Le voyage du pape en Irak du 5 au 8 mars 2021

Bagdad, Nadjaf, Ur, Erbil, Mossoul et Qaraqoch, du 5 au 8 mars, le pape François s'est rendu en Irak pour son premier voyage pontifical hors d’Italie depuis novembre 2019. Un voyage historique mais aussi symbolique sur les pas d'Abraham, le "père des croyants". Pour consoler les chrétiens persécutés, pour le pardon, pour la paix et pour encourager le dialogue interreligieux dans un pays ravagé par les terrorisme islamiste. Retour sur un voyage aux confins de la Mésopotamie, berceau de la civilisation.

Le pape François pèlerin de paix et d'espérance en Irak

L'actu chrétienne

Le pape François achève son voyage historique de trois jours en Irak. Une visite au cours de laquelle il a multiplié les déclarations de paix à l'égard des chrétiens persécutés.

Au dernier jour de sa visite, le pape est allé rencontrer les chrétiens dans le nord du pays, région ou l’État islamique a semé la mort et la terreur. Le Saint Père s’est d’abord rendu à Mossoul, ancien fief de Daech. Le pape y a prononcé, au milieu des ruines, une prière pour les victimes de la guerre. François s’est ensuite rendu en hélicoptère à Qaraqosh. Dans la cathédrale restaurée de cette ville martyrisée par l’État islamique, le pape a exhorté les chrétiens à ne pas se décourager, à pardonner et surtout à reconstruire. Enfin, dernière étape de ce voyage, Erbil, ville qui a servi de refuge aux chrétiens pourchassés par Daech. Le pape a célébré une messe en plein air. Devant les 10.000 fidèles rassemblés, il a plaidé contre la "tentation" de la "vengeance".

Une immense joie pour les Irakiens

Des messages forts pour des Irakiens profondément touchés par la venue du pape et qui au son des "youyous" n’ont pas caché leur joie. "Il a touché le cœur des Irakiens. C’était une joie très profonde mais très retenue. Il y a quelque chose de très privé qui s’est lié entre le pape et les Irakiens", témoigne Mgr Pascal Gollnisch, le directeur de l'Œuvre d'Orient, qui était aux côtés du pape durant ce voyage historique.

Autre temps fort de ce voyage : cet entretien en privé samedi matin, dans la ville sainte de Nadjaf, entre le pape François et le grand ayatollah Ali Al Sistani. Il s’agit de la plus haute autorité religieuse pour la plupart des musulmans chiites d'Irak et du monde. Une rencontre encourageante pour le dialogue interreligieux. "C’était vraiment un échange entre deux personnes. La glace a été cassée et la confiance s’est nouée", assure Mgr Pascal Gollnisch.

Semer les graines de l'unité et de l'espérance

De Bagdad à la plaine de Ninive en passant par Nadjaf et Ur, le pape a arpenté l’Irak en pèlerin de paix d’espérance. Il est allé consoler des chrétiens martyrisés au milieu des ruines à Mossoul puis dans la ville de Qaraqosh. Le Pape François est surtout venu semer des graines, celle du respect de l’unité et de l’espérance  en l’avenir. "L’Irak a été humiliée, bafouée. Et un peuple humilié c’est un peuple qu’on pousse au suicide, à la violence. Et le pape leur a dit 'Vous pouvez avoir le respect d’être Irakiens. Il faut que les souffrances passées vous permettent de regarder un avenir.' Les graines qu’il a semées vont germer et ça peut être une chance pour l’Irak", confie Mgr Pascal Gollnisch le directeur de l'Œuvre d'Orient.

En terminant son voyage, le pape a assuré avoir entendu des voix de douleur et d’angoisse, mais aussi des voix d’espérance et de consolation. Appelant les Irakiens à travailler ensemble dans l’unité pour un avenir de paix et de prospérité, le pape l’a promis : "l’Irak restera toujours avec lui , dans son cœur".

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Voyage du pape en Irak : "une grâce pour tous les chrétiens, une bénédiction pour l’Église entière" pour le cardinal Sako

EMISSION SPECIALE

Dans un pays dévasté, la visite du pape en Irak est une grande source d'espérance pour Mgr Sako. Un symbole fort pour soutenir l'Église orientale et promouvoir le dialogue interreligieux.

Le Cardinal Louis Raphaël Ier Sako a reçu Etienne Pépin, le rédacteur en chef de RCF, à Bagdad pour un entretien exceptionnel.

Le Patriarche de Babylone des chaldéens voit la visite du pape François en terre irakienne, du 5 au 8 mars prochain, comme un formidable message d'espoir pour les chrétiens d'Irak terriblement éprouvés par les persécutions de Daesh ces dernières années, mais aussi comme un appel à la fraternité entre chrétiens et musulmans.

