Clôture du Jubilé de la miséricorde, le 20 novembre

Dimanche 20 novembre 2016, le pape célèbre la clôture du Jubilé de la Miséricorde. RCF vous propose une programmation exceptionnelle avec de nombreux témoignages et reportages.

Dimanche 20 novembre 2016
programmation spéciale

9H - Retour sur les temps forts du Jubilé de la Miséricorde
par Pauline de Torsiac

9H30 - Introduction à la messe de clôture
par Benjamin Rosier et Hélène Destombes (Radio Vatican)

9H50 - Messe présidée par le pape François
en direct de Rome

12H20 - Retour sur la messe de clôture
par Benjamin Rosier et Hélène Destombes (Radio Vatican) - Invité: Mgr Antoine Hérouard, recteur du Séminaire pontifical français de Rome

14H - La miséricorde, un engagement au service de la vie de l'autre
émission Halte Spirituelle, par Béatrice Soltner - Invité: fr. Jean-Pierre Brice Olivier, o.p.

19H - L'Année de la Miséricorde, et après?
émission spéciale multiplex avec les radios locales RCF, animée par Martin Feron, Pauline de Torsiac et Melchior Gormand

21H - Vos souvenirs de moments forts et les fruits du Jubilé
émission spéciale interactive animée par Anne Kerléo - Invités: P. Vincent Feroldi ; fr. Richard (de la communauté de Taizé)

 


[DOSSIER] La miséricorde, ou le nom même de Dieu

 

L'année jubilaire s'achève, la miséricorde reste au centre

Hier au Vatican s'est achevée officiellement l'Année de la miséricorde. Mais le pape François a fait comprendre que la miséricorde est plus que jamais au centre de la foi chrétienne.

"Demandons la grâce de ne jamais fermer les portes de la réconciliation et du pardon, mais de savoir dépasser le mal et les divergences, ouvrant toute voie d’espérance possible."
Pape François

 

LE 21.11.2016 | Devant plusieurs dizaines de milliers de fidèles, le pape François a refermé hier les deux battants de la Porte sainte de la basilique Saint-Pierre, à Rome. "Même si la Porte sainte se ferme, la vraie porte de la miséricorde reste pour nous toujours grande ouverte, le Cœur du Christ", a-t-il dit dans son homélie. Le 8 décembre 2015, devant des milliers de fidèles, le souverain pontife - suivi du pape émérite Benoît XVI - avait solennellement ouvert la Porte sainte. A l'issue de la messe, le pape François a confié à des religieux, des laïcs et des évêques une Lettre apostolique (voir ci-dessous), pour dire que "la miséricorde n'est pas un thème parmi d'autres mais le centre de notre vie", selon les mots de Mgr Maurice Piat.

 

Les cardinaux plus proches des périphéries

La veille, le pape François avait créé 17 nouveaux cardinaux. Le Collège des cardinaux compte désormais une majorité de non européens et des personnalités comme lui proche des "périphéries", selon un terme que le pape emploie souvent. Parmi eux Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui (République centrafricaine). Ce spiritain de 49 ans est devenu en quelques années une figure de rassemblement dans un pays fracturé par une guerre civile et une instabilité politique chronique. Il a déclaré: "J'accueille cette mission pour mon peuple qui aspire à la paix."
 

La Miséricorde et la prière

Dans son homélie, le pape a souligné que l’Église devait continuer à vivre le message de miséricorde voulu par le concile Vatican II. Et particulièrement dans une époque marquée par la "pathologie de l'indifférence". Il a invité chacun "à se demander, tous les jours: « Que me demande l’amour, où me pousse-t-il ? Quelle réponse je donne à Jésus par ma vie ? »".
Télécharger l'homélie du pape François
Après cette journée de clôture du jubilé, le pape remet aujourd'hui - et selon la tradition - une Lettre apostolique "Misericordia et Misera" ("La miséricorde et la prière"), en écho à un texte de saint Augustin. De la même façon, pour l'ouverture de ce même jubilé il avait publié une "bulle d’indiction", "Misericordiae Vultus".
 

