SYNODE | En 2018, l'Église donne la parole aux jeunes

16 mars 2018 Par

Du 3 au 28 octobre 2018, un synode des évêques se déroulera à Rome sur le thème: "Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel".

Après le synode sur la famille, l’Église exprime sa volonté de mieux accompagner les jeunes du XXIè siècle et de les rejoindre dans ce qu'ils vivent. Du 3 au 28 octobre 2018, les évêques du monde entier seront réunis en synode pour réfléchir au thème: "Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel". Et avant la réunion des évêques, en guise de préparation le pape François a réuni 300 jeunes pour un pré-synode à Rome, du 19 au 24 mars 2018.
 

"Le malaise économique et social des familles, la façon dont les jeunes assument certains traits de la culture contemporaine et l’impact des nouvelles technologies requièrent une plus grande capacité de répondre au défi éducatif dans son acception la plus large."
Pape François

 

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En attendant le synode: Un document préparatoire

En vue du Synode 2018 sur la jeunesse, le document préparatoire, ou lineamenta, a été présenté le 13 janvier 2017. Un texte qui devrait permettre de guider la réflexion des personnes engagées dans la pastorale des jeunes, dans les diocèses du monde entier.
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À lire, la Lettre du pape aux jeunes

À l’occasion de la présentation du Document préparatoire, le pape François a adressé une lettre aux jeunes. Un beau texte où le pape reprend les paroles de Dieu à Abraham, dans la Bible: «Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai.» (Gn, 12, 1). Quitter son foyer, ses parents pour bâtir sa propre vie: mais pour aller? Comment faire des choix? C'est là tout l'enjeu au cœur du discernement vocationnel. Le souverain pontife montre par cette lettre que l'Église souhaite être proche des jeunes en ce moment important de leur vie.
 

À Cracovie, lors de l’ouverture de la dernière Journée Mondiale de la Jeunesse, à plusieurs reprises je vous ai demandé: «Peut-on changer les choses?».
Et vous avez crié ensemble un retentissant «oui!». Ce cri naît de votre cœur juvénile qui ne supporte pas l’injustice et ne peut se plier à la culture du déchet, ni céder à la globalisation de l’indifférence.
Écoutez ce cri qui monte du plus profond de vous! Même quand vous ressentez, comme le prophète Jérémie, l’inexpérience due à votre jeunesse, Dieu vous encourage à aller là où Il vous envoie: «N'aie aucune crainte […] car je suis avec toi pour te délivrer» (Jr 1, 8).

 

SYNODE | Un pré-synode très riche en enseignements

Le pré-synode s'est achevé samedi 24 mars dernier au Vatican. Retour sur cet événement qui pose les bases du futur synode d'octobre 2018 dans le dossier de la rédaction.

Dimanche dernier au Vatican, à la fin de la messe des Rameaux place St Pierre, un jeune Panaméen a remis au pape François le document réalisé par les participants du pré-synode qui s’est achevé la veille. Du 19 au 24 mars dernier, 300 jeunes du monde entier ont travaillé ensemble et 15 000 autres ont apporté leur contribution par Facebook pour produire ce texte qui nourrira le travail des évêques en octobre prochain lors du synode sur "les jeunes, la foi et le discernement des vocations".
 

Une Eglise moins moralisatrice et qui reconnaît ses erreurs

Ce texte porte véritablement la marque de la rencontre des jeunes avec le pape François lundi 19 mars, en ouverture du pré-synode. C’est ce qu’explique l’une des déléguées envoyés par la Conférence des évêques de France, Eugénie Paris. Dans ce texte, les jeunes n’ont pas hésité à interpeller l’Eglise, la jugeant "parfois excessivement sévère ou moraliste", lui demandant de ne pas craindre de se montrer vulnérable et surtout de "reconnaître ses erreurs passées et présentes".

Le texte évoque les abus sexuels et la mauvaise gestion financière. Ailleurs, le document explique que "pour certains jeunes, l’Eglise a développé une culture qui se focalise sur les membres de l’institution et non sur la personne du Christ. D’autres jeunes voient les responsables religieux comme déconnectés des réalités et plus intéressés par les tâches administratives que par la recherche de la construction d’une communauté".
 

Davantage de femmes et de jeunes engagés dans le leadership ecclésial

Et puis, à quatre reprises au moins, il est question de la place des femmes dans l’Eglise. On peut lire par exemple que "certaines jeunes femmes ont le sentiment qu’il y a un manque de modèles féminins de leaders au sein de l’Eglise quand elles souhaiteraient faire don de leurs capacités intellectuelles et professionnelles à l’Eglise".

Et le souhait de faire émerger des leaders ne concerne pas seulement les jeunes femmes. Les jeunes disent leur souhait que l’Eglise les implique plus dans ses processus de décision et leur offre davantage de rôles de leadership. C’est ce qu’explique Melchior Poisson, 28 ans, séminariste chez les légionnaires du Christ, participant du pré-synode.

Une autre interpellation des jeunes aux responsables ecclésiaux concerne Internet et les réseaux sociaux. Anne Thibout, la coordinatrice pour la France des JMJ de Panama était justement chargée d’animer la page Facebook francophone de ce pré-synode. Elle nous en dit plus sur ce que les jeunes écrivent dans leur document à ce sujet.
 

