L'oraison chez Jeanne d'arc, la nudité extrême de l'être

© Wikimédia Commons / Jeanne d'Arc (miniature)

Figure souvent récupérée à des fins politiques, Jeanne d'Arc n'a pas été qu'une meneuse d'homme. Entre action et abandon, sa vie nous enseigne un autre rapport à soi.

Figure souvent récupérée à des fins politiques, Jeanne d'Arc n'a pas été qu'une meneuse d'hommes. En lisant la retranscription de son procès, "un document incroyable", le philosophe et enseignant en méditation Fabrice Midal s'est senti "saisit" par une forme de "nudité".
 

"déconcertante de pureté"

Devant tous les intellectuels de son temps, la jeune femme a su être "déconcertante de pureté". À la question qu'on lui posa, "êtes-vous en état de grâce ?", elle a répondu : "Si je n'y suis que Dieu m'y mette et si j'y suis que Dieu m'y garde." Une telle finesse dans la réponse fait dire au philosophe que l'on voit là l'Esprit saint à l'œuvre. Jeanne manifeste ainsi la pureté de l'amour qui l'habite.
 

une vie entre action et abandon

Entre action et abandon, la vie de Jeanne d'Arc nous enseigne un autre rapport à soi. Elle qui a choisit l'amour du Christ dans un abandon profond, est devenue cheffe de guerre. La vie et la personnalité de Jeanne n'en sont pas à un paradoxe près.

Petite paysanne devenue "homme de guerre", elle a de surcroît a revendiqué n'avoir jamais tué personne. Et surtout, alors que l'on a tendance à opposer l'action et la passivité, elle propose cette forme d'action où l'on se laisse agir par quelque chose d'autre que soi-même. "Il y a une présence plus grande au cœur de nous-mêmes."
 

Écouter ► Fabrice Midal au micro de Béatrice Soltner

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Émission d'archive diffusée en 2016 - Extrait de l'émission Halte Spirituelle ​: "L'oraison, redécouvrir un trésor de la tradition chrétienne"

 

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