Septembre, le mois de la création

"En tant que chrétiens, nous souhaitons offrir notre contribution à la résolution de la crise écologique à laquelle l’humanité est actuellement confrontée." Pape François

Dans son encyclique Laudato Si' (24 mai 2015), le pape François rappelle ou fait découvrir aux catholiques que la défense de la "maison commune" n’est pas matière à option pour un chrétien, qu’elle est constitutive de sa foi. La vision de l'écologie selon le souverain pontife est globale. "Tout est lié", écrit-il. L'engagement écologique du pape, et avec lui de toute l'Eglise, part d'un émerveillement devant la beauté de la création et fait de chacun une sentinelle veillant au respect de l'œuvre de Dieu dans son ensemble: le respect de la création va de pair avec le respect des plus pauvres.
 

 

Le 1er septembre, journée de prière pour la sauvegarde de la création

En instituant la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, le 6 août 2015, le pape François encourageait les croyants à se sentir concernés par les enjeux environnementaux. Dans un esprit œcuménique, il a voulu que cette date soit commune à celle choisie par l'Église orthodoxe depuis 1989.
 

Depuis 1999, le Réseau européen des chrétiens pour l’environnement (ECEN) invite à célébrer des "Temps pour la création", entre le 1er septembre et le 4 octobre, jour de la fête de saint François d’Assise.
 


Septembre, le mois de la création sur RCF

Du 1er septembre au 4 octobre 2017, RCF  vous propose une programmation spéciale.

Le nouveau "Label Église Verte" expliqué par Elena Lasida - émission Le Grand Invité - Vendredi 1er septembre

Perrine et Charles Hervé-Gruyer, des pionniers de la permaculture - émission Visages (rediffusion) - Vendredi 1er septembre

Quand l’Église se met au vert - émission Le Temps de le dire - Jeudi 7 septembre

Critique de la société du déchet: ce que nos détritus disent de nous - émission Sur le Rebord du Monde - Lundi 11 septembre

► Lire la Genèse à l'heure de la crise écologique, avec Fabien Revol - émission Halte Spirituelle avec Fabien Revol - Du 11 au 17 septembre

Abbaye Notre-Dame de Maylis: quand un monastère choisit l’écologie intégrale - reportages Contre Courant - Du 11 au 17 et du 16 au 24 septembre

Jardinage et protection de la création - émissions À votre service - Les 15 et 22 septembre

► Écologie - Y a-t-il trop d'humains sur terre? - émission Le Temps de le dire - Jeudi 28 septembre

 


Pour approfondir

 

 

LA VIDéO DU PAPE

 

 

Les chrétiens et l'écologie, quand les Églises se mettent au vert

Le Temps de le dire

En septembre, les Églises chrétiennes célèbrent les 10 ans du Temps de la création. Depuis Laudato Si' et la COP 21, l'engagement des chrétiens pour l’écologie s'accentue.

Et en septembre 2017 on fête les 10 ans du Temps pour la Création, action œcuménique officialisée au rassemblement œcuménique de Sibiu. Et sur RCF, du 1er septembre au 4 octobre jour de la saint Francois d’Assise, nous vous invitons à vivre un Mois de la Création.
 

"Les Églises ont une dimension d'universalité, et la question écologique est avant une question universelle"

 

pourquoi l'écologie intéresse les chrétiens

L'engagement des chrétiens pour l'écologie est relativement tardif, et pourtant il y a là quelque chose d'évident. C'est un militant de la société civile, Nicolas Hulot, qui le premier, a interpellé les Églises sur la question, juste avant la COP 21. "Parce que les Églises ont une dimension d'universalité, explique Elena Lasida, et la question écologique est avant une question universelle."

Si les chrétiens ont toute légitimité à se préoccuper d'écologie, c'est qu'il ne s'agit pas seulement de ne pas détruire la nature. Il y a là "quelque chose de beaucoup plus fondamental, une manière de concevoir l'humain et la vie."