Une pluralité d'expériences et de témoignages

Ce document pré-synodal est riche, foisonnant même. Certains jeunes participants ont d’ailleurs pu regretter qu’il ne soit pas plus synthétique et ordonné. Cela dit, l’assemblée pré-synodale était tellement diverse et le souhait de respecter toutes les expériences si fort qu’il était difficile de faire autrement. C’est ce qu’explique Romain Berthelot délégué de la Communauté du Chemin Neuf.

Cette pluralité des expériences est donc présentée dans le document qui liste aussi des points de désaccord entre jeunes : "contraception, avortement, homosexualité, cohabitation, mariage et comment la prêtrise est perçue dans les différentes réalités de l’Eglise".  Selon le document, certains voudraient "voir l’Eglise changer ses enseignements ou au moins avoir accès à de meilleures explications et formations sur ces questions". Mais le texte affirme que "les jeunes catholiques, dont les convictions sont en conflit avec les enseignements officiels, veulent rester dans l’Eglise". A contrario il est écrit que "beaucoup de jeunes catholiques acceptent ces enseignements et trouvent en eux une source de joie".
 

Les jeunes ouverts au dialogue avec l'Eglise

La première partie du texte, la plus longue, est consacrée à un état des lieux de la situation des jeunes dans le monde. Il y est pas exemple question de ce dont rêvent les jeunes pour leur avenir, des rêves très divers : rêves d’une vie meilleure et d’un ailleurs dans les pays les plus pauvres, rêves de paix là où règne la guerre, rêves centrés sur le développement personnel et l’auto-réalisation dans les pays occidentaux. Mais parfois, écrivent-il, "nous finissons par abandonner nos rêves à cause de la peur qui est la nôtre, des pressions socio-économiques qui détruisent nos espoirs".

Un point revient également à plusieurs reprises dans le texte : le besoin manifesté par les jeunes d’être accompagnés par des adultes formés pour cela. Le texte s’achève sur ces quelques phrases qui sonnent un peu comme un avertissement : "Nous sommes ravis d’avoir été pris au sérieux par les responsables hiérarchiques de l’Eglise et nous pressentons que ce dialogue entre les jeunes et les plus âgés dans l’Eglise est vital, et que cela va porter du fruit. Ce serait dommage que ce dialogue ne puisse pas continuer et grandir ! Cette culture d’ouverture est extrêmement saine pour nous".
 

Pour retrouver le dossier de la rédaction sur le synode des jeunes, cliquez ici

[Pré-synode] Adrien Louandre: ouvrir l'Eglise à tous

[Pré-synode] Adrien Louandre: ouvrir l'Eglise à tous

Adrien Louandre est l'un des 3 jeunes délégués envoyés à Rome par les évêques de France. Pour lui, miséricorde et ouverture doivent être les maîtres-mots pour l'Eglise.

Avant même de devenir chrétien -il a été baptisé en 2015- Adrien Louandre était "fan" du pape François, suivant ses moindre faits et gestes, adhérant de manière forte à ses paroles, notamment sur l'écologie, et les migrants. Autant dire que le rencontrer lundi, jour d'ouverture du pré-synode à Rome, fut pour lui un grand moment! Il a été particulièrement touché par les mots du pape sur les jeunes en souffrance. 

Car le jeune homme rêve d'une Eglise "plus ouverte, où la miséricorde est au centre". Une Eglise ouverte aux homosexuels, une Eglise en dialogue avec les non-croyants et les croyants d'autres religions. Une Eglise qui prête attention aux jeunes qui souffrent, qui les accompagne, qui leur offre des espaces où ils puissent exprimer leurs souffrances, leurs problèmes, mais aussi leurs désirs et leurs rêves. 

"Ce qui m'a vraiment surpris au pré-synode" condie Adrien Louandre, "c'est qu'il y a un consensus : on est pas tous d'accord sur tous mais on s'écoute". Alors, pas de débats entre jeunes de différents continents?  "On a eu quelques débats avec l'Eglise africaine qui n'a pas la même réalité sur certaines questions, explique-t-il. Par exemple, nous les 3 délégués de la Cef (Conférence des évêques de France), essayons de porter la question du célibat non choisi, ils ne comprennent pas, c'est trop loin de leur réalité, alors on leur explique, il y a une bienveillance, un désir de comprendre". Et à la fin, raconte-t-il, celui qui ne comprenait pas dit: "ah, d'accord, je comprends ta réalité et je me range à ton avis puisque tu connais ta réalité". 

Et s'il y avait un mot-clé au coeur de ces échanges bienveillants et de ce désir commun de contribuer à faire vivre l'Eglise, ce serait encore la miséricorde. "Pour moi, témoigne Adrien Louandre,  la miséricorde c'est de dire : je ne sais pas forcément qui tu es, mais nous avons le même Père donc tu es mon frère, tu es ma soeur. Tu as tes douleurs, ton histoire, je t'aime parce que tu es mon frère, ma soeur et je t'accepte avec tout ce que tu es. Et c'est après que viennent le dogme et les règles". 

