Bienveillance, j'écris ton nom !

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Revenons sur terre

mardi 3 décembre 2019 à 11h55

Durée émission : 3 min

Revenons sur terre

Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Elle va nous rendre dingues cette bienveillance !

Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Entendez-vous combien ce mot va, vient et revient encore ?
Dans nos conversations, nos livres, nos hebdos, à la radio, sur les réseaux sociaux ou au boulot…
Bienveillance au quotidien, à l’école, au collège, au lycée ! Education bienveillante ! Management bienveillant !
Raaaahhh … elle va nous rendre dingues cette bienveillance !!!
 
D’autant qu’au détour d’une salle des profs, j’ai croisé il y a quelque temps, collé sur le casier d’un enseignant, un dessin humoristique surmonté de cette inscription : « Au diable la bienveillance ! »
Pour tout vous dire, je pense avoir eu affaire à son auteur qui, entre deux portes, m’a dit : «  Ah !  C’est vous l’guignol qui vient nous bouffer une journée pour parler de la Fraternité avec les collégiens ??? »
Trait d’humour ? Pas grave, il est bon de rire et nous aimons ça !
Réelle expression d’une inquiétude, d’un mal-être ? Aïe ! Là, j’ai mal. Pas tant à cause de la réflexion que je viens de recevoir mais, plutôt pour lui…
Que se passe-t-il donc pour qu’un de nos acteurs éducatifs balance une telle phrase ?
Qu’avons-nous manqué ?
Cet homme d’à peine 40 ans qui s’est sûrement jeté à l’eau, il y a quelques années, pour répondre à la belle vocation d’enseignant, d’éducateur… Est-il aussi époux et père ?
Où sont passés ses rêves, sa volonté de faire grandir nos enfants… ses enfants ?
Où a-t-il donc jeté ses idées, ses combats pour l’éducation que Nelson Mandela appelait « la plus belle arme pour changer le monde… » ?
Que se passe-t-il donc pour que nous soyons à découvrir et nous inspirer de toutes ces vidéos, de tous ces articles sur la bienveillance et, finalement, nous sentir bien démunis, presque coupables de ne pas réussir ?
 
J’ai peut-être un morceau de la réponse… (et vous aussi en fait…)
Permettez-moi de vous l’adresser par ces quelques mots :
 
Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Ne serais-tu pas l’une de nos plus grandes aspirations ?
Ne viendrais-tu pas nous rendre quelques visites chaque jour ?
Quand tu frappes à notre porte intérieure, sommes-nous capable de t’ouvrir ?
 
Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Tu n’es pas seulement ce plat que nous voulons cuisiner à toutes les sauces…
Tu n’es pas ce concentré de « beni oui ouisme » ou de fausse gentillesse que nous voulons trop souvent saupoudrer pour masquer nos erreurs de comportements.
 
Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Tu es de toutes les cultures et nous ne pouvons t’enfermer dans une unique traduction.
Valeur ou principe, capacité ou volonté, peu importe, de toutes tu es le « bien », le « beau », le « bon ».
  
Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Tu es là et je voudrais bien que tu te montres un peu plus mais, je me sens bloqué…
Bloqué, par les réactions, parfois si démesurées, que j’ai reçues pour mes « bêtises » d’enfant et qui n’étaient autres que les signes de ce que je voulais découvrir…
Bloqué, par ma charge mentale ou le vacarme de mon quotidien.
Bloqué, par le rôle que l’on m’impose de jouer ici où là.
Bloqué, par ce personnage dans lequel je veux me confondre pour paraitre. Alors, qu’au fond de moi, je rêve d’apparaitre et de montrer combien tu es là…
 
Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Tu es nourrie de tout ce que je vois, entends, ressens et réfléchis.
Tu viens du fond de moi pour me dire de faire le premier pas.
Tu me dis de recréer le lien quand la colère a éclaté.
Tu fais de moi un veilleur, un éclaireur…
 
Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
De tous les chemins, tu me montres le meilleur pour réagir avec patience, avec douceur.
Tu es le souffle qui me pousse à me détacher, à cheminer, à devenir et à agir !
Tu as les traits de la confiance, de l’exigence et du devoir d’être, pour moi et pour les autres.
 
Bienveillance… Bienveillance… Bienveillance…
Je ne veux plus seulement que l’on te dise ou m’entendre t’annoncer.
Ici et maintenant, je veux juste pleinement te vivre !
 

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L'émission

Du lundi au vendredi à 11h55 et 18h55, rediffusion le samedi à 11h45

Une chronique pratique par jour pour prendre soin de vous et de vos proches, vous divertir et vous cultiver !

Le présentateur

Vincent Hardouin

Responsacle Afocal Normandie