 



 

L'Église de France poursuit son engagement écologique

Le 16 septembre 2017, l'Église catholique lance le "label Église verte". Accordé chaque année aux paroisses éco-responsables, il récompensera les actions concrètes des chrétiens en matière d’économie d’énergie et de respect de l'environnement. Un label porté par la CEF, en lien avec la Fédération protestante de France (FPF), l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, le Conseil d'Églises chrétiennes en France, le CCFD-Terre solidaire et le Centre de recherche et d'action sociales (CERAS). Le label sera lancé lors d’une Journée nationale Eglise verte: pour assister à sa présentation et lancement, chacun peut s'inscrire sur le site de l'événement.

L'Église catholique de France s'est par ailleurs engagée pour l'écologie depuis Laudato Si' et la COP 21 en créant le poste de chargé de mission Écologie et société, confié à Elena Lasida depuis un an. L'économiste a pour mission d'accompagner les communautés dans cette conversion écologique.
 

 

qui sont les chrétiens engagés dans l'écologie?

Du côté des fidèles chrétiens, certains se sont réunis à la suite des premières Assises chrétiennes de l'écologie en 2012 pour lancer Chrétiens unis pour la terre (CUT). Une association de croyants interpellés par cette convergence entre foi et écologie.

Dans le diocèse de Chambéry, des fidèles sont mobilisés au sein de "Laudato Savoie", pour "travailler à l'allègement de l'empreinte écologique là où les chrétiens sont rassemblés", comme l'explique Philippe Vachette.

 

Émission réalisée en duplex avec RCF Savoie à Chambéry

 

Perrine et Charles Hervé-Gruyer, des pionniers de la permaculture

Perrine et Charles Hervé-Gruyer, des pionniers de la permaculture

Perrine et Charles Hervé-Gruyer sont paysans mais n'ont pas suivi la tendance du retour à la terre. Leur ferme est un haut lieu de la permaculture en Europe. Ils répondent à Thierry Lyonnet.

À première vue, une bâtisse normande typique, ses colombages, ses toits de chaume, ses pommiers... En y regardant de plus près, la Ferme du Bec Hellouin est au cœur d'une véritable mosaïque de milieux où il y a "partout du vivant". Arbres, plantes, animaux et hommes cohabitent. Perrine et Charles Hervé-Gruyer se sont installés là en 2004. Aujourd'hui on vient de toute l'Europe se former à la permaculture dans ce qui était autrefois une vieille chaumière "misérable". En 2015, ils ont publié "Permaculture - Guérir la terre, nourrir les hommes" (éd. Actes Sud).
 

Un "amour infini pour la nature" nourri des lectures de Théodore Monod, René Dumont, Hubert Reeves...

 


©Ferme biologique du Bec Hellouin

 

deux voyageurs devenus paysans

Leur histoire est celle de deux voyageurs qui voulaient se reconnecter avec la terre. Avant, Perrine était juriste internationale dans une tour de Tokyo ; Charles, éducateur-navigateur poursuivant son rêve de vivre, un jour peut-être, la vie des Indiens d'Amazonie. Quand ils se sont rencontrés, tous deux avaient un même projet: s'installer "dans un lieu agréable" où un espace vert leur assurerait autosuffisance, pour "tourner le dos à la société de consommation". Mais "ce n'est pas si facile", alors ils se sont formés aux thérapies psycho-corporelles. Ce n'est qu'ensuite qu'ils sont devenus officiellement agriculteurs en 2006. Parce que "le goût de la terre était si fort."
 


 ©Ferme biologique du Bec Hellouin

 

Ce couple qui n'y connaissait rien en agriculture pourrait entrer dans la catégorie des néo-ruraux. Or, nulle trace d'effet de mode chez eux. Des prémices, sans doute, dans leur enfance, d'attachement fort à la nature et aux animaux. Perrine Hervé-Gruyer avoue le "côté sauvageonne" de l'enfant qu'elle était. S'ils n'ont pas suivi le mouvement hippie ni la tendance actuelle, c'est "leur cœur" et un "amour infini pour la nature" qui les a guidés. Ils se sont aussi nourris des lectures de Théodore Monod, René Dumont ou Hubert Reeves, "des maîtres".

"Humus, humain, humilité", joli triptyque pour illustrer le sens de leur vie. Ce ne sont pas que des mots. Perrine et Charles Hervé-Gruyer n'ont pas choisi par hasard de s'installer non loin de l'abbaye du Bec Helloin où Charles faisait des retraites spirituelles étant adolescent. Dans une vallée qui a "quelque chose de sacré".
 