[Pré-synode] Kofi Espoir Kato, confronté pour la première fois à l'athéisme

[Pré-synode] Kofi Espoir Kato, confronté pour la première fois à l'athéisme

Séminariste togolais, Kofi Espoir Kato a été très surpris de l'intervention d'un jeune français, affirmant son athéisme au pape. Une raison supplémentaire pour lui d'annoncer le Christ.

Kofi Espoir Kato, est en 3ème année de théologie au grand séminaire interdiocésain Saint Jean Paul II de Lomé.  Sa vocation de prêtre est née de l'exemple des prêtres rencontrés dans sa paroisse. Il veut "transmettre Dieu au monde qui en a tant besoin". 

Lorsqu'il a entendu lundi matin, le jeune français, Maxime Rassion, s'adresser au pape, en professant son athéisme, Kofi Espoir a été décontenancé : ce qui paraît tout à fait banal a des Européens était pour lui totalement inédit, presque choquant. Pas de condamnation pourtant de sa part, juste une immense surprise et un désir renforcé de "faire partager aux autres jeunes la joie d'être chrétien". Et quand même un sérieux doute sur la possibilité d'être heureux en choisissant de vivre sans le Christ : "le jeune qui n'arrive pas à intégrer le Christ à sa manière de vivre, je lui dirais qu'il lui manque quelque chose"

Kofi Espoir témoigne de la fraternité au sein de son groupe de travail entre jeunes francophones, une fraternité qui ne va pas s'arrêter dimanche à la fin du synode. "Nous avons déjà un groupe What's app, dans lequel nous conversons, nous nous envoyons des images", raconte-t-il. "Je crois que ce groupe va perdurer après le synode et cela nous permet de tisser des relations pour l'avenir". L'avenir, justement, pour loi, c'est une probable ordination diaconale dans quelques mois, et la poursuite de la mission commencée au pré-synode : "en rentrant au pays, nous ne sommes pas en fin de mission. Comme à la fin de la messe, nous sommes invités à aller annoncer l'Evangile à nos frères. C'est plutôt le commencement d'une autre mission". 

 

[Pré-synode] Eugénie Paris, renouvelée dans son enthousiasme missionnaire

[Pré-synode] Eugénie Paris, renouvelée dans son enthousiasme missionnaire

Eugénie Paris est responsable de la pastorale étudiante à Rouen. Elle est l'une des 3 délégués des évêques de France pour le pré-synode. Elle rentre à Rouen porteuse d'idées nouvelles.

Pour Eugénie Paris comme pour tous les participants du pré-synode, le moment fort de cette réunion pré-synodale restera la rencontre avec le pape le lundi 19 mars. Pour Eugénie, orginaire de Rouen, ville du père Hamel, ce fut particulier : "je lui ai remis la prière pour la béatification du père Hamel. Je lui ai dit que les jeunes de France priaient pour lui et que nous l'attendions en France, je ne sais pas s'il a vraiment compris... En voyant l'image du père Hamel, il m'a pris la main, il a réfléchi et ensuite il m'a dit : je prie pour qu'il devienne saint". Puis lorsque le pape a pris la parole  devant tous les jeunes,"il s'est exprimé sans filtre et a appelé les jeunes à s'exprimé sans filtre", donnant ainsi le ton du pré-synode selon Eugénie. 

Les délégués se sont ensuite mis au travail au sein de groupes linguistiques pour élaborer un texte qui sera remis dimanche au pape. Eugénie a été "c'est très difficile de faire ce travail en trois jours, on pourrait se dire qu'il faudrait prendre 6 mois pour avoir un document de quelques pages rédigé par des jeunes du monde entier avec des réalités très très différentes ". La jeune femme voit là un signe de l'action de l'Esprit saint. Elle raconte comment dans son groupe, un grand débat s'est instauré sur la manière de présenter Jésus : "on avait du mal à expliquer cette relation entre la relation entre la figure de Jésus aujourd'hui et les jeunes". Même si "l'exercice a été très fastidieux, il a été très enrichissant" affirme-t-elle, "ça m'a permis de davantage formuler ma foi et de me situer par rapport à l'Eglise et à la manière dont elle parle aujourd'hui". 

Et au-delà de la satisfaction d'avoir contribué à une réflexion collective sur la mission de l'Eglise, Eugénie Paris rentrera en France, forte d'idées nouvelles, ou de confirmation d'intuitions dont elle était déjà porteuse. Par exemple, avant le pré-synode, elle portait l'idée de la création d'une petite fraternité missionnaire d'étudiants qui se retrouveraient régulièrement pour des temps fraternels et pour prier et qui se mettraient au servir d'une paroisse rurale pour construire avec elle un projet d'évangélisation. Au pré-synode, de jeunes africains ont dit aux européens: "il faut réévangéliser ces campagnes, pourquoio vous ne faites rien, pourquoi vous ne mettez pas l'énergie qui est présente dans les villes au service des campagnes?" Elle rentre convaincue de la pertinence de son intuition. 

 

[Pré-synode] Michele Bellini ou l'engagement d'un jeune chrétien européen

[Pré-synode] Michele Bellini ou l'engagement d'un jeune chrétien européen

Invité au synode au titre de son engagement politique au service de l'Europe, Michele Bellini estime que le monde politique et l'Eglise ont un impératif commun: sortir de leur bulle.

