L'essentiel des JMJ de Panama!

Les Journées Mondiales de la Jeunesse se sont achevées le 28 janvier 2019 à Panama City. Revivez dans ce dossier ce grand temps fort de l'Eglise grâce à RCF et Radio Notre Dame.

  •  les JMJ au jour le jour, du lundi 21 au vendredi 28 janvier 

Du 21 au 25 janvier, de 17h à 18h, en direct de Panama City, le magazine Un jour aux JMJ a mis en lumière par des interviews, des reportages, et la présence d'invités en pateau, l'expérience vécue par les jeunes pèlerins du monde entier. L'essentiel de chaque journée aux JMJ à réécouter en podcast.

Au programme :
- Des portraits de jmjistes
- Des reportages consacrés aux événements du festival de la jeunesse (animations culturelles, artistiques, spirituelles, sportives...), au forum des vocations, à la démarche proposée autour du sacrement de réconciliation ou encore aux grandes célébrations
- Les explications et analyses des prises de parole du pape François
- Des présentations approfondies d'autres thématiques : les saints patrons de ces JMJ, le thème de cette édition "Je suis la servante du Seigneur, que tout me soit fait selon ta volonté" (Lc 1, 38), la société et l'Eglise panaméenne, etc...

  • la "Panama Party" de RCF

Dans la soirée et la nuit du 26 au 27 janvier de 18 heures à 6 heures du matin, l'équipe d'envoyés spéciaux à Panama et les radios locales RCF en France et en Belgique ont animé une "Panama Party", marathon radiophonique de 12 heures. Un multiplex entre Panama, Paris, Bruxelles, Raismes et Angoulême où étaient organisés des rassemblements de jeunes aux couleurs des JMJ.

Au programme : des tables rondes, des reportages, des magazines, un concert, une catéchèse, etc...

Réécoutez la Panama Party séquence par séquence
 

  • Retrouvez tous les reportages de nos envoyés spéciaux sur place

Sur cette page, retrouvez ci-dessous tous les reportages réalisés par nos envoyés spéciaux Florence Gault (journaliste, responsable de l'équipe), Philippe Faure (responsable technique de l'opération à Panama), Marie-Charlotte Laudier (journaliste RCF Ardèche), Marion Bastit (journaliste RCF Anjou) et Maxime Dalle (journalsite Radio Notre-Dame. 

Sur la page Facebook RCF Radio et le compte Twitter RCF, vous  pouvez également retrouver les différents reportages sonores, avec en prime des photos et des vidéos de nos envoyés spéciaux, des Instantanés exclusifs pour vivre les JMJ au plus près des jeunes...

 

​JMJ@Panam’: "on veut mettre une joyeuse pagaille" explique le père Cyrille Janssen

​JMJ@Panam’: "on veut mettre une joyeuse pagaille" explique le père Cyrille Janssen

Le père Cyrille Janssen est l’organisateur des JMJ@Panam’ qui se déroulent ce week-end, à Paris. Il répond aux questions d’Etienne Pépin.

Faire vivre les JMJ à ceux qui n’ont pas pu se rendre au Panama. C’est l’ambition de plusieurs événements diocésains, organisés en France, et en Belgique. Des événements que vous pouvez vivre grâce à la Panama Party de RCF. Parmi eux, les JMJ@Panam’, qui comme leur nom l’indique se déroulent à Paris. C’est le père Cyrille Janssen qui a été chargé de l’organisation de cet événement d’ampleur pour le diocèse de Paris.

"En avril dernier, le vicaire général, Benoist de Sinety m’a appelé pour me demander de pouvoir offrir à cette jeunesse de Paris qui ne pouvait pas aller au Panama un temps fort un peu similaire, et en communion avec ce qui se passe au Panama. Beaucoup ont pu  vivre des JMJ par le passé, et ont peut-être été un peu frustrés  de ne pas pouvoir aller au Panama en hiver, avec les examens, au moment des partiels. Avec une belle équipe, on s’est mis en quatre pour essayer de proposer une expérience forte, spirituelle et joyeuse à toute la jeunesse de Paris, pendant quatre jours" explique l'organisateur des JMJ@Panam'.

Durant ces quatre jours, le père Cyrille Janssen a voulu reprendre les ingrédients qui font la réussite des JMJ. "Le seul ingrédient qui nous manque, c’est évidemment le pape, mais on sera en communion avec lui, on priera pour lui. Et on a mis dans notre programme tout ce qui est catéchèses, confessions, temps festifs, un concert, des conférences, des célébrations et la grande messe internationale que nous vivrons à quelques minutes d’écart" ajoute le père Cyrille Janssen.

Au cours de ces quatre jours, un village missionnaire a été monté en plein Paris, dans le quartier des Halles. "On veut répondre à l’appel du pape qui avait dit à Rio "je veux de la pagaille dans les diocèses à l’issue des JMJ'. C’est ce qu’on veut faire, une joyeuse pagaille dans ce lieu très fréquenté que sont les Halles. On veut transmettre cette joie qui habite les chrétiens. Et on veut mettre la pagaille dans les cœurs. Ce Forum des Halles reflète le forum intérieur qu’on a tous" conclut l'organisateur des JMJ@Panam'.