 ©Ferme biologique du Bec Hellouin

 

"On a oublié qu'il y a un substrat qui s'appelle le sol et qui est essentiel"

 

Deux vies tournées vers l'essentiel, le sol

En 2008 ils découvrent la permaculture, "une révélation". Le concept a été mis au point dans les années 70 par deux Australiens, Bill Mollison et David Holmgren. Un mot-valise issu de permanent et agriculture. Le principe est de s'inspirer de la nature pour cultiver une grande diversité de végétaux sur de petites parcelles. "Une synthèse de bonnes pratiques quasi ancestrales", résume Perrine. Sur leur 1,2 hectare, 1.500 m² sont cultivés en légumes. 1 ha est laissé pour des marres, des haies, des animaux... "Une mosaïques de milieux, des centaines de variétés d'arbres fruitiers... Partout du vivant.

 


ÉCOUTER ► Qu'est-ce que l'agriculture biodynamique?


 

Leur pratique de la permaculture intéresse aujourd'hui les chercheurs de l'INRA et de l'AgroParisTech. Le secret de leur réussite? Perrine et Charles Hervé-Gruyer sont très attentifs à la qualité des sols. A contre-courant de l'agriculture industrielle de l'après-guerre qui se concentrait sur le végétal, ils tournent le dos aux engrais de synthèse et autres fongicides et pesticides.
"On a oublié qu'il y a un substrat qui s'appelle le sol et qui est essentiel," explique Perrine Hervé-Gruyer. Pierre Rabhi disait que le marcheur a en commun avec le paysan le goût de la terre. Une parole qui donne cohérence, si besoin était, aux choix de vie de ces deux voyageurs devenu paysans.
 


 ©Ferme biologique du Bec Hellouin

 

Émission enregistrée en septembre 2016

 

La sauvegarde de la création, une œuvre de miséricorde

La sauvegarde de la création, une œuvre de miséricorde

Dans son message pour la Journée de prière pour la création, le pape institue une nouvelle œuvre de miséricorde, la "sauvegarde de la maison commune".

LE 01/09/2016 - Dans son "Message pour la deuxième Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création", le pape François insiste sur la dimension œcuménique de la Journée de prière. Et fait de l'engagement écologique un lieu de rencontre entre croyants de différentes religions. "Chrétiens et non-chrétiens, personnes de foi et de bonne volonté, nous devons être unis pour montrer de la miséricorde envers notre maison commune."

Le pape exprime également des prises de position sociétales et politiques fortes, contre "un système « qui a imposé la logique du profit à n’importe quel prix, sans penser à l’exclusion sociale ou à la destruction de la nature »". Se félicitant des Accords de Paris, qui ont fait suite à la COP21, il déplore: "Les pauvres du monde, qui sont aussi les moins responsables des changements climatiques, sont les plus vulnérables et en subissent déjà les effets."

Conscient de la nécessité de trouver des accords politiques entre Etat, il évoque la "dette écologique entre le Nord et le Sud du monde" et encourage les pays riches à contribuer financièrement notamment à la préservation de l'environnement dans les pays pauvres.
 

Téléchargez le message du pape françois [ PDF - 129 ko ]

 

La sauvegarde de la maison commune, nouvelle œuvre de miséricorde

Il y en avait 14, il y en a désormais 16. En cette Année de la Miséricorde, le pape institue la "sauvegarde de la maison commune" comme nouvelle œuvre de miséricorde. Héritage spirituel de l'Ancien Testament, les œuvres de miséricorde sont des moyens pour aider le croyant à grandir dans la foi. Dans sa bulle d'indiction du jubilé de la Miséricorde, le souverain pontife exprimait son "désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles".

"Usons de miséricorde envers notre maison commune": c'est le titre du texte que le chef de l'Eglise catholique publie pour la Journée de prière pour la création. Associant nettement la miséricorde à la prise de conscience écologique, il entraîne les fidèles à faire un pas de plus dans le respect de la création. Il encourage d'une part à "chercher la miséricorde de Dieu pour les péchés contre la création". Mais aussi à considérer notre responsabilité à l'égard "de nous-mêmes, du prochain, de la création et du Créateur". La conscience chrétienne du respect de la création doit donc s'envisager comme une attitude globale et cohérente.