Michele Bellini, jeune italien de 26 ans, a été invité au pré-synode au titre de son engagement politique et culturel, un engagement au service de la formation à la citoyenneté européenne et de la création d'une opinion publique transnationale.  A Paris, il travaille à l'école des Affaires internationales de Sciences po et fait aussi partie de l'Académie Notre Europe de l'Institut Jacques Delors."L'Europe ce ne sont pas seulement des institutions mais c'est dabord des citoyens et un modèle de vie et de société qu'il faut défendre" affirme-t-il. 

S'il a accepté de participer au pré-synode, c'est parce qu'il croit que "la religion et la politique ont une chose en commun: c'est l'être humain". Pour lui, dans des textes de la doctrine sociale de l'Eglise comme Laudato Si et Evangelii gaudium, "on trouve des réflexions qui sont lumineuses" qui peuvent enseigner la société. Par ailleurs, Michele est catholique et c'est pour lui "une chance de contribuer un peu à ce don que le pape nous a fait en convoquant ce pré-synode des jeunes". 

Marqué comme tous les jeunes par les mots prononcés par le pape François en ouverture de la réunion pré-synodale, il explique: "il nous a demandé de parler avec courage, d'écouter avec humilité, de ne pas anesthésier nos questions, d'être brillatns mais aussi tranchants. Le pape a dit : si nous, comme Eglise, nous n'avons pas votre regard sur la vie, alors notre accès à Dieu est très limité. C'est un moment historique pour l'Eglise de se mettre à l'écoute des jeunes qui à la fois ont beaucoup de choses à dire et beaucoup de souffrances". 

Rapporteur de son groupe linguistique, il a été marqué par l'insistance sur le thème du témoignage , alors que, selon lui, souvent dans l'Eglise, on a tendance à rester dans la théroie. Et de rapporter: "les jeunes du groupe ont dit que nous voulons surtout du témoignage, partir de situations du quotidien, de la vie, et montrer avec l'exemple. Ca ne veut pas dire qu'il faut tout de suite parler de Dieu, mais parfois il faut simplement créer une relation. Quelqu'un du groupe a dit cette belle phrase : ne pas mentionner Dieu ne veut pas dire ne pas parler de Dieu". Il estime capital de ne pas avoir d'arrière-pensée dans la relation : "je ne suis pas ton ami parce que je veux que tu croies en Dieu, je suis ton ami parce que je t'aime, ça c'est vraiment le message". I

Et pour lui, il y a là des éléments de réponse à sa préoccupation majeure: faire sortir l'Eglise de sa bulle. Et on pourrait en dire autant du monde politique affirme-t-il: "la question-clé est : est-ce que nous, comme Eglise, comme parti politique, on veut parler à tous? Le pape a dit que le destin du monde se joue dans les périphéries géographiques et existentielles et donc il faut vraiment donner une réponse à cette question. Aujourd'hui il y a beaucoup de rhétorique autour de cette question mais il n'y a pas beaucoup de gens qui font. Et on en revient au thème du témoignage : ok les mots, mais il faut aussi des faits concrets". 

Michele dit avoir beaucoup appris de la diversité vécue au sein du groupe de travail dont il était le rapporteur, un groupe réunissant un bouddhiste, des non-croyants, des catholiques parmi lesquels des consacrés, "un microcosme, dit-il, où j'ai eu l'occasion d'entrer dans un contact très humain avec des expériences qui parfois peuvent être loin de moi. Il y avait des personnes qui ont déjà un parcours de vie difficile et parfois on employait des grands mots, on discutait de questions théoriques et ces personnes nous posaient des questions simples mais très riches". 

[Pré-synode] Claire Caralp: "Tous les jeunes ont vocation à faire quelque chose de leur vie"

[Pré-synode] Claire Caralp: "Tous les jeunes ont vocation à faire quelque chose de leur vie"

Au troisième jour du synode, Claire Caralp, l'une des jeunes déléguées françaises, témoigne des échanges entre jeunes. La question des choix de vie est au cœur des travaux.

 Claire Caralp est la responsables nationale en France de la CoJP, la Coordination des jeunes professionnels. Elle participe à la réunion pré-synodale organisée à Rome du 19 au 24 mars 2018. Cette rencontre doit aboutir à la rédaction d'un texte qui sera la contribution des jeunes du monde entier au travail des pères synodaux en octobre prochain. 

Pendant les trois premiers jours du pré-synode, les 300 participants ont travaillé au sein de groupes linguistiques de 10 à 15 jeunes. Ils étaient invités à échanger autour de 3 grandes thématiques :

  • un état des lieux de la vie des jeunes aujourd'hui
  • la dimension de la vocation et de la foi
  • l'implication des jeunes dans la mission de l'Eglise

Ce mercredi 21 mars, chaque groupe a rédigé une synthèse de ses travaux et selon de nombreux jeunes, l'une des thématiques qui émerge fortement est celle du besoin d'accompagnement pour construire son avenir à l'heure des choix. Autre thème fortement souligné lors de ce travail dans les groupes : le désir de renouveau de l'Eglise et en particulier le souhait d'une église accessible, proche, fraternelle. 