 

La visite du pape, un réconfort pour les chrétiens et les musulmans

 

L’Irak est sous tension. Avec la pandémie actuelle, une situation économique déplorable et des problèmes de sécurité majeurs, le peuple irakien est en souffrance. Pourtant Monseigneur Louis Sako a confiance : “les irakiens vont mal mais il y a l’espoir pour un changement positif”. La venue prochaine du pape du 5 au 8 mars en Irak est  pour eux un signe de “réconfort”. 

La visite de François a été accueillie avec beaucoup d’enthousiasme et de joie tant par les chrétiens que par les musulmans. C'est un signal positif pour le dialogue interreligieux. “Pour eux et pour nous, chrétiens, c’est une visite historique, exceptionnelle dans une situation exceptionnelle" constate le représentant de l’Église chaldéenne.

 

"Il faut sortir de l'ignorance [...] et reconstruire l'amitié et la confiance dans l'autre. Il y a des points communs trés profonds entre chrétiens et musulmans."


Le patriarche Sako célébrant la messe en rite chaldéen

 

une visite pour la paix, la fraternité et le dialogue interreligieux

 

Pendant son voyage, le pape François visitera différents lieux particulièrement symboliques de la persécutions des chrétiens d’Irak : dans la cathédrale Sayidat al Najat de Bagdad, il rendra hommage aux victimes de l'attentat islamiste de 2010 qui avait fait 47 morts pendant une messe ; dans la plaine de Ninive il ira prier à Mossoul dans la cathédrale al Tahira complétement dévastée par Daesh ; il rencontrera également les chrétiens de Qaraqoch qui ont tous fui Daesh entre 2014 et 2017 et qui reviennent peu à peu ... 
Le pape en honorant de sa présence ces terres ravagées par la violence, condamnera l’horreur du fondamentalisme mais réaffirmera également l’importance de la fraternité interreligieuse.

L’autre qui est différent de moi est mon frère, ce n’est pas un adversaire ou un ennemi que je dois effacer , il y a quatre églises qui représentent tous les chrétiens [...] mais il y a des mosquées aussi” explique le cardinal, qui compare la ville détruite de Mossoul à Hiroshima. Lors de son voyage, le pape François rencontrera le grand ayatollah Al Sistani, haut représentant musulman chiite. Une “rencontre très importante” pour Louis Raphaël Ier Sako afin “de construire l’amitié et la confiance en l’autre” et favoriser la coexistence entre chrétiens et musulmans.

 

“C'est un miracle qu'un pape qui ne connait pas la liturgie chaldéenne accepte de célébrer une liturgie différente [...] célébrer la messe selon une liturgie orientale, c'est donner une grand importance à l'Église orientale et c'est montrer l'unité de l'Église".

 

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Les chrétiens d’Irak, une grâce pour l’Église dans le monde

Devant tant de haine et d’injustices, on peut aisément se poser la question de la difficulté du pardon. Pourtant c’est une nécessité pour le patriarche des chaldéens, car “pardonner ce n’est pas une faiblesse c’est quelque chose de très positif.”

Il exprime toute sa fierté devant l’ardeur de la foi des chrétiens irakiens.Imaginez-vous, 120 000 chrétiens qui laissent tout derrière eux pour être fidèle à leur foi", raconte-t-il admiratif. Cet acte fort, exemple de fidélité totale est selon lui “une grâce pour tous les chrétiens, une bénédiction pour l’Église entière”.

 

 

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Les chrétiens d'Irak attendent le pape François

Les chrétiens d'Irak attendent le pape François

Du 5 au 8 mars le pape François se rendra pour la première fois en Irak pour un voyage historique. Rencontre avec les chrétiens d'Irak qui attendent leur pape, symbole de la reconstruction.

Bagdad, Nadjaf, Ur, Erbil, Mossoul et Qaraqoch, du 5 au 8 mars, le pape François se rendra Irak pour son premier voyage pontifical hors d’Italie depuis novembre 2019. Un voyage historique mais aussi symbolique pour donner un nouvel élan à la reconstruction du pays. Afin de bâtir à nouveau les maisons et les églises des chrétiens irakiens, mais aussi de construire la paix et favoriser le dialogue interreligieux avec leurs frères musulmans.
Pour RCF, Etienne Pépin est allé rencontrer les communautés qui vont accueillir François en Mésopotamie, le berceau de la civilisation.

 

Le pape en Irak : une lumière au milieu des ruines

Le pape François se déplacera ensuite dans la plaine de Ninive, notamment dans la cathédrale Al-Tahira de Mossoul, presque complétement détruite par Daesh. Abouna Noël, prêtre du diocèse fut l'un des premiers à revenir sur les lieux aprés les bombardements. "Ici c'est la ruine dans tout" décrit-il.

La présence du pape sur ces lieux ravagés est primordiale pour le prêtre : "pour moi c'est très important que le pape voit ces églises qui sont détruites, pour donner une image au monde entier de ce qu'a pu faire Daech."