Vidéo | La messe de clôture du Jubilé de la Miséricorde

 

 

Les temps forts de l'année de la Miséricorde

Les temps forts de l'année de la Miséricorde

C’est l’une des clés de voûte du pontificat du pape François. L’année sainte de la Miséricorde s’achève dimanche à Rome à l’occasion de la fête du Christ Roi.

Cette année jubilaire avait été lancée officiellement le 8 décembre 2015 par le pape François, qui avait ce jour-là présidé la messe d’ouverture et qui avait à cette occasion ouvert la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre. "Annoncer la miséricorde signifie rendre visible le visage du Christ mais il ne suffit pas de l’annoncer il faut la vivre" avait alors déclaré Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation en charge de l’organisation de ce jubilé.

 

Les Portes Saintes

Il y a un an, le 29 novembre 2015, c’est de manière symbolique que le pape avait ouvert en Centrafrique la Porte Sainte de la cathédrale de Bangui. Quelques jours plus tard, le 8 décembre, jour du lancement officiel de cette année, le souverain pontife poussait la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre de Rome. A sa suite, des Portes Saintes ont été ouvertes dans de nombreux diocèses du monde, dont une quinzaine en France. Et pour le cardinal américain James Harvey, archiprêtre de la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, "si l’Année de la Miséricorde s’achève, la porte de la miséricorde de Dieu n'est jamais fermée".

Les missionnaires de la Miséricorde 

Autre geste fort, le 10 février dernier à Rome. A l’occasion du mercredi des Cendres, le pape François a envoyé 1071 missionnaires de la Miséricorde. Des prêtres diocésains ou religieux choisis aux quatre coins du monde par le Saint-Père pour "être des témoins privilégiés dans leur Église locale du caractère extraordinaire de l’événement jubilaire".  Parmi les prérogatives accordées par le pape à ces "missionnaires de la miséricorde": hérauts de la joie du pardon, la possibilité d’absoudre les péchés réservés au Siège apostolique ainsi que l’avortement.

Les prêtres ont été particulièrement mis au cœur de ce jubilé. Ils se sont retrouvés début juin à Rome autour du pape François. Le Saint Père a mis l’accent sur la Miséricorde comme la «"manière d’être " et d’agir de tout pasteur. Celui qui demande aux pasteurs de connaître "l’odeur des brebis" les a invités à "sentir la forte odeur de la misère – dans les hôpitaux de campagne, dans les trains et dans les barques remplies de gens". En France, plus d’une centaine de prêtres ont fait eux aussi leur jubilé à Lourdes les 4 et 5 juillet. 

 

24 heures avec le Seigneur

Parmi les évènements qui ont rythmé l’année de la Miséricorde, on retiendra également l’initiative "24 heures avec le Seigneur". Des paroisses ouvertes pendant 24 heures et des prêtres mobilisés pendant plusieurs heures d’affilée dans les confessionnaux, mais aussi des célébrations organisées, des prières et des rosaires récités.  

L'expérience de la Miséricorde aux JMJ 

La miséricorde "a toujours le visage jeune". Voilà ce qu’a déclaré le pape François cet été aux trois millions de jeunes rassemblées à Cracovie pour les 31ème Journées Mondiales de la Jeunesse. Des jeunes venus du monde entier et qui ont déjà une petite idée de ce que peut être la miséricorde.
 

"La Porte de la Miséricorde de Dieu n'est jamais fermée"

​L’année de la Miséricorde touche à sa fin. Toute cette semaine dans l’actualité chrétienne retour sur les temps forts de cette année si particulière pour l'Eglise.

Dimanche 20 novembre, le Saint-Père, en la fête du Christ Roi, présidera la messe de clôture du Jubilé de la Miséricorde en la basilique Saint-Pierre. Une cérémonie durant laquelle il fermera la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre. L’occasion de s’intéresser ce matin à ces portes et à ce qu’elles représentent.

