Tentative de coup de force pour allonger le délai légal d’IVG

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Chronique bioéthique

mardi 11 juin à 18h45

Durée émission : 3 min

Chronique bioéthique

Bonjour !

Au Sénat, vendredi soir, on discutait du projet de loi santé. Un texte adopté en première lecture à l’assemblée nationale fin mars. Sont venus en discussion plusieurs amendements proposés par la sénatrice Laurence Rossignol, ancienne minitre de la famille sous François Hollande.

L’un d’entre eux proposait de supprimer le droit à l’objection de conscience des soingnants sépcifique à l’IVG. Il a heureusement été retoqué en scrutin public, un scrutin qui permet aux présents de voter pour les absents.

Puis c’est dans un hémicycle quasi-vide qu’a été adopté un amendement visant à augmenter le délai légal pour avorter de 12 à 14 semaines de grossesse. 12 voix pour et 10 voix contre. Un scrutin « assis-debout » qui ne permet pas de voter pour les absents.

Madame Rossignol a utilisé l’argument qu’il n’existe pas de consensus scientifique quant à ce délai pour l’avortement. Effectivement, il n’y a pas de consensus car il n’y a pas de rupture dans la croissance embryonnaire puis fœtale.

Le bébé se développe progressivement. La seule rupture, le seul changement de « nature » survient au moment de la fécondation. C’est à ce moment qu’apparaît un nouvel être humain. Ultérieurement, il ne fait que croitre et évoluer mais il reste lui-même.

Quel va être l’avenir de cet amendement auquel le gouvernement et le rapporteur du projet de loi avec exprimé leur désaccord ? Il est probable qu’il disparaitra du texte définitif.

Pourquoi en parler alors ? Parce que cet épisode est révélateur.
Révélateur de la hargne des militants de l’avortement à réclamer « toujours plus » dans une posture de revendication permanente.
Révélateur de la façon dont sont traités des sujets pourtant d’une extrême gravité : pas de débat préalable, pas de concertation ; préparation et vote en catimini qui ne permettent pas au grand public de se saisir de la question.

Enfin, faut-il préciser qu’un fœtus de 14 semaines ressemble tout-à-fait un un bébé, qu’il suce son pouce, gigote, et mesure une quinzaine de centimètres ? La question n’est pas le corps des femmes, la question est la vie de l’enfant.

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