A partir de ce jeudi 22 mars, les participants du pré-synode planchentsur le texte élaboré par un groupe d'une vingtaine de jeunes à partir de toutes les synthèses des groupes. Jusqu''à samedi, ce texte sera débattu et amendé. Et dimanche, lors de la messe des Rameaux, le  texte final sera remis au pape François. Il sera l'une des contributions au travail des évêques qui participeront au synode en octobre prochain. 
 

[Pré-synode] Charles Callens, au service du pré-synode sur facebook

[Pré-synode] Charles Callens, au service du pré-synode sur facebook

Permanent à la Conférence des évêques de France, Charles Callens est chargé pendant le pré-synode, de recueillir les contributions des jeunes francophones reçues via facebook.

En plus des 300 jeunes du monde entier physiquement présents à Rome pour la réunion pré-synodale du 19 au 24 mars, des millers de jeunes du monde entier participent à cette rencontre via les réseaux sociaux. Le secrétariat général du synode a ouvert 6 groupes facebook en Français, Anglais, Espagnol, Portugais, Allemand et italien, pour qu'un maximum de jeunes puisse faire entendre leur parole et répondre aux questions du pape. 

Les jeunes devaient avoir entre 16 et 29 ans, s'engaer à répondre aux 15 questions pré-établies et le faire sur un ton fraternel vis-a-vis des autres internautes. Ces 15 questions sont celles travaillées par les 300 jeunes délégués à Rome. Plus de 1000 commentaires reçus sur le groupe facebook francophone. On peut avoir un aperçu des réponses via des nuages de mots (word clouds) mis en ligne sur le site du synode. 

Selon Charles Callens, "ce qui concorde, c'est le diagnostic qui est fait d'une Eglise qui touche trop peu la jeunesse aujourd'hui". Les jeunes qui ont répondu sur facebook sont plutôt proches de l'Eglise, mais ils témoignent du fait qu'ils se sentent seuls et que pour la majorité de leurs amis "Jésus est un personnage historique" ou même quelqu'un qui est tourné en dérision. Sur les solutions, les points de vue divergent, certains préconisant plus de souplesse de la part d'une Eglise qui doit aller aux périphéries et peut-être même "assouplir sa doctrine". D'autres au contraire, écrivent que "si l'Eglise en est là aujourd'hui c'est parce qu'elle a perdu toute sa doctrine, parce que la liturgie a été "saccagée" et n'élève plus les âmes".  Charles Callens salut la grande qualité des congtributions et le respect entre les jeunes qui sont intervenus : "tout était constructif même si les idées pouvaient être divergentes". 

Pour Charles Callens, ce pré-synode est un moment nourissant, même s'il a passé pour l'instant l'essentiel de son temps devant un ordinateur à lire les contributions des jeunes internautes et à en faire la synthèse : "ça me nourrit parce que ça me fait goûter à l'universalité de l'Eglise" et puis "ça nous guide dans le service qu'on rend à la conférence des évêques de France". Il explique par exemple que sur l'accompagnement spirituel, les réponses reçues confirment le constat qu'il y a "trop peu de personnes formées à l'accompagnement spirituel des jeunes" . Pour lui, grâce à tout le travail engagé autour dela préparation du synode sur "les jeunes, la foi et le discernement des vocations" qui se tiendra à Rome en octobre , "de grands axes commencent à se dessiner pour la pastorale des jeunes et des vocations de demain". 

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[Pré-synode] Mathilde Montovert: "les jeunes attendent une Eglise qui se libère de ses archaïsmes"

[Pré-synode] Mathilde Montovert: "les jeunes attendent une Eglise qui se libère de ses archaïsmes"

Jeune sœur de la Communauté du Chemin Neuf, Mathilde Montovert participe au pré-synode à Rome. Elle témoigne de la soif des jeunes de pouvoir faire confiance à une Eglise renouvelée.

Quand Mathilde a été appelée pour rerpésenter la Communauté du Chemin Neuf au pré-synode à Rome du 19 au 15 mars, elle a d'bord été étonnée, puis "plutôt très heureuse, fière de pouvoir participer à cette événement, de pouvoir représenter ma communauté, la jeunesse, mon pays". Elle est arrivée à Rome porteuse "des questions d'événgélisations, de formation proposées aux jeunes, de nouvelles activités, de nouveaux modes de vie chrétienne qu'on peut vivre dans notre communauté, des propositions qui peuvent rejoindre les jeunes d'aujourd'hui". 

Forte de ces expériences vécues au sein de la communauté du Chemin Neuf, notamment le Festival Welcome to Paradise", Mathilde Montovert fait l'expérience que "la foi peut être vécue pleinement, vivante, que Jésus peut être quelqu'un de proche" et que "les jeunes peuvent allier leur foi avec une vie dynamique". 

Au pré-synode, au sein du petit groupe francophone dont elle fait partie, Mathilde touche du doigt très concrètement l'universalité de l'Eglise : "On a pu partager sur des choses qui peuvent nous être communes comme notre foi et en même temps on voit qu'on a des manières de vivre cette foi de manière très différentes en fonction de nos cultures, de l'histoire de nos pays. Certains ont témoigné des conflits dans leur pays, de la difficulté à trouver la paix". 