Il y a un, le 29 novembre 2015, c’est de manière symbolique que le pape avait ouvert en Centrafrique la Porte Sainte de la cathédrale de Bangui. Quelques jours plus tard, le 8 décembre, François présidait officiellement la messe d’ouverture du Jubilé et poussait la Porte Sainte de la basilique Saint Pierre de Rome.

Le cardinal Marc Ouellet, préfet de la congrégation pour les évêques, était présent. "Ouvrir la Porte de la mMséricorde c’est ouvrir son cœur à une sainteté plus grande. C’est plein d’espérance et une grâce qui nous est offerte gratuitement et qui nous relance" expliquait-il alors au micro de RCF.

Ces Portes Saintes ont par la suite été ouvertes dans de multiples diocèses à travers le monde, dont une quinzaine en France. Le père Xavier Grillon, curé de la paroisse Saint Paul en Roannais, explique au micro de Didier Rodriguez le sens de ces Portes. "Une Porte délimite l’intérieur et l’extérieur. Il permet aussi d’accueillir. C’est un lieu symbolique fort. La Porte de la Miséricorde signifie le désir du pénitent d’aller à la rencontre du Seigneur" ajoute le prêtre.

Mais alors que l'année de la Miséricorde est sur le point de s'achever, dimanche 20 novembre, la Porte de la Miséricorde de Dieu n'est quant à elle jamais fermée. 

"Dans les temps actuels, il faut savoir pardonner pour vivre heureux"

Chaque jour de cette semaine retour dans l'actualité chrétienne sur les temps forts de l’année de la Miséricorde.

Et les jeunes n'ont pas été oubliés dans cette année jubilaire puisque la Miséricorde c'était le thème cet été des journées mondiales de la jeunesse à Cracovie. 

Près de trois millions de jeunes venus du monde entier se sont retrouvés cet été autour du pape François, à Cracovie, en Pologne. Ces JMJ avaient pour thème "heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde".

"Pour moi la miséricorde, c’est l’amour de Dieu qui passe par le pardon. Pardonner, c’est parfois compliqué. Tout cela passe par l’amour de Dieu. Dieu est présent dans le pardon. La miséricorde, c’est aussi être là pour l’autre" explique notamment Emma, qui a participé à ces JMJ. "La miséricorde, c’est voir l’autre comme notre prochain. C’est savoir pardonner, savoir quand on a fait du mal à quelqu’un, avoir une attitude de sanctification au quotidien" ajoute Dorothée. 

Des JMJ où  la question de la Miséricorde a pris un relief particulier, notamment avec l’assassinat du père Jacques Hamel, en France. "Dans les situations difficiles à vivre, si on n’arriverait pas à pardonner, on n’avancerai jamais dans notre vie et on serait habitué par un sentiment lourd à porter comme la haine en l’occurrence" conclut un autre jeune à ce sujet.
 

Les missionnaires de la Miséricorde, des témoins du pardon de Dieu

Les missionnaires de la Miséricorde, des témoins du pardon de Dieu

​Le pape François a ouvert le 8 décembre dernier l’année de la miséricorde. Une année qui s’achèvera dimanche 20 novembre à Rome.

Différents jubilés ont rythmé cette année, dans tous les diocèses du monde, en direction des prêtres, des adolescents, des jeunes, des détenus ou des personnes handicapées. Un jubilé décentralisé dont le signe fort a été l’ouverture des Portes Saintes. L'autre geste fort , en février dernier à  Rome, fut l’envoi par le pape François de missionnaires de la miséricorde. Retour sur cet événement. 

Le 10 février dernier, le pape François a envoyé 1071 missionnaires de la Miséricorde. Des prêtres diocésains ou religieux choisis aux quatre coins du monde pour être témoins privilégiés, au niveau local, du caractère extraordinaire de cet événement jubilaire. Le père Jean-François Berjonneau, aumônier de prison est l’un d’entre eux.