Le père Cyrille Janssen, organisateur des JMJ@Panam':

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[JMJ 2019] Ce que les jeunes attendent du dernier week-end avec le pape

Les JMJ de Panama vont s’achever ce week-end. Un moment marqué par une veillée, et par la messe de clôture où le pape François annoncera la prochaine destination, et la date des futures JMJ.

Le week-end, aux JMJ, c’est un peu l'apothéose d'une semaine de joie, et de prière. Un moment que tous les jeunes pèlerins de ces 34èmes Journées Mondiales de la Jeunesse attendent avec impatience. RCF, présente au Panama grâce à ses envoyés spéciaux, a pu recueillir leurs attentes.

"J’espère communier avec des jeunes du monde entier, dans l’amour du Christ, et partager ce moment avec le pape François". "J’attends que le pape nous connecte au Christ, mais d’une manière spéciale, puisqu’il est le successeur de Pierre donc on ne peut pas être plus proche du Christ que lui".

"Être proche du pape, écouter ce qu’il a à nous dire, pour que chacun se rende compte de la chance qu’il a d’être là". "Je voudrais savoir quelle est ma vocation. Qu’est ce que Dieu veut que je fasse de ma vie après ces JMJ, et voir ce qui doit changer dans ma vie".

"Être tous ensemble en train d’adorer le même dieu, être là face au pape, l’écouter, le voir, chanter. Je crois que cela va changer la vie de beaucoup de personnes, dont la mienne".
 

Ce que les jeunes attendent de ce week-end à Panama:

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Mgr Michel Aupetit: "on voit bien combien les JMJ marquent les jeunes"

L’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, sera bien sûr de la (Panama) party ! Il répond aux questions d’Etienne Pépin.

Organisateur des JMJ@Panam’, un grand rassemblement francilien pour les jeunes parisiens n’ayant pas pu se rendre au Panama pour les 34èmes Journées Mondiales de la Jeunesse, Mgr Michel Aupetit garde évidemment plusieurs souvenirs des JMJ auxquelles il a pu participer.

"Les souvenirs les plus marquants sont sans doute ceux de 1997 à Paris, car j’étais aumônier de jeunes. J’ai eu l’occasion de les accompagner, de passer la nuit avec eux. J’en ai vécu d’autres, à Madrid, à Cracovie. Panama, non mais aujourd’hui je fais Panam’. On peut se permettre de faire comme les jeunes qui sont là-bas. C’est important car on voit bien combien ce moment marque les jeunes et même quelque temps après, dans leur vie spirituelle. Et ça c’est quelque chose qui dure. On pourrait penser que c’est un évènement festif, mais pas seulement. Cela construit leur vie spirituelle, et ça dure encore aujourd’hui" explique-t-il notamment.

Il ajoute que lors des JMJ, ce qui est enthousiasmant en tant que prêtre, "c’est de voir comment le Christ peut toucher les cœurs. Moi personnellement, j’avais déjà construit ma vie spirituelle, ça l’a nourri bien entendu, mais ce qui me réjouit c’est de voir comment l’Esprit Saint travaille au cœur des jeunes. […] Je vais leur parler de ce qu’est une parole, de ce qu’est la parole de Dieu et comment elle s’inscrit dans notre vie. Ils sont pèlerins et ils sont missionnaires depuis leur baptême".

RCF est présent à l'occasion de ces JMJ@Panam’. Un événement que votre radio couvre au cours de son marathon radiophonique de douze heures, la Panama Party. Pour retrouver tout le programme, c’est par ici !

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris:

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[JMJ 2019] Pour Mgr Denis Jachiet, l'expérience des JMJ peut aider à répondre à l'appel de Dieu

Mgr Jachiet, évêque auxiliaire de Paris, participera ce week-end aux JMJ @Panam', un rassemblement d'église francilien pour ceux qui n'ont pas pu se rendre au Panama.

Ce week-end, ne ratez pas les JMJ@Panam' ! Un événement qui se tient à Paris, et qui rassemble de nombreux jeunes catholiques n'ayant pas pu partir au Panama. Une sorte de mini-JMJ, en France. Une expérience que plusieurs diocèses ont tenu à faire vivre à leurs fidèles. Ainsi, d'autres événements se tiendront dans le week-end à St Pern, en Bretagne, à Rhaismes, près de Lille, à Angoulême, et à Bruxelles. RCF vous fera vivre ces événements à partir de 18h, samedi, au cours de sa Panama Party, un marathon radiophonique de 12 heures.

A Paris, le week-end à commencé dès jeudi dernier par quatre catéchèses données par quatre vicaires généraux. Mgr Jachiet, l'un des évêques auxiliaires de Paris, a parlé aux jeunes qui étaient rassemblés dans l'Eglise de l'Immaculée Conception sur le thème des JMJ: "voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole." Il a particulièrement développé le sujet des vocations.