De la même façon que la miséricorde passe par l'émotion, le cœur ouvert à la condition de l'autre, il s'agit de se laisser d'abord touché par la beauté de la création. Les fidèles sont en effet invités à la "contemplation reconnaissante du monde", pour l'œuvre de miséricorde spirituelle. Ce qui doit se traduire par des actes concrets: l'œuvre de miséricorde corporelle correspond à des "simples gestes quotidiens" pour rompre "la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme... toutes les actions qui essaient de construire un monde meilleur."
 

Les œuvres corporelles: donner à manger à ceux qui ont faim ; donner à boire à ceux qui ont soif ; vêtir ceux qui sont nus ; loger les pèlerins ; visiter les malades ; visiter les prisonniers ; ensevelir les morts.
Les œuvres spirituelles: conseiller ceux qui doutent ; enseigner aux ignorants ; exhorter les pécheurs ; consoler les affligés ; pardonner les offenses ; supporter patiemment les personnes importunes ; prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

 

prier tout au long de l'année pour la création

En conclusion de son texte, le souverain pontife encourage à prier, pas seulement en ce 1er septembre, mais tout au long de l'année, pour la création.
 

Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.

Ô Dieu d’amour, montre-nous notre place dans ce monde comme instruments de ton affection pour tous les êtres de cette terre.

Ô Dieu de miséricorde, accorde-nous de recevoir ton pardon et de transmettre ta miséricorde dans toute notre maison commune.

Loué sois-tu.

Amen. 

 

Label Eglise verte: "Se conformer à l'appel d'une vie plus sobre"

Label Eglise verte: "Se conformer à l'appel d'une vie plus sobre"

Samedi 16 septembre sera lancé le label "Eglise verte", afin d'encourager les paroisses à adopter une démarche éco-responsable.

Samedi 16 septembre, au cours du Mois de la Création, a lieu la journée nationale « Eglise verte », visant à promouvoir le label du même nom. Le but de ce label, créé dans une harmonie œcuménique, est de faciliter la conversion écologique des paroisses.

Le 2 août dernier marquait le « dépassement » : nous avons épuisé toutes les ressources naturelles renouvelables en une année. L’humanité aurait besoin d’1,7 Terre pour subvenir à ses besoins actuels, dans le cadre de la surconsommation. L’occasion de prendre conscience qu’il est urgent d’envisager des démarches personnelles et collectives afin d’agir de façon plus responsable.

Ce label est une réponse, entre autres, à l’appel à l’écologie intégrale souhaitée par le souverain pontife, ainsi qu’une démarche de réflexion initiée par la COP21.

"Se conformer à l'appel d'une vie plus sobre"

Le label « Eglise verte » est porté conjointement par la Conférence des Évêques de France, la Fédération Protestante de France, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et le Conseil d’Églises chrétiennes en France. Il permet de sensibiliser aux défis environnementaux d’aujourd’hui, et proposera des initiatives afin que chacun, dans sa paroisse, puisse devenir un acteur du changement.

Laura Morosini, de la structure de conseil AVEC (accompagnement vers une éco-responsabilité chrétienne), explique : "Ce label est un outil pour aider à agir et se conformer à l'appel d'une vie plus sobre, et dans le respect de la Création."

UN ÉCO-DIAGNOSTIC POUR, ENSUITE, AGIR

Chaque église pourra évaluer, par un éco-diagnostic en ligne, son niveau de conversion écologique. Cinq thèmes sont abordés à travers 80 points : vie liturgique, bâti, terrains, engagement communautaire, vie des paroissiens. Les églises éco-responsables recevront le label « Eglise verte ».

Certains n'ont pas attendu le label pour se mettre au vert. Ainsi, la paroisse Notre-Dame-de-la-Croix de Ménilmontant, dans le XXème arrondissement de Paris, a installé des ruches pour "favoriser la biodiversité", en fait du miel vendu lors des Journées de l'amitié de la paroisse, a fabriqué des éco-cups pour éviter de jeter des gobelets...

Dans le cadre du label, une dizaine d'églises ont servi de pilotes. Suite à la phase de diagnostic viendra, à partir de janvier, la phase de conseil et d'accompagnement. 

