Changer de vie, ce qui fait rêver les Français

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Grand Angle

mardi 14 janvier à 17h03

Durée émission : 55 min

Changer de vie, ce qui fait rêver les Français

© Dominik Scythe / Unsplash - Faire un métier manuel

Changer de vie. Comme la majorité des Français Diane, Ingrid et Bruno y ont pensé: eux l'ont fait! Pour répondre à une quête de sens, être proche de la nature, affirmer leurs valeurs...

Selon un sondage*, neuf personnes sur 10 en France auraient déjà pensé à se reconvertir. Sur cette proportion, 28% se sont lancés, mais 64% avouent ne pas avoir encore passé le cap. Reste une question : pourquoi vouloir cette reconversion ? La raison la plus souvent invoquée est celle d’un fort besoin de retour aux valeurs (pour 70% des sondés). Ce qui empêche la majorité des gens à se lancer, c'est surtout le fait de ne pas savoir par où commencer et le manque d’informations pour passer le pas.
 

Ce besoin de retour aux valeurs 

Aujourd'hui, beaucoup de reconversions sont liées à un besoin de reconnexion avec soi-même, avec la nature, avec ses valeurs profondes mais sont aussi liées à un réveil d'une conscience écologique, collective et solidaire.

Pour mettre en valeur le parcours de ceux qui ont fait le pari de changer de vie - changement professionnel ou dans la façon de vivre au quotidien, le magazine Panorama a ouvert une nouvelle rubrique : "Loués soient-ils". Le focus est mis notamment sur des personnes qui ont été touchées spécialement par l'appel du pape François dans son encyclique Laudato Si', sur la sauvegarde de la "maison commune", notre planète, mais aussi notre humanité. C'est un appel à vivre une écologie intégrale qui prend en considération que tout est lié : le respect de l'homme, de la nature, de la vie.
 

Ingrid, du clavier à la terre

Ingrid Ruillat a quitté l'univers de la communication pour s'installer sur un lopin de terre à quelques kilomètres de Lyon. Interpellée par les appels de retour à la sobriété et à la terre de Pierre Rabhi, mais aussi du pape François, habitée par un désor de reconnexion avec la nature et la simplicité, Ingrid est devenue maraîchère à Sainte-Consorce (Rhône).

Elle a du affronter les préjugés de ses proches sur le métier d'agricultrice, synonyme de misère économique aujourd'hui, mais elle a du aussi reprendre des études : un bac pro dans l'agriculture, différents stages, woofing... Puis elle s'est lancée, en faisant le choix audacieux d'une culture maraichère biologique sans tracteurs : elle a pour compagnon ses ânes Malthus, Suzette et Bergamote. Vous pourrez découvrir son témoignage dans le numéro Panorama du mois de décembre 2019.
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Diane, du journalisme aux petites cantines

Diane Dupré la Tour aimait beaucoup son métier de journaliste économique mais elle sentait qu'il lui manquait quelque chose, comme si elle devait s'écouter plus, revenir à quelque chose de plus profond en elle. Le décès de son époux a provoqué un électrochoc violent et aussi le besoin repenser sa vie. Elle s'est accordé une année "en sous-marin" pour prendre du temps : pas seulement pour préparer une nouvelle activité professionnelle, mais aussi pour s'écouter elle-même dans ses besoins, prendre le temps de vivre, de lire, de rencontrer.

Tout comme Ingrid, Pôle emploi a été un bon accompagnement pour cette reconversion. Un an plus tard, le concept des Petites cantines est né grâce à la collaboration avec Étienne Thouvenot, détaché en mécénat de compétences par le groupe Seb. Un restaurant de quartier, participatif et solidaire, où chacun peut venir aider à préparer et venir déguster en donnant ce qu'il peut. Du petit restaurant dans le quartier de Vaise à Lyon, un réseau commence à se développer : à Strasbourg, Annecy, Metz... Aujourd'hui, l'entreprise associative est à l'équilibre. Diane Dupré la Tour est heureuse de voir les liens qui se créent autour de ces lieux de vie.  Vous pourrez découvrir son témoignage dans le numéro Panorama du mois de décembre 2019.
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Bruno, de la publicité à l'atelier d'ébéniste

Après plusieurs années en agence de communication puis en agence de publicité, après un burn-out et le sentiment de n'être jamais pleinement satisfait dans son métier, Bruno de Maistre décide de se lancer dans le métier d'ébéniste. Après un petit boulot qui le confronte à la réalité du métier manuel, il met en œuvre sa reconversion.

Son bilan de compétences, ses réflexions et analyses autour de son besoin de créativité, l'amènent à l'ébénénisterie. Il reprend des études mais cette fois-ci à l'école Boulle puis il développe son activité peu à peu. Après les premières inquiétudes de son épouse, celle-ci devient un puissant soutien et l'encourage dans sa nouvelle activité. Aujourd'hui, Bruno a développé trois activités d'ébénisterie : les Ateliers BdM (création d'objets d'ébénisterie d'art), l'Atelier d'Arimathie (création de mobilier liturgique et Cassanos (permettre aux personnes de se reconnecter à elles-mêmes grâce à des stages et des séminaires par le travail du bois en équipe ou individuellement).

En 2018, Bruno de Maistre a été lauréat de la Fondation Ernst & Young (EY) pour les métiers manuels. Il a aussi reçu le prix Stars & Métiers - Grands Prix de l'Artisanat (récompense pour la démarche d'innovation dans notre travail). En 2016, il avait reçu le prix de la Création - Chantier du Cardinal (en partenariat avec l'hebdomadaire Le Pèlerin) pour la création d'un ensemble de mobilier pour la chapelle Saint-Jean-Paul II à Nanterre.

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Emission en partenariat avec Panorama

 

* Sondage du Groupe AEF (Agence éducation et formation) pour le salon Nouvelle vie professionnelle

 

Invités

  • Marie-Christine Vidal, rédactrice en chef de Panorama

  • Ingrid Ruillat, maraîchère à Sainte-Consorce (Rhône)

  • Diane Dupré la Tour, co-fondatrice des Petites Cantines

  • Bruno de Maistre, ébéniste designer

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L'émission

Le mardi à 17h03 et le samedi à 19h

Spiritualité, patrimoine, littérature, vie de l'Église, développement personnel... Chaque semaine, une table-ronde pour engager la discussion avec des acteurs de la vie culturelle, sociale, spirituelle.

Le présentateur

Faustine Fayette