 

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 Les villes irakiennes se pavoisent

 

LES ÉGLISES SE MOBILISENT POUR FAIRE REVENIR LES FIDÈLES

Les chrétiens irakiens n’ont pas abandonné la plaine de Ninive. Depuis le départ de Daesh en 2017, ils reviennent peu à peu. La ville de Qaraqosh comptait 50.000 chrétiens avant la guerre, 25.000 sont rentrés chez eux. À Mossoul, il y avait plus de 500 familles chrétiennes, seules 70 sont revenues. Les principales églises sont mobilisés pour faire revenir leurs fidèles exilés.

À Mossoul, tout a été détruit par Daesh, la ville est encore dévastée en ruine. Malgré cela, les communautés chrétiennes se reconstituent autour des églises dont la restauration a commencé. C’est le cas de la paroisse d’Al Bichara, un symbole. C'est l’église du camp de réfugiés d’Encawa près d’Erbil qui a été déplacé pierre par pierre pour être réinstallée et embellie, la seule église qui accueille la messe tous les dimanches à Mossoul. 

 

La façade en restauration de l'église Mar Thoma de Mossoul

 

UNE VISITE POUR LA PAIX, LA FRATERNITÉ ET LE DIALOGUE INTERRELIGIEUX

Le père Olivier Poquillon est en charge de la reconstruction du couvent dominicain de Mossoul. Il observe au coeur de sa vie quotidienne l'élan fraternel qui unit les chrétiens et les musulmans dans cette attente de la visite du pape. "Les musulmans sont trés attentifs et trés désireux que cette visite soit un succés [...] ils sont trés excités de renouer avec leurs racines, pas avec leur passé, avec leurs racines pour construire l'avenir" raconte-t-il.

Le voyage du souverain pontife en terre irakienne est un symbole fort pour les communautés chrétiennes mais aussi pour le dialogue interreligieux entre chrétiens et musulmans. "Ce que le pape vient promouvoir c'est précisément une religion qui est un mécanisme de paix, une démarche de paix" témoigne le père Olivier Poquillon. Il rappelle également : "je n'ai jamais vu une religion tenir un fusil, en revanche les Hommes, oui".

 

Le couvent des dominicains de Mossoul

 

LES CHRÉTIENS D’IRAK, UNE GRÂCE POUR L’ÉGLISE DANS LE MONDE

Devant la haine destructrice de Daech qui a dévasté l'Irak ces dernières années, on peut aisément se poser la question de la difficulté du pardon. Pourtant c’est une nécessité pour le patriarche des chaldéens, le cardinal Louis Raphaël Ier Sako, car “pardonner ce n’est pas une faiblesse c’est quelque chose de très positif.”

Il exprime toute sa fierté devant l’ardeur de la foi des chrétiens irakiens. “Imaginez-vous, 120 000 chrétiens qui laissent tout derrière eux pour être fidèle à leur foi", raconte-t-il admiratif. Cet acte fort, exemple de fidélité totale est selon lui “une grâce pour tous les chrétiens, une bénédiction pour l’Église entière”.
 

 

  

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Entretien exceptionnel avec l'archevêque de Mossoul : la douloureuse reconstruction des chrétiens d'Irak

Entretien exceptionnel avec l'archevêque de Mossoul : la douloureuse reconstruction des chrétiens d'Irak

Mgr Petros Mouche, archevêque de Mossoul, raconte, à quelques jours de la visite du pape, la reconstruction des chrétiens de son diocèse et la cohabitation avec les musulmans.

Aujourd'hui nous retrouvons Étienne Pépin à Qaraqosh, en Irak, pour un entretien exceptionnel avec Monseigneur Petros Mouche, archevêque de Mossoul. Dans cette émission en partenariat avec  Fraternité en Irak , l'archevêque, dont le diocèse a dû être délocalisé à Qaraqosh, raconte comment les chrétiens syriaques catholiques mais aussi chaldéens tentent de se reconstruire dans un pays ébranlé par des années de terrorisme islamiste

 


L'église  restaurée Al Tahira de Qaraqosh

 

 
 

La lente reconstruction des chrétiens irakiens

Mossoul, peuplée essentiellement de chrétiens, a été l'une des villes les plus impactées par les attaques de Daech ces dernières années. À cause de cela le diocèse a dû être délocalisé, une situation complexe qui a souvent obligé les syriaques catholiques de Mossoul à quitter leurs maisons et leurs paroisses.

"Nous avons maintenant à Qaraqosh presque 25 000 personnes alors qu'autrefois il y en avait 50 000, presque tous sont des syriaques catholiques, il y a quelques familles chaldéennes" explique l'archevêque. Même s'il y a encore beaucoup à faire, la reconstruction avance et petit à petit la vie recommence. L'archevêque décrit une atmosphère plus apaisée, pourtant l'éventualité d'un retour à Mossoul est encore trop prématurée pour une grande partie de la population chrétienne, profondément marquée par la violence du fanatisme de Daech.
 