La jeune femme reste très marquée par la rencontre avec le pape François, en ouverture de la réunion pré-synodale, par la grande proximité avec lui.  Elle est touchée aussi par le fait que les responsables de l'Eglise semblent prendre très au sérieux le travail des jeunes pendant cette semaine. Cette confiance se manifeste par exemple selon elle par la présence du Cardinal Baldisseri, secrétaire général du synode tout au long de la rencontre: "il est toujours disponible pour toutes les questions qu'on peut avoir, il prend son petit-déjeuner avec nous!"

Pour Mathilde Montovert, l'un des axes saillants des échanges est la forte attente de la part des jeunes d'un renouvellement de l'Eglise: "les jeunes attendent une sorte de libération de l'Eglise de ses archaïsmes, l'acceptation de la nouveauté, que l'Eglise se laisse déplacer par la jeunesse. La jeunesse a soif d'une foi vivante, de quelque chose de vrai, de pasteurs qui aident, qui font confiance, qui sont vraiment là pour eux". 

 

[Pré-synode] Pierre Lacoste ou la découverte de l'Eglise-monde

[Pré-synode] Pierre Lacoste ou la découverte de l'Eglise-monde

A 18 ans, Pierre Lacoste est le délégué du Luxembourg au pré-synode des jeunes à Rome du 19 au 24 mars 2018. Pour lui, c'est l'occasion de découvrir l'universalité de l'Eglise.

Fier de représenter son "petit pays" au pré-synode, Pierre Lacoste témoigne de sa découverte de la dimension universelle de l'Eglise. "Quand je suis arrivé, je pensais que la situation de l'Eglise était la même partout, et ce qui m'a frappé le plus ce sont les différences qu'il peut y avoir selon les pays". Au sein de son groupe d'échange de son groupe, il a notamment rencontré un jeune Libanais, "une personne très réactive, vivante, joyeuse, qui vit sa fois très différemment de nous". A travers son témoignage et les photos montrées au groupe par ce jeune homme venu d'Orient, Pierre a découvert une réalité qui l'a beaucoup étonné : "des églises pleines, joyeuses, plein de paroisses très actives". "J'étais vraiment très étonné" confie Pierre, réjoui par cette découverte qui lui donne l'espoir qu'en Europe aussi l'Eglise puisse devenir plus vivante. 

Avec des mots simples et concrets, le jeune Luxembourgeois témoigne de la joie que lui procure la foi, une joie contagieuse : "On m'a souvent fait remarquer que le matin au lycée, quand souvent on voit les visages un peu gris, les gens un peu renfermés sous leurs écouteurs, moi je  vais un peu secouer les gens, je suis joyeux, très actif, et les gens me disent que ça les motive, que ça les rend joyeux". 

Quand on l'interroge sur son avenir, Pierre dit qu'il n'a "pas encore trouvé sa vocation", mais il explique avoir la chance de pouvoir compter sur un père spirituel qui l'aide à se poser les bonnes questions parce que "on ne se connaît pas tout seul". Une expérience à l'image de l'un des axes essentiels qui ressort des échanges des jeunes délégués depuis le début du synode : l'importance de l'accompagnement des jeunes. Et même s'il n'a pas encore fait les choix qui vont orienter sa vie future, Pierre semble confiant en l'avenir. 

 

[Pré-synode] Camille Tilak, non-croyante, veut restaurer l'image des religions

[Pré-synode] Camille Tilak, non-croyante, veut restaurer l'image des religions

C'est au titre de son engagement politique que Camille Tilak a été invitée au pré-synode. Non-croyante, elle estime importante la place des religions dans la société.

Jeune diplômée en études européennes, Camille Tilak travaille à l'Institut Jacques Delors/Académie notre Europe. Elle participe au synode en tant que jeune engagée en politique, notamment sur les affaires européennes et représentante de la culture. Lorsque l'invitation lui a été adressée, elle a tout de suite dit oui : "je participe à ce pré-synode en tant que non-croyante. C'est d'abord ma curiosité qui m'a appelée... je n'ai jamais eu accès à ce genre de réflexion, donc j'ai dit oui tout de suite parce que je pense que les religions sont un aspect à prendre en compte dans la société actuelle, surtout quand on est engagé en politique". 

Dans l'histoire de Camille, la religion n'a jamais été présente. A l'école laïque, explique-t-elle, "la religion est un peu un tabou". Elle n'a jamais eu l'occasion de connaître les religions: "dans ma vie sociale, c'est une question qui reste un peu de côté" explique-t-elle. Et puis, "dans les médias on n'a pas souvent une bonne image de l'Eglise, des stéréotypes sont alimentés quotidiennement et c'est dommage". Elle évoque aussi la stigmatisation des musulmans suite aux attentats. La question de la religion mériterait "d'être plus éclairée" dans la société française affirme-t-elle. C'est pour elle un enjeu d'avenir, une nécessité si on veut sortir de la fragmentation de la société : "je pense que dans la société c'est très important d'effacer la peur. J'ai l'impression qu'il y a un espèce de tabou qui alimente une peur autour de la religion, la peur du fanatisme, de l'extrémisme, alors que ce n'est pas le message originel de la religion, c'est plutôt un message d'unification, de rassemblement des personnes et de paix" 

