#BlackFriday - Peut-on se satisfaire du nécessaire ?

24 novembre 2017 Par

© Photo by Joe Gardner on Unsplash - Black Friday, chasse aux bonnes affaires ou course à la surconsommation ?

"Il en faut peu pour être heureux / Il faut se satisfaire du nécessaire" chante Baloo dans la version Disney du "Livre de la Jungle". Venu des États-Unis, le "black friday", ou vendredi noir, ouvre la période des achats de fin d'année, entre Thanksgiving et Noël. Les "achats de fin d'année" : l'expression est-elle synonyme de course à la surconsommation ? C'est en tout cas l'occasion de repenser notre façon de consommer.

1. Hyper-consommation, le mal du siècle

© Photo by NeONBRAND on Unsplash - Notre société occidentale, malade de son hyper-consommation

 

La montée du fondamentalisme religieux, les revendications identitaires... les symptômes d'une même maladie? Philippe Moati fait un lien troublant entre les attentats du 7 janvier 2015, ses causes, et tout ce que l'on observe de l'ordre de la pulsion individualiste. Pour lui, le diagnostic est sans appel: la société occidentale est bel et bien malade de son hyperconsommation. "Peut-être que l'on voit ici les limites d'une société non pas de consommation mais d'hyperconsommation", explique-t-il.

2. Avec Pierre Rabhi sortir du mythe de la croissance infinie


©Patrick Lazic - Pierre Rabhi, pionnier de l'agroécologie

 

"Si nous étions dans une posture de modération nous serions plus heureux." Paysan, penseur, écrivain et conférencier,  Pierre Rabhi, pionnier de l’agroécologie a publié en 2015 un petit livre lumineux: "La puissance de la modération" (éd. Hozhoni). Il nous invite à sortir du mythe de la croissance infinie et défend un nouveau paradigme fondé sur une révolution intérieure visant à vivre en harmonie avec la planète qui nous nourrit.

3. Arrêter de surconsommer pour être mieux dans sa vie

©annie-spratt / Unsplash - Revenir à une consommation raisonnée, il en va de notre bien-être

 

Notre société souffre de surconsommation et on est de plus en plus nombreux à prendre conscience. Comment revenir à une consommation raisonnée? Il en va de notre bien-être. Et aussi de notre environnement, mais peut-être que cela semble moins évident et concrets chez certains surconsommateurs.
En tout cas Marie Lefèvre et Herveline Verbeken, blogueuses et auteures de "J'arrête de surconsommer!" (éd. Eyrolles), insistent sur les bienfaits psychologiques du retour à une consommation raisonnée. "Cela connecte à l'essentiel", explique Marie Lefèvre, c'est comme "un poids en moins sur les épaules". Grâce à leur groupe Facebook "Gestion budgétaire, entraide et minimaliste", Marie Lefèvre et Herveline Verbeken ont pu identifier cinq types de surconsommateurs.

4. Critique de la société du déchet : ce que nos détritus disent de nous


©Béatrice Soltner / RCF - Baptiste Monsaingeon, avant le XIXè siècle, les déchets constituaient une sorte de bien commun

 

Homo detritus, la face cachée de l'Homo œconomicus? Qu’ils soient stockés dans les décharges, éparpillés à la surface des océans ou dispersés dans l’air sous forme de particules fines, les déchets sont partout. Plastiques, radioactifs, chimiques... ces restes de nos sociétés technico-industrielles, fermement dénoncées par le pape François dans son encyclique Laudato Si', sont les symptômes de notre monde.
Un monde qui produit toujours plus et qui tente d’enfouir ses restes. Des questions au cœur de l'essai passionnant signé Baptiste Monsaingeon, "Homo detritus" (éd. Seuil).

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