Mgr Petros Mouche dans sa chapelle à Qaraqosh où son diocèse a du être délocalisé.

 

Partir ou rester ? le choix diffile des moussouliotes

À Mossoul, certains sont restés. Chaque dimanche, ils sont une cinquantaine à se retrouver à l'église Al-Bichara pour continuer à prier et propager le message du Christ malgré la peur. Pour l'archevêque Petros Mouche, c'est un "droit de conscience de continuer ce que nos pères ont commencé là-bas, nous sommes fiers d'être chrétiens et nous voulons que cette évangélisation chrétienne continue là-bas à Mossoul".

La majorité des familles n'ont pas rejoint Qaraqosh, mais se sont exilées à l'autre bout du monde, dont 1000 familles en Australie. Ils restent très attachés à leur terre de naissance et se sentent membres à part entière du diocèse de Mossoul. Certains commencent à revenir à Mossoul après s'être réfugiés en Occident . 

 

Chrétiens et musulmans : une cohabitation possible ?

Pour l'évêque de Mossoul, qui a grandi dans un village musulman, la cohabitation interreligieuse est naturelle. "Pour nous, vous savez, c'était pas une chose difficile, on vivait vraiment comme des frères, il n'y avait pas de différences entre nous" se souvient-il. Aujourd'hui les musulmans prennent à coeur la reconstruction du patrimoine chrétien.
Mgr Petros Mouche raconte avec émotion qu'un voisin musulman lui a proposé de donner 60 000 dollars pour reconstruire l'une des églises détruites par Daech.

"Il y a pas mal de musulmans qui commencent à sentir la honte de ce qu'a fait Daech et ils ne sont pas d'accord avec cela. Ils trouvent qu'il faut corriger ça avec l'amour, avec l'amitié, avec la bonne entente" explique-t-il. Un message qui résonne particulièrement quelques jours avant l'arrivée du pape en Irak. Une visite vécue comme " une grâce du ciel" par Mgr Petros Mouche. Un symbole fort pour les chrétiens d'Irak et pour l'apaisement des relations interreligieuses.

 

 

"Comme le pape est le signe de la grâce de Dieu, j'espère que cette grâce la fera son travail dans les âmes et la mentalité des gens pour créer cette relation entre nous et des rapprochements."

 

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En Irak, le pape François "va condamner la violence et l'inimitié", selon le patriarche Louis Raphaël Sako

En Irak, le pape François "va condamner la violence et l'inimitié", selon le patriarche Louis Raphaël Sako

Alors que le pape François arrive ce vendredi 5 mars en Irak, le patriarche de Babylone des Chaldéens Louis Raphaël Sako se réjouit du message de paix qu'il va porter.

Bagdad, Nadjaf, Ur, Erbil, Mossoul et Qaraqoch… Le pape François arrive en Irak aujourd’hui pour son premier voyage pontifical hors d’Italie depuis novembre 2019. Un voyage historique : c’est la première fois qu’un pape visite l’Irak. Jusqu’à lundi 8 mars, le souverain pontife va parcourir la Mésopotamie, le berceau de la civilisation, la terre d’Abraham. Une terre sainte martyrisée par le terrorisme. En Irak, le pape François est un pèlerin de la paix et de la fraternité qui vient consoler les chrétiens persécutés et soutenir tout un peuple qui souffre. Le patriarche Louis Raphaël Sako est l’invité de la Matinale RCF, depuis Bagdad. 

Un voyage symbolique après des années de terrorisme

C’est un voyage hautement symbolique que va effectuer le pape François à partir de ce vendredi 5 mars, et les endroits visités le seront tout autant. "Il visitera Mossoul qui a été ravagée par le fondamentalisme islamiste pour dire aux gens 'voilà le résultat du fondamentalisme isIamiste'", assure le patriarche Louis Raphaël Sako. 

Avec ces visites, le pape François enverra un message fort : "Il va condamner tout ce qui est violence et aussi inimitié. L’autre qui est différent de moi est mon frère. Ce n'est pas un ennemi que je dois effacer", précise Louis Raphaël Sako.

C’est effectivement dans un pays martyrisé par le terrorisme que le pape François se rend ce vendredi. Un terrorisme qui a contraint les chrétiens à l’exil, restés fidèles à leur foi. "Imaginez, dans une nuit, 120.000 chrétiens qui laissent tout derrière eux pour être fidèles à leur foi et vont vers l’inconnu. Ils auraient pu nier le christianisme et ils ont refusé. Cet exemple de fidélité des chrétiens d’Irak c’est une bénédiction pour l’Église entière", témoigne le patriarche de Babylone des Chaldéens.

