Le sens spirituel de Noël

RCF vous souhaite un joyeux Noël ! Fêter Noël, pour les chrétiens, c'est célébrer le moment même où Dieu s'incarne dans le Christ. Ce moment est celui où la joie devient possible ici et maintenant : une joie en mesure de côtoyer la souffrance.

NOËL À TRÈBES (AUDE) Cette année pour célébrer Noël, RCF invite ses auditeurs à suivre une programmation spéciale en direct de Trèbes (Aude). Commune doublement éprouvée cette année par les inondations d'octobre 2018 et les attaques terroristes du 23 mars, au cours desquelles cinq personnes ont trouvé la mort, dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.
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S'approcher du mystère de Noël

S'approcher du mystère de Noël

Noël: mystère insondable de la venue de Dieu parmi les hommes. A l'approche de la fête, le P. Pierre Dumoulin revient sur les textes qui révèlent ce mystère, au micro de Véronique Alzieu.

Noël, ses lumières, ses repas festifs, ses cadeaux: et derrière tout cela, un mystère insondable, celui d'un Dieu qui se fait chair et épouse la condition humaine. Pour s'approcher de ce mystère, il est bon de revenir aux textes. En ce qui concerne la naissance du Christ, tout part des Evangiles. Et plus particulièrement des textes de Luc et Matthieu. Sans jamais se contredire l'un l'autre, chacun avec un regard différent et complépentaire, ils racontent l'enfance de Jésus. Au moment où ils rédigent, ils ont déjà connu toute la vie du Christ, jusqu'à sa mort et sa résurrection. Le Père Pierre Dumoulin nous explique quel est le sens que les évangélistes ont voulu donner à ce qui est devenu pour nous la fête de Noël.
 


©Wikimédia Commons - Saint Matthieu et l'Ange, de Rembrandt (1661), musée du Louvre

 

Matthieu, celui qui regarde saint Joseph

Matthieu raconte l'histoire d'un accomplissement. Le mystère de l'incarnation est révélé en songe, tout au long de son Evangile Matthieu déroule les quatre songes de Joseph. Son texte reprend l'histoire d'Israël et la descendance de David. Son message: Jésus est le nouveau Moïse. En s'attachant à l'histoire de la fuite en Egypte, il insiste aussi sur la notion de départ, c'est-à-dire d'ouverture. Finalement, l'incarnation est une forme d'exil pour Dieu. Comme dit saint Jean, "Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu" (Jn, 1, 11).
 


©Wikimédia Commons - Saint Luc l'évangéliste en peintre, Guerchin

 

Luc, celui qui contemple Marie

Contrairement à Matthieu qui s'appuie sur le songe, Luc dévoile le mystère de l'incarnation par une apparition à Marie. La révélation est ainsi plus directe. L'évangéliste annonce d'emblée que Jésus - qu'il compare sans cette Jésus à Jean le Baptiste - est le Christ, le Sauveur, le Seigneur. Chez Luc, le Christ vient à la rencontre des bergers, c'est-à-dire des pauvres et des exclus. Son texte est parsemé de chants.

 

La joie de Noël, que rien ne peut altérer

La joie de Noël, que rien ne peut altérer

Le moment même où Dieu s'incarne en Christ, "où la terre touche le ciel", ce moment est celui où la joie devient possible ici et maintenant. Anne Faisandier répond à Bénédicte Draillard.

"Soyez toujours dans la joie", répète souvent saint Paul dans le Nouveau Testament. Une exhortation que l'on a du mal à comprendre, tant la joie vient de l'intérieur. Pour Anne Faisandier, saint Paul nous encourage tout simplement à ne pas empêcher la joie de briller en nous. C'est là une invitation à laisser le Christ vivre en nous.

"Le Christ n'a pas d'autre bouche que la nôtre, d'autres mains que les nôtres, d'autre regard que le nôtre pour se faire connaître, pour aller à la rencontre de l'autre."

On dit souvent des chrétiens qu'ils espèrent la vraie joie après la mort, mais au soir de Noël on comprend que la joie est possible sur terre. Les anges annoncent aux bergers une grande joie et une paix donnée dans l'instant. Le moment même où Dieu s'incarne dans le Christ, où la terre touche le ciel, ce moment est celui où la joie devient possible ici et maintenant.