Au pré-synode, Camille est agréablement surprise par le dialogue, l'échange respectueux au sein de son groupe de travail: "on ne se coupe pas la parole". Pour elle, "c'est important de mettre nos idées en commun et de construire quelque chose ensemble". Un désir qu'elle estime partagé par l'ensemble des jeunes qui participent à la réunion pré-synodale : "ce qui domine, c'est l'envie d'appartenir à la création de l'histoire. On voit que la société est en mutation, avec de nombreux enjeux, et on sent une envie de prendre part à ce projet de changement"

Non-croyante au milieu d'une majorité de catholique, Camille dit ne pas se sentir en décallage: "je me suis vraiment sentie aceptée pour tout le monde. Ils ont très bien accueilli le fait d'avoir un avis extérieur parce qu'ils considèrent que c'est important" 

 
 

Les jeunes catholiques veulent une Église exemplaire

Les résultats du questionnaire adressé aux responsables de la pastorale des jeunes dans les diocèses de France viennent d'être publiés. Ils révèlent ce que les jeunes attendent de l'Église.

#Synod2018 -  Alors que les évêques sont réunis à Lourdes pour leur assemblée plénière d'automne, les résultats du questionnaire adressé aux responsables de la pastorale des jeunes dans les diocèses de France viennent d'être publiés. On pourra lire une synthèse sur le site des Acteurs de la pastorale des jeunes et des vocations (Le SNEJV, un service de la Conférence des évêques de France).  Le questionnaire adressé par l'Église catholique directement aux jeunes est toujours ouvert. (> Voir le questionnaire)
 

"Les jeunes expriment un grand besoin d’accompagnement spirituel, ils demandent à être guidés et écoutés"

 

La CONVIVIALITé plébiscitée par les jeunes

Le principal enseignement de ce questionnaire est l'importance des rassemblements et temps forts. Ils sont plébiscités par les jeunes et leurs accompagnateurs. De ce questionnaire adressé aux responsables on peut en effet déduire les attentes des jeunes eux-mêmes. Parmi les grands rassemblements "fructueux auprès des jeunes", sont cités les pèlerinages à Taizé, les "Années pour Dieu" et les bars cathos (comme le Comptoir de Cana à Lille).

Prière et intériorité, engagement et responsabilité, convivalité. Mgr Bertrand Lacombe résume ainsi les principales attentes des jeunes, dans une vidéo de la Conférence des évêques de France.
 

 

Les jeunes ont besoin d'être écoutés

Ce qui ressort également de ce questionnaire c'est un besoin très fort des jeunes de se sentir écoutés. "Les jeunes expriment un grand besoin d’accompagnement spirituel, ils demandent à être guidés et écoutés."* Et l'Église par la présence des responsables pastoraux est un acteur du dialogue avec les jeunes.

Notons que les principaux sujets de préoccupation des 16-29 ans aujourd'hui sont : "l’écologie, la pauvreté et la paix"*.

 



 

Quelle Église pour les jeunes ?

Les jeunes qui fréquentent peu ou régulièrement l'Église attendent d'elle une exemplarité et une cohérence. Ils la veulent "ouverte sur le monde, relationnelle et non institutionnelle qui les écoute sans jugement"*.

 

 

*Source : #Synod2018 - Synthèse des contributions françaises

 

QUITTE TON CANAP', CHAQUE MOIS SUR RCF - "Quitte ton Canap'" c'est l'émission de RCF qui donne la parole aux jeunes. Chaque mois un rendez-vous spécial proposé par l'équipe nationale RCF avec les radios locales du réseau RCF. Dans la perspective du Synode d'octobre 2018 sur "La foi, les jeunes et le discernement des vocations", le pape François encourage les 18-30 ans à "faire entendre leur cri" (Lettre aux jeunes, janvier 2017). Chaque mois sur RCF, nous vous proposons de suivre la façon dont ils préparent le synode. Et dont ils s'interrogent sur le monde, la foi, l'Église et leur vocation.
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Des jeunes assisteront au synode 2018 en tant qu'auditeurs

Le Vatican a annoncé hier que des jeunes, et pas forcément des catholiques, assisteront au synode 2018 sur le thème: "Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel".

Quand l'Église dit qu'elle veut écouter les jeunes. Depuis qu'a été annoncé le synode "Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel" prévu en octobre 2018, elle ne cesse de montrer sa préoccupation pour rejoindre la jeunesse et entendre ce qu'elle a à dire.
 

"Nous essaierons d’élargir autant que possible la présence des jeunes"

 

L'Église à l'écoute des jeunes, de tous les jeunes

Après avoir adressé en janvier 2017 une "Lettre aux jeunes", signée pape François, le Vatican a mis en ligne en juin dernier un questionnaire qui leur est directement adressé. Et hier, mardi 5 septembre, l'agence d'information Zenit annonçait que des jeunes vont assister au synode en tant qu'auditeurs. Le cardinal  Lorenzo Baldisseri a précisé que lors du synode, les auditeurs "ont le droit d’écouter et de participer aux sessions, et d’intervenir non seulement dans l’auditoire, mais surtout dans les petits cercles, c’est-à-dire dans les groupes d’étude".