L'importance du discours interreligieux, avec les musulmans

Le pape François rencontrera également l’ayatollah Ali Al-Sistani, une figure chiite iranienne très influente en Irak. Un message fort pour le dialogue interreligieux. "Le pape qui vient d'Argentine n’avait pas d’idée sur les musulmans et le premier discours d’intronisation n’a pas mentionné les musulmans. Petit à petit, il a découvert l’importance du dialogue avec les musulmans. Cette rencontre avec Al-Sistani est très importante", commente Louis Raphaël Sako.

En Irak, la solidarité entre les musulmans et les chrétiens s’est notamment traduite par l’aide de musulmans dans la reconstruction d’églises, détruites par Daech. "C’était très beau, se souvient le patriarche Louis Raphaël Sako. Tous ont souffert de Daech et aussi d’Al Qaïda. C’est une expression très profonde de solidarité entre chrétiens et musulmans."

Le pape célébrera une messe selon le rite chaldéen

C’est donc en Terre Sainte, dans le berceau de la civilisation que le pape François est attendu. Dans la cathédrale Saint-Joseph de Bagdad, le pape célébrera une messe selon la liturgie orientale et un rite chaldéen. "On saute de joie pour cette célébration", se réjouit le patriarche Louis-Raphaël Sako avant d’ajouter : "Moi je lui ai écrit un petit mot : ‘Vous êtes le pape de tous les catholiques'".

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En Irak, la fidélité des chrétiens contraints à l'exil

En Irak, la fidélité des chrétiens contraints à l'exil

Du 5 au 8 mars, le pape François se rendra Irak. Un pays meurtri dans lequel les chrétiens de la plaine de Ninive ont fui l’invasion de Daesh entre 2014 et 2017. Reportage.

Bagdad, Nadjaf, Ur, Erbil, Mossoul et Qaraqoch… Du 5 au 8 mars, le pape François se rendra Irak pour son premier voyage pontifical hors d’Italie depuis novembre 2019. Ce voyage est historique : c’est la première fois qu’un pape visite l’Irak. RCF vous propose une programmation spéciale pour comprendre les enjeux de ce voyage. Toute la semaine l’actualité chrétienne de la matinale sera consacrée à ce voyage pour la paix et la fraternité dans un pays martyrisé. Premier épisode ce matin consacré aux chrétiens de la plaine de Ninive qui ont fui l’invasion de Daesh entre 2014 et 2017. Aujourd’hui, il y a environ 400.000 chrétiens en Irak, 1% de la population. Il y a 20 ans, ils étaient 1,5 millions. 

Une terre sainte sur laquelle s'est développé le christianisme

L’Irak est une Terre Sainte. En Mésopotamie, le berceau de la civilisation, on traverse l’histoire de la Bible, comme les prophètes Ezéchiel, Daniel ou Jonas entre le Tigre et l’Euphrate de Babylone à Ninive et passant bien sûr par Ur en Chaldée, la ville d’Abraham. Une terre sainte sur laquelle s’est développé le christianisme des premiers témoins de Jésus et d’où sont partis les premiers évangélisateurs. Une terre sainte sur laquelle les chrétiens sont martyrisés depuis 20 ans et qu’ils ont fui avec l’arrivée de Daesh en 2014 parce qu’ils voulaient rester fidèles au Christ. ​"Imaginez-vous, dans une nuit 120.000 chrétiens qui laissent tout derrière eux pour être fidèles à leur foi. Ils pouvaient rester et nier le christianisme et garder leur propriété mais ils ont refusé. Cet exemple de fidélité des chrétiens d’Irak c’est une bénédiction pour l’Église entière", témoigne le patriarche de Babylone des Chaldéens, Louis Raphaël Sako.

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Cathédrale Al Tahira de Mossoul - Photo : Etienne Pépin

Les églises se mobilisent pour faire revenir les fidèles

Les chrétiens irakiens n’ont pas abandonné la plaine de Ninive. Depuis le départ de Daesh en 2017, ils reviennent peu à peu. La ville de Qaraqosh comptait 50.000 chrétiens avant la guerre, 25.000 sont rentrés chez eux. À Mossoul, il y avait plus de 500 familles chrétiennes, seules 70 sont revenues. Les principales églises sont mobilisés pour faire revenir leurs fidèles exilés.

À Mossoul, tout a été détruit par Daesh, la ville est encore dévastée en ruine. Malgré cela, les communautés chrétiennes se reconstituent autour des églises dont la restauration a commencé. C’est le cas de la paroisse d’al Bichara, un symbole. C'est l’église du camp de réfugiés d’Encawa près d’Erbil qui a été déplacé pierre par pierre pour être réinstallée et embellie, la seule église qui accueille la messe tous les dimanches à Mossoul. 