La joie de Noël est telle qu'elle ne peut être entamée par l'expérience de la mort. Avec Noël, Dieu apporte une paix intérieure, une joie en mesure de côtoyer la souffrance, sans que celle-ci ne vienne l'altérer. Cette joie de Noël est la joie de l'enfant, car lui vit dans l'instant. Pour nous adultes qui avons une autre vision du temps, cette joie s'apprent plus à de la nostalgie. Or, un Dieu qui se met à hauteur d'enfant parle à cet enfant qui quelque part reste en nous. Cet Enfant Jésus nous dit tu as le droit d'éprouver ces instants de bonheur, peu importe ce qui est arrivé ou ce qui adviendra.

Noël, la confiance faite homme

Noël, la confiance faite homme

A Noël, Dieu nous apprivoise en devenant l'un d'entre nous. En Jésus, il souhaite établir la confiance avec toute personne humaine. Une bonne nouvelle porteuse de joie et d'espérance !

CÉLÉBREZ NOËL AVEC RCF, EN DIRECT DE TRÈBES (AUDE)Cette année pour célébrer Noël, RCF invite ses auditeurs à suivre une programmation spéciale en direct de Trèbes (Aude). Commune doublement éprouvée cette année par les inondations d'octobre 2018 et les attaques terroristes du 23 mars, au cours desquelles cinq personnes ont trouvé la mort, dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.
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"Si on est un peu honnête, nous-mêmes aujourd'hui, après 2.000 ans, on a toujours du mal à comprendre ce mystère de l'abaissement, car il faut se purifier de toute image d'idolâtrie d'un Dieu puissant pour pouvoir accueillir un Dieu qui est comme nous, et qui nous demande de devenir comme lui et d'être capable de vivre à côté des autres et pour les autres."

 

Noël, c'est l'histoire d'un Dieu tout-puissant qui naît de nuit dans une étable, et qui est célébré par de pauvres éleveurs de moutons. C'est ainsi que s'ouvre l'incroyable Bonne nouvelle de l'incarnation ! À Noël nous célébrons l’inouï de l'abaissement du très-haut, qui décide de venir au plus près de nous, en habitant totalement notre condition d’homme. Dieu se fait chair et vient partager notre vulnérabilité pour nous apprendre que nous n’avons plus à avoir peur. Le tout autre vient en Jésus Christ incarner une confiance perdue, cette confiance qu’il désire insuffler au plus profond de nos existences. Fr MichaelDavide signe "Humains jamais trop humains" (éd. Salvator).
 

"Les exigences de l'incarnation ne sont pas faciles à comprendre et à vivre au quotidien"

La kénose, ou le mystère de l'abaissement de Dieu

La kénose est une notion de théologie au cœur de la religion chrétienne. Elle exprime "l'abaissement du Verbe qui nous permet de connaître Dieu à partir de son amour", comme l'explique Fr MichaelDavide. Comme le décrit saint Paul, "Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu" (Ph 2, 5-6)*.
 



 

Le sens de Noël, l'humiliation d'un Dieu

"Noël c'est toujours cette leçon d'humilité amoureuse." Croire que Dieu s'est fait homme, c'est croire qu'il nous demande de correspondre à son amour. Comme le dit Fr MichaelDavide, il y a là quelque chose de très exigent ! "Les exigences de l'incarnation ne sont pas faciles à comprendre et à vivre au quotidien." Il y a une conversion profonde à faire, à commencer par un changement de regard sur Dieu. "Chacun de nous rêve d'un Dieu puissant qui puisse tout résoudre et tout faire et le Christ dans sa crèche nous demande au contraire de l'accueillir dans l'humilité, dans la pauvreté."

 

Noël, la fête de la paix ?

Noël, la fête de la paix ?

Célébrée à Noël, la naissance du Christ inaugure un nouvel art de vivre ensemble, celui de l'amour et de la paix.

CÉLÉBREZ NOËL AVEC RCF, EN DIRECT DE TRÈBES (AUDE)Cette année pour célébrer Noël, RCF invite ses auditeurs à suivre une programmation spéciale en direct de Trèbes (Aude). Commune doublement éprouvée cette année par les inondations d'octobre 2018 et les attaques terroristes du 23 mars, au cours desquelles cinq personnes ont trouvé la mort, dont le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.
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"L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
" (Lc 2, 9-14)*

 

La paix, un nouvel art de vivre ensemble

C'est à des bergers que les anges annoncent l'arrivée du Messie, dans la grande tradition biblique qui veut que ce ne sont pas les "grands" qui sont les premiers informés. Et quand les anges affirment "Paix sur la terre", ils annoncent que cette paix a lieu dès aujourd'hui. "Elle prend corps aujourd'hui dans nos vies et c'est ça qu'on fête : la présence de Dieu sur la terre", explique Clémence Rouvier. Avec tout ce qu'il y a d'universel dans ce message, dont tout le monde peut bénéficier. La naissance du Christ inaugure "un nouvel art de vivre ensemble", celui de l'amour et de la paix.

