Le sens du Vendredi saint

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Pâques et la Semaine sainte à Taizé (2019)

vendredi 19 avril à 12h00

Durée émission : 0 min

Le sens du Vendredi saint

© RCF - La croix de Taizé

La Passion et la mort du Christ, voilà un mystère insondable au cœur de la foi chrétienne. En ce Vendredi saint, Frère John de Taizé, nous aide à le méditer.

LA SEMAINE SAINTE À TAIZÉ - Cette année, RCF vous propose de vivre la Semaine sainte avec les frères de Taizé. Une programmation exceptionnelle au rythme de la communauté à suivre en direct du 18 au 21 avril.
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L'agonie du Christ à Gethsémani

Après son dernier repas avec ses disciples, Jésus part à Gethsémani : où il sera arrêté et condamné à mort. Avant son arrestation, le Christ est comme saisi de terreur. "Il commence à ressentir frayeur et angoisse" (Mc 14,33) : "On peut presque dire qu'il vit l'essentiel de ce qui va se passer sur la croix déjà dans son for intérieur, il est aux prises avec le mal dans toute cette horreur, il doit faire face et il perd pied."

"Mon âme est triste à mourir" (Mc 14, 34) dit le Christ au Jardin des oliviers. Cette tristesse nous fait approcher plus encore du mystère, comme l'explique Frère John : "Jésus laisse le mal, toute l'infidélité humaine, toutes les façons de ne pas aimer Dieu et les autres, il est l'envahi par cela et ça lui crée un profond deuil."
 

Jésus avait-il le choix ? 

Jésus est humilié, blessé, jugé, exécuté. Ce qui fascine le lecteur des Évangiles, c'est la façon dont le Christ a consenti à ses souffrances et à sa mort sur la croix. Avait-il le choix ? "Il consent, même sans comprendre humainement." Mais n'est-ce pas le propre de l'homme de se trouver dans des situations où l'on ne sait pas à l'avance ce qui va se passer ? "Où on ne voit pas au-delà des difficultés du présent ?"
 

Vendredi Saint, Jésus meurt sur la croix

"Jésus, poussant un grand cri, expira." (Mc 15, 37) C'est Dieu qui meurt sur la croix : "On est là face à l'essentiel de la foi et de son côté humainement presque incompréhensible." Là où les hommes n'ont cessé d'imaginer "un Dieu le plus grand, le plus fort, le meilleur, le plus capable : on a un Dieu vulnérable qui se laisser porter non pas par faiblesse mais par amour". Cette faiblesse comme dit Saint Paul, est une force.

 

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L'émission

Du Jeudi saint au dimanche de Pâques, RCF vous propose de vivre le triduum pascal avec les frères de Taizé, en Saône-et-Loire.

Le présentateur

Anne Kerléo

Journaliste de formation, Anne est passionnée de reportage, au coin de la rue ou à l'autre bout du monde. Rédactrice en chef "opérations spéciales" RCF, elle a pour mission de préparer et de coordonner la couverture d'événements grands ou petits et l'organisation d'émission hors des studios. Lyonnaise d'adoption, elle ne s'éloigne jamais longtemps de la Bretagne de ses origines.