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Abouna Emmanuel, de la paroisse Al Bichara de Mossoul - Photo : Etienne Pépin

Les chrétiens d’Irak sont les héritiers des plus anciennes traditions de l’Église. De rites syriaques catholiques ou chaldéens, ils célèbrent la messe en araméen, pour les consoler, les encourager. Lors de son voyage à Bagdad, le pape François célèbrera la messe dans la langue du Christ.

 

Une émission réalisée en partenariat avec Fraternité  en Irak

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Le pape en Irak : une consolation pour les chrétiens éprouvés par des années de terrorisme islamiste

Le pape en Irak : une consolation pour les chrétiens éprouvés par des années de terrorisme islamiste

Dans trois jours le pape arrivera en Irak où il visitera les églises détruites par Daech et rendra hommage aux victimes des attentats. Une visite attendue par les chrétiens et les musulmans.

Dans ce deuxième épisode, en partenariat avec Fraternité en Irak, consacré à la visite du pape en Irak, Étienne Pépin, le rédacteur en chef de RCF, visite les lieux dévastés par le terrorisme islamique où le pape ira dans quelques jours pour rendre hommage aux victimes.
Par ce pèlerinage, le pape François lance un signe fort aux chrétiens d'Irak, mais aussi aux musulmans, qui souhaitent reconstruire un pays écorché vif mais en soif de renouveau.

 

  Peintures à l'effigie du pape sur les murs de la Cathédrale Sayedat al Najat

 

Un hommage aux victimes de l'attentat de la cathédrale Sayidat al Najat de Bagdad

Le 31 octobre 2010, un commando islamiste de l'État Islamique s'introduit dans la cathédrale Sadiyat al Najat où est célébrée la messe dominicale et vise l'assemblée. L'évêque syriaque, Mgr Youssef Abba raconte : "Il y avait le prêtre qui était là-bas, il a fini de lire l'Évangile, il voulait commencer l'homélie et il y a quelqu'un qui l'a frappé, il est tombé devant l'autel et il est mort". Quarante-huit autres paroissiens ont été victimes de cet attentat. Depuis la cathédrale a été restaurée et un monument en mémoire des victimes érigé. 

Les murs, encore marqués par l'assaut, sont aujourd'hui recouverts de peintures à l'effigie du pape, dessinées par de jeunes musulmans. Un symbole fort montrant le désir de reconstruction des liens fraternels entre chrétiens et musulmans meurtris par des années de violence.

 

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Mgr Youssef Abba, évêque syriaque catholique de Bagdad

 

Le pape en Irak : une lumière au milieu des ruines

Le pape François se déplacera ensuite dans la plaine de Ninive, notamment dans la cathédrale Al-Tahira de Mossoul, presque complétement détruite par Daesh. Abouna Noël, prêtre du diocèse fut l'un des premiers à revenir sur les lieux aprés les bombardements. "Ici c'est la ruine dans tout" décrit-il.

La présence du pape sur ces lieux ravagés est primordiale pour le prêtre : "pour moi c'est très important que le pape voit ces églises qui sont détruites, pour donner une image au monde entier de ce qu'a pu faire Daech."
 

 

 

Le Père Abouna Noël devant les ruines de la Cathédrale Al-Tahira de Mossoul

 

Rebâtir la confiance entre chrétiens et musulmans

La citation biblique choisie pour le voyage du pape en terre irakienne est celle tirée de l'Évangile de Saint Mathieu : "Vous êtes tous frères". C'est ce message que la pape François veut incarner afin de donner un nouveau souffle aux relations entre chrétiens et musulmans pour qu'ensemble ils puissent se reconstruire.

 Dans la lignée de son voyage à Abu Dhabi, en 2019, le pape continuera en Irak à promouvoir le dialogue interreligieux comme l'explique le Père Olivier Poquillon, en charge de la reconstruction du couvent dominicain de Mossoul, pour qui il est primordial de rebâtir la confiance entre chrétiens et musulmans.  

 

Une émission réalisée en partenariat avec Fraternité  en Irak

 

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"Vous êtes tous frères", la devise hautement symbolique du voyage du pape en Irak

"Vous êtes tous frères", la devise hautement symbolique du voyage du pape en Irak

Dans la lignée de son voyage à Abu Dhabi, la visite du pape en Irak est un signal fort pour renforcer le dialogue interreligieux entre les communautés musulmanes et chrétiennes.

Dans ce troisième épisode consacré au voyage du pape en Irak, en partenariat avec l'association Fraternité en Irak, Étienne Pépin recueille les témoignages de paroissiens chrétiens pratiquant leur foi dans un pays à majorité musulmane.

Renforcer le dialogue interreligieux entre les deux communautés est une priorité pour le souverain pontife qui a choisi comme devise pour sa visite  "Vous êtes tous frères" tiré de l'Évangile selon Saint Matthieu. 

