Peut-on apprendre à être optimiste?

Présentée par UA-137866

S'abonner à l'émission

Voyage intérieur

mercredi 7 octobre 2020 à 2h30

Durée émission : 29 min

Peut-on apprendre à être optimiste?

© Photo by Sam Balye on Unsplash

Des études montrent que l’optimisme est une compétence sur laquelle nous pouvons agir. Et des moyens existent pour la développer afin de percevoir notre existence de manière positive.

Cette émission est archivée. Pour l'écouter, inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous directement si possédez déjà un compte RCF.

Difficile d'être optimiste dans le monde d'aujourd'hui ! Pourtant, on le sent bien, il est parfois nécessaire de dépasser cette propension à ne considérer que ce qui ne va pas. État d'esprit caractérisé par une perception positive de soi, des autres ou de son environnement, l'optimisme est-il réservé aux bonnes natures ? Est-ce quelque chose qui peut s'apprendre ? Réponses du psychologue Joran Farnier, auteur de l'article "Les avantages de l'optimisme" sur le blog La psychologie positive

 

optimisme ou pessimisme : une façon de voir l'avenir

Être optimisme ou être pessimisme, cela a à voir avec une façon d'anticiper et de se projeter dans le temps. L'optimisme, c'est "la manère d'anticiper positivement le futur", ou d'imaginer qu'on a la capacité de surmonter les difficultés. 

Les personnes anxieuses et dépressives représentent les deux grands types de pessimistes. Les premiers ne peuvent s'empêcher d'imaginer ce qui pourrait se passer dans le pire des cas. Cela peut les empêcher de prendre des initiatives. Quant aux personnes dépressives, elles imaginent "un futur coloré négativement, fade et sans espoir", ce sont ceux qui se disent "à quoi bon ?" ou "peu importe ce que je fais"... Des pensées qui incitent à se couper de ses relations et à ne pas participer à des activités agréables.

 

L'optimisme est-il dans nos gènes ?

"Des études indiquent qu'il y a déjà une base génétique, biologique à ça, nous dit Joran Farnier, la génétique pourrait expliquer jusqu'à 25% de variance entre le niveau d'optimisme ou de pessimisme." Mais la génétique n'explique pas tout !

Il y a aussi des facteurs psychologiques et sociologiques : "L'environnement dans lequel on a grandi va influencer notre manière de percevoir le monde, de percevoir le futur." Et si le rôle des parents ou éducateurs est essentiel, il faut également prendre en compte le contexte dans lequel nous vivons. Grandir pendant la guerre ou en période d'instabilité politique ou économique joue sur notre façon de voir l'avenir.

 

Invités

  • Joran Farnier, psychologue clinicien, psychothérapeute, enseignant et formateur à Grenoble

Sur le même thème :

Les dernières émissions

L'émission

Le jeudi à 13h30, le samedi à 22h et le dimanche à 18h30

Une émission de psychologie positive qui ouvre les auditeurs à la bienveillance, la gratitude, l’altruisme et le pardon. Avec des psychologues, thérapeutes, médecins ou coachs, l’émission défriche des voies de croissance personnelle et de communion fraternelle. Des exemples concrets et simples, un langage ouvert et des suggestions accessibles, pour se mettre en route vers un mieux-être, avec soi-même et avec les autres.

Le présentateur

Anne-Laure Drouard-Chanel