Fin de vie : développons les soins palliatifs

Présentée par PR-23075

S'abonner à l'émission

La chronique AFC

mardi 15 septembre à 6h55

Durée émission : 3 min

Fin de vie : développons les soins palliatifs

© DR

L'histoire dramatique d’Alain Cocq a remis en avant la question de la fin de vie et de l’euthanasie. Elle nous pousse à mieux développer et promouvoir les soins palliatifs dans notre pays.

00:00

00:00

L'affaire autour d'Alain Cocq est un drame humain, fortement médiatisé, qui a illustré combien nos choix personnels peuvent être fluctuants lorsque nous souffrons et que nous envisageons le terme de notre vie. Après des jours très difficiles, M. Cocq a accepté de recevoir des soins palliatifs pour aller jusqu’au bout de sa vie de manière apaisée, c’est-à-dire avec des anti douleurs et des soins de confort. Nous pouvons nous réjouir, pour lui et pour les siens, qu’il se sente mieux et qu’il ne souffre plus.

Bien souvent, et c’est heureux, on ne meurt pas seul. Nous le savons tous, cette étape de la vie est un moment très important des vies de nos familles. Moment d’adieu avec les proches, parfois de réconciliation, d’"achèvement" d’une vie. Nous l’avons vu, en creux, avec les morts du Covid et la souffrance de certaines familles qui n’ont pas pu accompagner leurs mourants. La mort est un sujet qui touche toutes les familles.

Un juste équilibre

Sur cette question les AFC veulent tenir un juste équilibre entre deux dérives : elles ne souhaitent ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie. Cette position médiane entre une obstination thérapeutique déraisonnable et le fait de donner la mort s’incarne exactement dans les soins palliatifs qui respectent la volonté du patient, lui permettent de maintenir des échanges relationnels aussi longtemps que possible et soulagent ses souffrances physiques ou morales. Les soins palliatifs visent la qualité de la vie lorsque la guérison n’est plus envisageable.

la possibilité d'un dialogue 

Le cadre actuel de la loi sur la fin de vie permet un dialogue entre le patient, le médecin et la famille au cas par cas. Une demande d’euthanasie peut survenir parce que le malade n’est pas  soulagé suffisamment, puis disparaitre quand ça va mieux. C’est ce que dit le Dr Claire Fourcade, présidente de la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs : "Un malade qui change d’avis, c’est le quotidien". En France, nous manquons cruellement de moyens dans le domaine des soins palliatifs.

un effort financier 

Nous demandons donc un effort de formation pour tous les soignants et un effort financier conséquent pour développer des soins palliatifs dans tous les hôpitaux et les cliniques français.
Nous devons pouvoir prendre soin de chacun jusqu’au dernier souffle de sa vie.
 

Les dernières émissions