 

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Façade de l'eglise Mar Thoma de Mossoul en pleine rénovation

 

Musulmans et chrétiens d'Irak : une volonté de dialogue à renforcer

Après des années de violence et de méfiance, musulmans et chrétiens doivent réapprendre à vivre ensemble. Pour Abouna Pios, le curé de la paroisse Mar Thoma à Mossoul, le dialogue interreligieux est nécessaire mais encore trop fragile, "ce n'est pas encore une mentalité de dialogue" constate-t-il.

Depuis les massacres perpétués par Daech, la confiance est compliquée à rétablir. Pourtant jusqu'en 2014 les deux communautés vivaient bien l'une avec l'autre. Aujourd'hui petit à petit les liens se renforcent entre chrétiens et musulmans. Ces derniers sont particulièrement actifs dans la reconstruction des églises.

 

 

"Sans les chrétiens, on est entre sunnites et chiites, avec les chrétiens on peut être irakiens."

 

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Les murs des abords de la cathédrale Seyedat Al Najat de Bagdad décorés par des musulmans
 

Une foi difficile à vivre pour les chrétiens irakiens

Maryam est paroissienne à Bagdad. Elle témoigne de la difficulté à pratiquer sa religion aujourd'hui en Irak pourtant elle "garde la foi tout le temps et partout et s'il n'est pas possible de prier à l'église nous prions à la maison, c'est un défi permanent."

Pour Rina il est crucial que musulmans et chrétiens renforcent leurs liens, la visite du pape est très symbolique en ce sens. "J'espère que cette visite du pape va nous aider à avancer, j'espère que les musulmans irakiens vont comprendre que c'est possible de vivre ensemble en paix" témoigne-t-elle.

Pour le père Olivier Poquillon, responsable de la reconstruction du couvent des dominicains à Mossoul, le dialogue interreligieux est un enjeu majeur pour la reconstruction du pays. "Il s'agit pour le pape François de prôner la sortie de ce statut de minorité pour aller vers la pleine citoyenneté, et pas seulement des chrétiens, mais la pleine citoyenneté de tous."

 

Une émission réalisée en partenariat avec Fraternité  en Irak

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À Ur, le pape rencontrera les minorités religieuses héritières d'Abraham

À Ur, le pape rencontrera les minorités religieuses héritières d'Abraham

Samedi, le pape rencontrera les minorités religieuses persécutées d'Irak. Yézidis, mandéens et kakaïs se retrouveront à Ur, ville d'origine d'Abraham, pour prier avec François et le monde.

Dans la Bible, c'est de "Ur des chaldéens" que Dieu a fait sortir Abraham le « Père des croyants » pour le mener au pays de Canaan. Abraham est le père commun des juifs, des chrétiens, des musulmans mais également d'autres minorités religieuses persécutées comme les yézidis, les mandéens ou les kakaïs, adeptes du yarsanisme. Le pape les rencontrera samedi à Ur.

Etienne Pépin, le réacteur en chef de RCF, a recueilli le témoignage de Faraj-Benoit Camurat, directeur de l'association Fraternité en Irak, trés présente sur le terrain et du Sheikh Sattar Al Helou, guide spirituel des mandéens.

 

Le temple mandéen de Bagdad
 

 

Chrétiens, yézidis, mandéens, kakaïs : minoritaires mais tous frères

Les mandéens, appelaient aussi sabéens ou baptistes par leurs voisins, n'étaient que 5000 en 2007, les kakaïs, eux, occupent une trentaine de villages du Kurdistan irakien. Yézidis, mandéens ou kakaïs ont beaucoup souffert des politiques d'assimilation et d'homogénéisation ethniques défendues par le gouvernement irakien dans les années 70.

Faraj-Benoit Camurat, directeur de Fraternité en Irak, venait initialement, avec l'association, soutenir les communautés chrétiennes également persécutées. Ces dernières lui ont fait découvrir l'existence de ces minorités trop souvent oubliées. "Ce sont les chrétiens qui nous ont fait découvrir, les yézidis, les mandéens et les kakaïs, ce sont eux qui nous ont dit "on a des frères pour qui c'est encore pire que nous et il faut aussi les aider" c'est la qu'on découvre cette fraternité qui dépasse le cadre des religions" témoigne-t-il.

 

Le Sheikh Sattar Al Helou, le guide spirituel des mandéens, en pleine discussion avec Faraj-Benoit Camurat, directeur de Fraternité en Irak

 

 

À Ur, les enfants d’Abraham reliront ensemble le récit de la vocation de leur père au chapitre 17 de la Genèse : « Je fais de toi le père d’une multitude de nations. Je te ferai porter des fruits à l’infini... »

 

La visite du pape aux minorités religieuses : un geste biblique

En rassemblant la descendance, aussi nombreuse que les étoiles du ciel promise à Abraham par Dieu dans la Genèse, c'est un geste biblique que s'apprête à effectuer le pape, samedi prochain à Ur. Pour Faraj Benoit Camurat "c'est une manière de reprendre l'Histoire, c'est un message qui va être universel, la figure d'Abraham touche quand même énormément de civilisations".

