leur appétence sociale, culturelle spirituelle, et de leur capacité à faire société avec nous."

Renforcer le lien avec les personnes à la rue, et "tous les invisibles, les personnes en précarité hébergées dans des hôtels sociaux, des centres d'hébergement, et qu'on ne voit pas au quotidien", c'est la mission de l'association Entourage. Fondée par Jean-Marc Potdevin, l'association porte un message : "Précarité ne doit pas rimer avec isolement."

 

Émission enregistrée lundi 9 novembre 2020

 

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Comment favoriser l'accès des plus pauvres à la culture

Comment favoriser l'accès des plus pauvres à la culture

Interroger la place des plus pauvres dans notre société, c’est aussi questionner leur rapport à la culture. La culture fait lien, et nous donne des références communes.

Dimanche, c'est la Journée mondiale des pauvres. À cette occasion, on évoque la place des personnes démunies dans la société. Et notamment l'accès à la culture : est-elle réservée aux riches ? En quoi est-ce important de favoriser l'accès à la culture pour tous ? Pour y répondre, Stéphanie Gallet et Melchior Gormand reçoivent Marie-Aleth Grard, la présidente d'ATD Quart Monde, la cantatrice Malika Bellaribi et le sociologue Lionel Arnaud.

 

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La culture, ce qui crée du lien entre nous

Interroger la place des plus pauvres dans notre société, c'est aussi questionner leur rapport à la culture. La culture, c'est ce qui fait lien, c'est ce qui crée un imaginaire collectif, c'est ce qui donne des références communes.

Dans une société de plus en plus fractionnée, de plus en plus individualiste, où en ce moment, chacun vit confiné chez soi par peur d'échapper au Covid, retrouver du commun pour s'émerveiller ensemble, rêver ensemble, rire ensemble, pleurer ensemble, et même parfois réfléchir ensemble : tout cela apparaît indispensable.

 

La culture pour tous

Or, bien souvent, l'accès à la culture est réservé à quelques privilégiés. Livres, théâtre, musique, expositions, cinéma, culture populaire comme culture savante, ils ont les codes, mais la culture vaut mieux que tous ces snobismes. Les artistes, les créateurs, ne doivent pas être cantonnés à une pseudo élite. Leurs messages, subversifs ou pas, sont pour tous et peut-être particulièrement pour ceux qui en sont privés.

 

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L'écologie, une affaire de bobos?

L'écologie, une affaire de bobos?

On entend dire parfois que l'écologie est une mode de bobos réservée aux riches. Et si les personnes les plus démunies nous aidaient à mieux penser les réponses à l'urgence écologique?

Dimanche 15 novembre 2020, ce sera la 4e Journée mondiale des pauvres, instituée par le pape François en 2017. À cette occasion, l'émission JE PENSE DONC J'AGIS est consacrée toute cette semaine à la place des plus pauvres dans notre société. Il sera question de la pandémie de coronavirus, de l'accès à la culture, de la place dans l'Église, et de l'écologie. Ainsi, alors que l'on entend dire que l'écologie est une affaire de bobos, que le bio n'est accessible qu'aux riches, nous nous penchons sur l'expérience des personnes les plus démunies en matière de préservation de l'environnement. On a souvent opposé les préoccupations environnementales au social : et si cette expérience nous aidait à mieux penser les réponses à l’urgence écologique ?

 

CHRONIQUE TOUT EST LIÉ - Chaque lundi, dans JE PENSE DONC J'AGIS, Adrien Louandre ou François Mandil proposent leur chronique TOUT EST LIÉ
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une crise, sociale et environnementale 

"Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres."

 

Cet extrait de l’encyclique Laudato Si', du pape François, dit de manière forte et claire le lien entre crise sociale et environnementale et il n’est pas le seul à le dire. On pourrait évoquer aussi le pacte social et environnemental lancé conjointement en mars 2019 par des organisations issues de la protection de l’environnement et du mouvement social et porté notamment par Nicolas Hulot et Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT.

 

"fin du mois et fin du monde"

Et pourtant, lors du mouvement des "Gilets jaunes", on a pu voir que les enjeux sociaux et environnementaux pouvaient apparaître comme contradictoires, voire irréconciliables. Et la formule opposant "fin du mois et fin du monde" a fait florès.

La préoccupation de l’urgence écologique est-elle étrangère aux plus pauvres ? Y a-t-il des personnes qui vivent la pauvreté ou la précarité qui, au contraire, s’engagent pour la planète et, si oui, comment ? Quel est l’éclairage spécifique que les plus pauvres apportent à ces enjeux ? Et comment faire pour que l’urgence sociale et l’urgence environnementale trouvent des réponses cohérentes et nourries de l’apport de tous ?

 

 

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