 



 

 

Aux hommes de choisir la paix

"Paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime" est une référence au livre d'Isaïe : "Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ».06 Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !" (Is 9, 5-6)*

Ces deux textes "nous aident à comprendre qui est ce Dieu qui vient à nous", pour la théologienne. La paix que Dieu annonce est sans limite dans le temps et dans l'espace. "Mais ça ne se fera pas sans nous, pour Clémence Rouvier, car ça passe par nous, par notre monde." L'homme reste libre en effet de répondre à l'appel de Dieu.

*Source : AELF

 

Noël, Dieu se fait homme

Noël, Dieu se fait homme

Dans cet enfant qui va naître, il y a Dieu: dans l'épaisseur de nos existences, il y a Dieu. Bénédicte Draillard reçoit Anne Faisandier.

"Et verbum caro factum est", lit-on dans l'Evangile de Jean (chap. 1, v. 14). Généralement, on partage une représentation très ancienne et très profonde d'un Dieu au ciel séparé par les humains situés au sol. Une séparation géographique qui dit quelque chose de nos difficultés à entrer en relation avec Dieu.

Que Dieu se soit fait homme change toute représentation que l'on a de lui. En prenant de lui même l'initiative de naître petit enfant, Dieu nous montre qu'il n'est pas où nous le cherchions. Là où les humains cherchaient une échelle pour l'atteindre, il nous dit qu'il est en réalité au plus bas.

"En lui, dans son propre corps, habite toute la plénitude de la divinité." (Col. 1,9)

Dieu, c'est le très bas et le très haut. Cette facette humaine de Dieu qu'est le Christ n'empêche en rien la puissance d'un Dieu qui aime. Dans cet enfant qui va naître, il y a Dieu. Ce qui signifie que dans l'épaisseur de nos existences, il y a Dieu. La parole de Dieu est tout sauf une parole en l'air: elle est une parole dense, profonde, qui nous rejoint.

Noël, une histoire vraie?

Noël, une histoire vraie?

Un enfant né dans une mangeoire entre un âne et bœuf. Pour certains, Noël relève du folklore. Retour sur les origines de la fête avec le p. Lionel Dewavrin, invité de Mathilde Hauvy.

"Noël" vient du latin "natalis", qui signifie le "jour natal". A l'origine, on célébrait la naissance du sol invictus, c'est-à-dire le soleil invaincu. Une fête païenne, donc que le christianisme a radicalement transformé: "Notre soleil invaincu c'est le Christ", explique le Père Lionel Dewavrin.
 

Pourquoi un 25 décembre?

Le choix de cette date est la combinaison de deux traditions païennes. Que l'on doit à la fois au culte de Mithra, une divinité perse, fêtée le 25 décembre. On fêtait aussi le sol invictus, pour le solstice d'hiver. La raison de ce choix réside principalement dans le fait que l'on ne sait pas quand est né le Christ - les juifs ne célébraient pas les anniversaires. Quant à la fête de Noël, elle ne s'est imposée qu'à partir du IIè siècle, d'abord, à Rome, puis en Orient, puis en Gaule...
 

L'évangile de Luc

L'histoire de Noël est connue: Joseph et Marie qui doivent se faire recenser à Bethléem, et faute de place, Marie doit mettre au monde son fils dans une étable. Plus précisément, le jour de Noël, on lit un passage de l'Evangile de Luc (2, 1-14). L'évangéliste y est très attentif aux aspects historiques, il parle d'Hérode et d'un recensement, dans un lieu bien précis. "A travers cela il veut en faire un événement cosmique, qui concerne toute l'humanité."

 

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit: « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple: Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. » (Lc, 2, 1-14 - Source: AELF)

 

Émission enregistrée en octobre 2016

 

Autour de la crèche, entrons dans le mystère de Noël

Le Temps de le dire

Beaucoup d'églises accueillent des crèches en cette période de Noël. Ces représentations simples et touchantes de la Nativité sont une porte d'entrée vers le mystère de l'Incarnation.