"Nous essaierons d’élargir autant que possible la présence des jeunes", a affirmé le secrétaire général du synode des évêques (source: Zenit). De même que le questionnaire en ligne s'adresse à tous les jeunes d'aujourd'hui, entre 16 et 29 ans, il a été annoncé que ceux qui seront auditeurs au synode ne seront pas que des catholiques. Le questionnaire qui aurait permis de recueillir à ce jour 130.000 contributions.

 



 

Avant le synode, un séminaire international sur la jeunesse

Et en préparation du synode, un séminaire international est prévu ce mois-ci au Vatican. Du 11 au 15 septembre, des experts se réunissent à l'appel du secrétariat du synode des évêques. Au programme: "les jeunes et l’identité, les jeunes et l’altérité, les jeunes et la vision du futur, les jeunes et la technologie, les jeunes et la transcendance", selon un communiqué (du 4 septembre 2017).

 

La nouvelle vidéo du pape est consacrée à la jeunesse

La nouvelle vidéo du pape est consacrée à la jeunesse

"Vous, les jeunes, tenez l'avenir dans vos mains." Ce 4 avril, la page Facebook "La vidéo du pape" a publié un nouveau message vidéo du pape, cette fois adressé spécialement aux jeunes.

VATICAN, le 04.04.2017 | Alors que l'Église catholique a officiellement entamé la préparation de son synode sur la jeunesse, prévu pour octobre 2018, le pape François vient de publier un message vidéo à destination des jeunes. Un court message d'à peine plus d'une minute, publié par "La vidéo du pape", où l'on voit une jeune femme partir sac au dos aider des migrants sur un bateau de fortune.
 

"Vous, les jeunes, tenez l'avenir dans vos mains"

 

Le souverain pontife s'adresse à une jeunesse qui a soif de sens. Il est question dans son message de vocation, de refus de la société de consommation et d'engagement "pour les grandes causes du monde".

 

VOIR La vidéo du pape (Avril 2017)

"Je sais que vous, les jeunes, vous ne voulez pas vivre dans l'illusion d'une liberté soumise à la mode actuelle, que vous voulez viser plus haut. Ai-je tort ou raison? Ne laissez pas d'autres que vous être acteurs du changement.

Vous, les jeunes, tenez l'avenir dans vos mains. Je vous demande de le bâtir, de vous mettre au travail pour un monde meilleur. C'est un défi, oui c'est défi. L'acceptez-vous?
Demandez avec moi que les jeunes sachent répondre généreusement à leur vocation en se mobilisant pour les grandes causes du monde."
Pape François

 

 

[Vidéo] "Ne vous laissez pas voler votre jeunesse", dit le pape aux jeunes du Canada

Hier, le pape a adressé un message vidéo aux jeunes, leur rappelant l'importance de se préparer au synode sur la jeunesse d'octobre 2018.

Dimanche 22 octobre à 21h, la chaîne de télévision catholique canadienne, Sel + Lumière diffusait une émission spéciale Synode des jeunes. Un forum télévisé en présence d'évêques et de jeunes, au cours duquel un message vidéo du pape a été diffusé.
 

"Le monde et l'Église ont besoin de jeunes courageux"

 

l'importance du synode sur la jeunesse

Le pape rappelle l'importance du prochain synode sur la jeunesse. "Vous vivez un moment d’intense préparation pour le prochain synode - le synode des évêques qui vous concerne d’une manière particulière, car il veut impliquer toute la communauté chrétienne." L'occasion de redire aux jeunes combien l'Église compte sur eux dans cette préparation du synode mais pas seulement. Pour ceux qui veulent comprendre l'objectif et les enjeux du synode, le pape renvoie d'ailleurs à sa lettre qu'il a adressée en janvier 2017 aux jeunes du monde entier.

 



 

Un regard positif et confiant sur les jeunes

"Ne vous laissez pas voler votre jeunesse, ne permettez à personne de freiner ou obscurcir la lumière que le Christ met sur votre visage et dans votre cœur." Dans un langage simple, de façon directe, le souverain pontife montre qu'il comprend les préoccupations des jeunes générations aujourd'hui, leurs doutes, leurs craintes. Il montre aussi qu'il s'adresse à tous. "Même si votre parcours est marqué par la précarité et par la chute, Dieu riche en miséricorde tend sa main pour vous relever."

Mais c'est un regard positif et confiant que le pape porte sur les jeunes. "Le monde et l'Église ont besoin de jeunes courageux, qui n’ont pas peur devant les difficultés, qui savent affronter les épreuves, qui tiennent les yeux et le cœur bien ouverts sur la réalité, pour que personne ne vienne refoulé, ne soit victime d’injustice, de violence, ou soit privé de la dignité de la personne humaine."

 



 

Un appel à la prière

La préparation du synode sur la jeunesse est une façon d'interpeller les jeunes et de les inviter à réfléchir sur leur foi. Le pape François les encourage ainsi à désirer rencontrer le Christ. "Avez-vous rencontré ce regard? Avez-vous Avez-vous entendu cette voix? Avez-vous ressenti cette ardeur à vous mettre en route?" Il donne là des pistes pour chacun, quel que soit son parcours, pour découvrir le sens de sa vocation. "Laissez-vous atteindre par le Christ... Vous serez prêts pour l’aventure fascinante de la vie, don précieux et impayable que Dieu dépose chaque jour dans vos mains."
 

 

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