Quels sont mes droits et mes devoirs en tant que bénévole ?

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mercredi 19 septembre à 10h00

Durée émission : 55 min

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© Image CIRIC - En France, de plus en plus de jeunes s'engagent dans le bénévolat

Avec 13 millions de bénévoles, la France est l'un des pays qui compte le plus d'associations au monde. Or, qui dit bénévolat dit aussi droits et devoirs.

13 millions de bénévoles en France : et ça ne cesse d'augmenter, se félicite Elisabeth Pascaud, de France Bénévolat. "Ce chiffre augmente chaque année depuis six ans." Et la tranche d'âge qui s'engage de plus en plus, ce sont les jeunes. Sans doute parce qu'ils ont "envie d'avoir une action sur la société, envie d'être utile". Notons que les pouvoirs publics ont favorisé l'engagement bénévole des jeunes, en promulgant notamment la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté du 27 janvier 2017.
 

"On ne fait pas travailler un bénévole, on l'associe à son action"

 

Quelle différence entre salarié et bénévole ?

À la différence du bénévole, le salarié est lié par un contrat de travail qui le subordonne à son employeur. Le bénévole, lui, n'a pas de statut ni de rémunération : mais cela représente "une force" pour France Bénévolat, car l'engagement bénévole prend tout son sens s'il est "libre et gratuit".
 

La mission du bénévole

Le bénévole "assume une mission" et dans la plupart des cas il s'avère utile et important que cette mission soit clairement définie. Une association sur deux propose à ses bénévoles de signer une charte, mais cela n'est pas obligatoire et cette charte n'a rien d'un contrat de travail. "Le rapport de l'association avec un bénévole est un rapport d'association, précise Elisabeth Pascaud, on ne fait pas travailler un bénévole, on l'associe à son action."

La vice-présidente de France Bénévolat recommande d'éviter d'accepter des missions bénévoles qui ressemblent à des postes salariés. De même, une auditrice bénévole dans un établissement pour personnes âgées a demandé si elle devait obéir à la directrice qui lui demandait de ne pas parler de mauvais traitements faits à des pensionnaires. À noter que l'article 434-3 du code pénal fait obligation à "quiconque a eu connaissance de mauvais traitements (...) infligés à (...) une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, etc., d'en informer les autorités judiciaires ou administratives".

 

Invités

  • Elisabeth Pascaud , vice-présidente de France Bénévolat

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Le présentateur

Bérengère Lou