NOËL À TRÈBES (AUDE) Cette année pour célébrer Noël, RCF invite ses auditeurs à suivre une programmation spéciale en direct de Trèbes (Aude). Commune doublement éprouvée cette année par les inondations d'octobre 2018 et les attaques terroristes du 23 mars, au cours desquelles cinq personnes ont trouvé la mort.
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Quelques jours encore nous séparent de la fête de Noël. Une fête essentielle pour des millions de chrétiens à travers le monde car nous y faisons mémoire d’un des mystères qui est au cœur de notre foi : celle de la Parole éternelle du Père qui, dans la puissance de l’Esprit, se fait chair au cœur de notre humanité pour venir la sauver, la libérer et lui faire retrouver sa vocation la plus profonde : celle d’Aimer comme Dieu aime.

"Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité." (Jn 1, 14) Cette gloire, pouvons-nous la discerner dans le dénuement de cette crèche de Bethléem ? Au milieu de Marie et de Joseph, se tient, dans une simple mangeoire, un enfant vulnérable qui nous ouvre les bras et qui attend notre disponibilité.

Est-ce que nous allons oser reconnaitre en cet enfant de Bethléem le Sauveur ? Celui qui, une trentaine d’années plus tard, les bras à nouveau ouvert, mais cette fois étendu sur la croix, nous rappellera le sens du don, sens du don qu’il est surement essentiel de réentendre en cette période de Noël où nous donnons et nous recevons des présents : "Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime." (Jn 15, 13)

 

Noël, l'enfouissement de Dieu parmi nous

Noël, l'enfouissement de Dieu parmi nous

À travers l’enfant de la crèche, le Très-Haut se donne à voir au plus bas, à hauteur de visage. C’est tout l’inouï de Noël : Dieu prend chair pour naître en chacun d'entre nous.

Les chrétiens célèbrent à Noël la venue de Dieu parmi les hommes : à travers l'enfant de la crèche, le Très-Haut se donne à voir du plus bas. Comment se fait -il que Dieu, l'Innomable, le Très-Grand soit devenu comme nous ? "Il est devenu l'un d'entre nous, mais nous portons tous et toutes en lui sa propre image, répond Mgr Claude Rault, si nous revenons à la Genèse : 'À l'image de Dieu il les créa, homme et femme il les créa'*. Donc je crois que Dieu est venu finalement retrouver en l'homme l'image de ce qu'il est lui-même, pour réveiller l'homme et le remettre dans sa véritable vocation à être enfant de Dieu."
 

À la suite des "martyrs d'Algérie"

À l'occasion de la béatification des 14 "martyrs" d'Algérie, dont la spiritualité nous a guidés durant l'Avent, Mgr Rault, évêque émérite du diocèse de Laghouat, au Sahara algérien, nous propose une réflexion sur Noël et le sens de la vie donnée. Là où les béatifiés d'Algérie sont pour nous des témoins qui ont accepté de laisser Dieu naître en eux, nous pouvons à notre tour méditer la façon dont nous pouvons être rejoints par Jésus, vrai homme et vrai Dieu. 

 

LE SENS SPIRITUEL DE NOËL Fêter Noël, pour les chrétiens, c'est célébrer le moment même où Dieu s'incarne dans le Christ. Ce moment est celui où la joie devient possible ici et maintenant : une joie en mesure de côtoyer la souffrance.
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Dieu est-il Toute puissance ou faiblesse ? 

"Jésus parle rarement de la toute-puissance de Dieu." : Comme le souligne Mgr Rault, Jésus en parle comme son père et se dit lui-même fils de l'homme. "Nous concevons la puissance de Dieu à la façon de la puissance humaine : la puissance de Dieu elle est dans sa puissance d'aimer, une puissance de retrait, une puissance assez grande pour pouvoir donner à l'homme la possibilité d'être lui-même et de conduire l'humanité ensemble vers un destin qui est celui du bonheur." 


©Wikimédia Commons - Le Nouveau-né, par Georges de La Tour (v. 1648)

 

La grande discrétion de Dieu

La crèche nous enseigne "la discrétion de Dieu". Xavier Thévenot (1938-2004), prêtre salésien de Don Bosco, commentaint ainsi le tableau de Georges de La Tour, "Le Nouveau-né" : "Un Dieu si discrètement présent à toute la réalité du monde s'abandonne dans le sommeil sur les genoux de la mère. Dieu dormant : c'est un thème que je dois méditer quand je suis tenté de partager la fébrilité de notre société... Dieu venant sauver le monde commence par passer des heures à dormir." Mgr Rault parle de "la grande discrétion de Dieu" : "lorsque Dieu lance la grande aventure de la création et celle de l'humanité, il dort, il laisse les choses se faire..."

 

* "Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme" (Gn 1, 27)

 

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