Sr. Véronique Margron: ce "fondement évangélique" qui "ne rend pas possible les options extrêmistes"

À l'approche du second tour de l'élection présidentielle, la Corref a publié un communiqué pour rappeler quel est le "socle commun" des religieux, l'Évangile.

En ces jours d’élections capitales pour l’avenir de notre pays, nous, Conférence des Religieuses et Religieux de France (CORREF), nous nous sentons héritiers d’une tradition d’accueil de tout un-chacun - quelle que soit sa condition, sa religion ou sa nationalité -, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu.
Engagés à créer du lien entre les personnes et riches de la dimension internationale de nos Instituts, nous refusons de souscrire à toute logique de discrimination, de repli sur nous-mêmes, d’exclusion et de peur.

Communiqué de presse de la Corref, le 2 mai 2017

 

02.05.2017 | La Conférence des religieux et religieuses de France (Corref) vient de publier un communiqué, intitulé "Optons pour la fraternité, l’ouverture, l’hospitalité". Un texte publié pour "rappeler les enjeux fondamentaux de la vie ensemble", précise Sr. Véronique Margron, membre de la congrégation des Sœurs de la charité dominicaines de la Présentation, et présidente de la Corref.

 



 

la corref ne donne pas de consigne de vote

"Nous refusons de souscrire à toute logique de discrimination, de repli sur nous-mêmes, d’exclusion et de peur", est-il précisé dans le communiqué. La Corref, comme l'explique Sr. Véronique Margron, "n'a pas vocation à appeler pour l'un des candidats". Au sein du "peuple" des religieux, "chacun en conscience fera ce qu'il croit juste de faire".
 

Le fondement évangélique "ne rend pas possible des options extrêmistes"

 

un socle commun, l'Évangile

Avec ce communiqué, la Corref a voulu manifester son "souci" de rappeler quel est le "socle commun" des religieux et des religieuses. Socle qui "provient du fondement évangélique" et qui "ne rend pas possible des options extrêmistes, des options xénophobes, des options qui en effet sont basées sur la peur, sur le rejet d'une population par rapport à une autre".
 

Il ne s'agit pas "simplement d'aller voter mais aussi, au jour le jour, de tisser de la fraternité"

 

au quotidien tisser la fraternité

Sr. Véronique Margron rappelle également l'importance du vote, "une obligation morale dans une démocratie". Mais elle affirme, dans une société "profondément brisée, douloureuse", qu'il ne s'agit pas "pas simplement d'aller voter mais aussi au jour le jour, de tisser de la fraternité".
 

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Sr. Véronique Margron, interrogée par Pauline de Torsiac

 

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