"Il nous a exhorté à être comme prêtre dans nos diocèses respectifs, les témoins, les serviteurs de cette immense miséricorde de Dieu. Il nous a rappelé qu’une des lignes directrices de notre ministère, c’est d’être témoin du pardon et de la Miséricorde de Dieu" explique ce prêtre.

Face à une société repliée sur elle-même, ces missionnaires venus du monde entier, et parfois de pays très lointains, sont un vrai signe d’espérance. "La grande marche que nous avons fait avec tous ces prêtres du monde entier marchant ensemble, m’a semblé un signe très fort. Et personnellement, en marchant vers la Porte Sainte, je pensais à tous ceux que nous accompagnons : les prisonniers, les migrants qui fuient leur pays" ajoute le père Berjonneau.

Le passage de la Porte Sainte "était très évocateur de cette porte que représente le Christ. Nous avons tellement, dans notre monde, des portes qui se ferment. Les portes de la prison, les frontières, nos cœurs… Et passer la porte que représente le Christ nous invite à ouvrir nos cœurs, à entraîner ce monde dans une conversion profonde dont il a tellement besoin" conclut-il. 

 

"Rencontrer Dieu m'a rendu bon"

"Rencontrer Dieu m'a rendu bon"

Pèlerins du jubilé des plus pauvres à Rome, Michel et Kenny sont devenus amis. L'un pourrait être le grand-père de l'autre. Ils témoignent de l'oeuvre de Dieu dans leur vie.

Fratello, c'est fini. Durant trois jours de pèlerinage, les personnes les plus démunies d'Europe ont pu célébrer leur propre Jubilé de la Miséricorde, en compagnie du pape François, bien évidemment. Lors d’une audience spéciale,vendredi, et dans son homélie pendant la messe dimanche matin, le pape a insisté sur la place centrale des pauvres, au cœur de l’Eglise.

Le pape François a ainsi rappelé que ces personnes représentaient un véritable trésor pour l'Eglise. Le pape leur a d'ailleurs demandé pardon pour tous les chrétiens qui se détourneraient d'eux. Il les a également exhortés à rêver à un monde meilleur, à un changement. Il a enfin demandé à l'Eglise de les accompagner vers une meilleure intégration. 

Les 3 500 pèlerins, venus de 22 pays d’Europe, personnes démunies et accompagnateurs ont vraiment ressenti cette place qui leur était faite. A l’image de Michel et Kenny, venus de Paris avec l’association "Aux captifs la libération". Michel pourrait être le grand-père de Kenny, ils ne se connaissaient quasiment pas avant ce pèlerinage. L'occasion pour eux de faire réellement connaissance. La foi a une grande place dans la vie de chacun d’eux.
 

 
 

Un jubilé de la miséricorde marqué par la canonisation de Mère Teresa

Ce dimanche 20 novembre, le Saint-Père présidera la messe de clôture du Jubilé de la Miséricorde en la basilique Saint-Pierre de Rome.

Toute cette semaine dans l'actualité chrétienne, Pauline de Torsiac est revenue sur les temps forts de cette année jubilaire. Parmi eux la canonisation de Mère Térésa.

Mère Teresa a été canonisée le 4 septembre par le pape François. Des dizaines de milliers de fidèles y ont assisté, venus du monde entier place Saint-Pierre pour assister à cet événement. Et dans son homélie, le pape a rendu hommage à la petite sœur de Calcutta, "généreuse dispensatrice de la miséricorde divine", celle qui pendant plus de 40 ans a consacré sa vie aux pauvres, aux malades et aux mourants.

Et le charisme de la religieuse rayonne aujourd’hui dans le monde entier. Les missionnaires de la charité, la congrégation fondée par Mère Teresa, sont aujourd’hui 5 000 réparties dans 132 pays au service des plus pauvres.

 

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