Le Sheikh Sattar Al Helou, guide spirituel des mandéens, rencontrera le pape à Ur. "Nous levons nos prières tous à Dieu depuis la cité d'Abraham, ami de Dieu, notre père à tous. Le pape François, le pape de tous, nous l'attendons depuis longtemps [...] nous avons besoin de beaucoup de prières, beaucoup de travail et beaucoup d'efforts pour la paix" annonce-t-il. 

 


Sheikh Sattar Al Helou, le guide spirituel des mandéens

 

Une émission réalisée en partenariat avec Fraternité  en Irak

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En Irak, le voyage du pape François est un symbole de paix et d'espérance

En Irak, le voyage du pape François est un symbole de paix et d'espérance

Le pape François arrive en Irak ce vendredi 5 mars. Un voyage sur une terre sainte martyrisée par le terrorisme et dont les chrétiens attendent beaucoup. Reportage.

Le pape François arrive en Irak ce vendredi pour son premier voyage pontifical hors d’Italie depuis novembre 2019. Un voyage historique: c’est la première fois qu’un pape visite l’Irak. Jusqu’à lundi, le souverain pontife va parcourir la Mésopotamie, le berceau de la civilisation, la terre d’Abraham. Une terre sainte martyrisée par le terrorisme. En Irak, le pape François est attendu comme un pèlerin de la paix et de la fraternité, qui vient consoler les chrétiens persécutés et soutenir tout un peuple qui souffre. Reportage.  

Un voyage pour la paix et la fraternité

"Je viens comme un pèlerin, pour implorer du Seigneur le pardon et la réconciliation après des années de guerre et de terrorisme, pour demander la consolation des cœurs et la guérison des blessures." Voici la prière du pape à la veille de son départ pour l’Irak. Un voyage pour la paix et la fraternité dans un pays martyrisé qui attend beaucoup de cette visite du successeur de Saint Pierre sur les pas d’Abraham. François vient pour tous les Irakiens quelle que soit leur religion. "Le Saint Père a dit 'Tous, musulmans, chrétiens je veux partager leurs souffrances, je veux les consoler'", explique Mgr Youssef Abba, l’évêque syriaque catholique de Bagdad. 
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Les Irakiens attendent le pape François. Dans un bus près de l'aéroport de Bagdad. Photo: Etienne Pépin

L'espoir des fidèles chrétiens pour une vie meilleure

Le pape promet d’apporter la caresse affectueuse de toute l’Église à l’Irak et au Moyen-Orient martyrisé. C’est bien la tendresse et l’encouragement d’un père que souhaitent les fidèles de la cathédrale chaldéenne Mar Youssef de Bagdad. "Nous souhaitons que le pape provoque un changement pour plus de sécurité pour les chrétiens et pour les Irakiens en général. Nous pensons que la venue du Saint Père est un encouragement à rester vivre ici", affirme l’une des fidèles. 

Et même si les contraintes sanitaires empêchent la majorité des Irakiens d’apercevoir et de saluer le pape, sa venue suscite beaucoup de ferveur. "Le pape est un homme de paix et on espère qu’il apportera la paix à Mossoul. J’espère, avec la visite du pape, que cette ville sera meilleure. Malheureusement on ne va montrer au pape que les ruines de Mossoul, alors que de nombreuses églises ont été restaurées", regrette Abouna Emmanuel, le curé de la paroisse syriaque catholique Al Bichara de Mossoul qui accueillera le pape dans la plaine de Ninive. 

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Un habitant de Qaraqosh. Photo: Etienne Pépin

Le pape François, un pèlerin aux dimensions universelles

Une visite en Irak aux dimensions du monde. "La présence du pape c’est l’appel à donner un témoignage essentiel pour l’humanité", confie Jean-Paul, fidèle de la paroisse francophone d’Erbil, qui souhaite que le pape soit véritablement un pèlerin aux dimensions universelles.

À la veille de son départ pour la Mésopotamie, le pape François a eu ces mots pour les Irakiens: "Je viens maintenant sur votre terre bénie et blessée comme un pèlerin de l'espérance".

La musique du voyage du pape François en Irak a été répétée par les jeunes musiciens à Erbil. Le voyage du pape François commence ce vendredi 5 mars par une rencontre officielle avec les autorités civiles et religieuses du pays avant une visite de la cathédrale Sayedat à Najat, la même où le 31 octobre 2010 un attentat islamiste à fait plus de 50 morts pendant une messe.

 

Une émission réalisée en partenariat avec Fraternité  en Irak

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