DES CHRÉTIENS ENGAGÉS

"Respecter toute forme de vie sur Terre"

Prenons pour exemple le monastère orthodoxe de Cantauque, situé sur un domaine agricole et forestier des Hautes Corbières, à une trentaine de kilomètres de Carcassonne. Le Père Samuel donne des précisions sur la démarche de permaculture qui a été adoptée dans le monastère : "C'est une culture simple et qui respecte la nature. Dans l'orthodoxie, on insiste beaucoup sur la Création : si Dieu nous a créés, on doit respecter la Création comme une image de Dieu". La permaculture demande beaucoup d'investissement au départ, "et de l'huile de coude!", mais elle est biologique, et est très productive.

Pour plus d'informations sur les Eglises vertes, et retrouver le programme du samedi 16 septembre, rendez-vous sur egliseverte.org

 

Avec la fête de saint François d'Assise s'achève le Mois de la création

Avec la fête de saint François d'Assise s'achève le Mois de la création

Fêté le 4 octobre, saint François d'Assise est le patron de l'écologie. Une figure qui dépasse le cadre de l'Église catholique, et dont la vie est un exemple de sobriété heureuse.

Avec la fête de saint François d'Assise s'achève le mois de la création, qui avait commencé le 1er septembre, lors de la Journée de prière pour la sauvegarde de la création.
 

"Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit"

 

François d'Assise, le Poverello

Giovanni di Pietro Bernardone (v. 1181- 1226) naît dans une riche famille d'Assise, alors que son père est en voyage en France. À son retour celui-ci donne à son fils le prénom qu'il lui restera: Francesco. Après une jeunesse dissipée, le jeune François combat contre Pérouse, est fait prisonnier et tombe malade: une épreuve lors de laquelle il remet le sens de sa vie en question.

Il opte pour la pauvreté - d'où son surnom de Poverello - et la prière, et crée l'ordre des Frères mineurs puis celui des Pauvres dames, avec l'aide de sainte Claire d'Assise. François est canonisé le 16 juillet 1228 par le pape Grégoire IX. On doit au peintre Giotto une série de fresques remarquables représentant les scènes marquantes de sa vie, dans la basilique d'Assise.

 

SEPTEMBRE, LE MOIS DE LA CRÉATION SUR RCF - Du 1er septembre au 4 octobre 2017, RCF  vous propose une programmation spéciale. C'est en 2007, lors de la 3ème assemblée œcuménique chrétienne réunie à Sibiu en Roumanie, qu'a été lancée l'idée d'un "Temps de la Création". La Journée de prière pour la création a, elle, été créée en 1989 par le patriarche œcuménique de Constantinople, Démétrios Ier. L'association Oeko-logia la célèbre depuis 2009. Quant à l'Église catholique, elle l'a officiellement instituée en 2015.
> En savoir plus

 

François d'Assise, saint patron de l'écologie

La figure du Poverello, mondialement célèbre, dépasse le cadre de l'Église catholique. Elle est pour nous au XXIè siècle un exemple de sobriété heureuse. Son Cantique des Créatures encourage à magnifier la création: il parle de "frère Soleil" et de "sœur Eau". L'expression "Loué sois tu Seigneur" répétée à chaque strophe est à l'origine du titre de l'encyclique du pape François sur l'écologie, "Laudato Si'".

Saint François d'Assise, c'est celui à qui Dieu a demandé, en 1205 de "reconstruire la maison". Une expression qui rejoint celle du pape François, qui parle de sauvegarde de "notre maison commune".

 



 

Le Cantique des Créatures, de saint François d'Assise

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, spécialement messire frère Soleil, par qui tu nous donnes le jour, la lumière: il est beau, rayonnant d'une grande splendeur, et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Lune et les étoiles: dans le ciel tu les as formées, claires, précieuses et belles.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Vent, et pour l'air et pour les nuages, pour l'azur calme et tous les temps: grâce à eux tu maintiens en vie toutes les créatures.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur Eau qui est très utile et très humble précieuse et chaste.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère Feu par qui tu éclaires la nuit: il est beau et joyeux, indomptable et fort.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent par amour pour toi  ; qui supportent épreuves et maladies: Heureux s'ils conservent la paix, car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.
Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre sœur la Mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper.

 

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