"J’ai invité les jeunes à être attentifs aux petits appels, c’est-à-dire aux appels qui passent par des personnes, dans leur communauté, dans leur église, ou qui passent par des besoins de ceux qui rencontrent, ou par la découverte de leur capacité à se mettre au service. C’est à partir de ces petits appels là, en y répondant, qu’ils comprendront progressivement la volonté du Seigneur sur leur vie" explique-t-il notamment.

"Nous avons tous une vocation. Elle s’enracine dans notre baptême. Elle nous invite à la sainteté. Et elle peut se décliner sous de nombreuses manières. J’ai essayé de rendre les jeunes attentifs à ces appels ponctuels ou en tout cas à ceux auxquels ils peuvent répondre déjà avant l’engagement entier de leur vie, de manière à découvrir comment le Seigneur leur parle dans leur vie" ajoute Mgr Jachiet.

"Vivre une expérience d’Église telle que peuvent l’offrir les JMJ, cela peut être fondateur dans la réponse à l’appel de Dieu" conclut l'évêque auxiliaire de Paris.
 

Mgr Denis Jachiet, évêque auxiliaire de Paris:

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[JMJ 2019] Rencontre avec un volontaire irakien

[JMJ 2019] Rencontre avec un volontaire irakien

Fadi Georges fait partie des trois Irakiens qui participent aux JMJ de Panama, en tant que volontaire. Âgé de 31 ans, il vit à Kirkouk.

Deux ans après la défaite de Daech, il vient témoigner de la reconstruction de son pays.
 

Qu’est-ce-qui vous a poussé à venir au Panama ? C’est un long voyage depuis l’Irak !

"Tout d’abord Panama est vraiment très loin de l’Irak. Et les JMJ sont le seul moyen de découvrir cet incroyable pays. Pour venir, cela a été très difficile. Nous avons dû surmonter des épreuves, notamment avec les visas. Nous avons demandé un visa Schengen car nous voulions payer notre billet moins cher. Nous avons demandé à notre évêque de nous obtenir ce visa grâce au consulat français. Et ils l’ont fait" explique Fadi Georges.
 

On a beaucoup parlé de l’Irak ces dernières années. Quel message avez-vous envie de porter aux JMJ ?

"Le message important c’est que beaucoup de gens ne savent pas que nous avons des chrétiens catholiques en Irak. C’est le premier message que nous voulons faire passer. L’Irak est un pays musulman mais il y a des catholiques, et nous sommes toujours vivants" ajoute-t-il.
 

Plus d’un an et demi après le départ de Daech, où en est la réconciliation en Irak, la reconstruction ? 

"Quand j’étais petit, bien avant que Daech n’arrive, nous avions des liens très forts avec les musulmans. C’était des amis. Ce sont des humains comme nous et ils respirent le même air. Nous vivions ensemble comme des frères. Après l’arrivée de Daech, beaucoup ont compris que c’était mauvais. Certains nous l’ont montré à Noël" lance Fadi George.
 

Vivre ensemble à nouveau sera-t-il possible ?

"Oui mais pas maintenant. Peut-être dans les dix prochaines années. Ils penseront peut-être que vivre ensemble est la meilleure solution" conclut le volontaire irakien.

[JMJ 2019] Un vendredi au Panama sous le signe de la Miséricorde

Dernière édition d’Un Jour aux JMJ, le magazine qui revient sur les grand temps forts de ces JMJ de Panama.

Vendredi 25 janvier était une journée chargée, de l’autre côté de l’Atlantique. A Panama, face à l’océan Pacifique, les 34èmes Journées Mondiales de la Jeunesse battent leur plein. Pour faire le point sur cette journée basée sur la réconciliation, Florence Gault recevait Mgr Dominique Lebrun, évêque du diocèse de Rouen, ainsi qu’une partie des pèlerins français ayant rejoint Panama, par la voile.
 

Au Panama, le souvenir du père Jacques Hamel

L’évêque du diocèse de Rouen participe donc à ces Journées Mondiales de la Jeunesse, deux ans après celles de Cracovie, où il avait été durement éprouvé. En effet, en pleines JMJ de Pologne, Mgr Lebrun apprenait l’assassinat du père Jacques Hamel, en l’église Saint-Étienne-du-Rouvray. Un événement au retentissement plus large que la seule Église française.

"C’est évidemment très présent dans mon cœur, mais pas dans le mien seulement. Je suis frappé par de nombreux évêques qui apprenant que je suis du diocèse du Rouen, me rappellent le père Jacques Hamel. Et puis mardi, le jour correspondant à l’assassinat du père Jacques Hamel, une jeune est venue me voir pour me dire que le 26 juillet, elle était en Auvergne dans sa voiture, éloignée de l’Église, et apprenant la nouvelle par la radio, elle s’est mise à pleurer. C’est comme cela qu’elle est revenue à l’Église. J’ai eu beaucoup de témoignages ces temps-ci qui me touchent beaucoup. Évidemment, je pense beaucoup à ce que j’ai vécu à ce moment-là. Cela reste une blessure" a expliqué Mgr Lebrun.

L’évêque du diocèse de Rouen en a profité pour livrer son ressenti sur ces Journées Mondiales de la Jeunesse de Panama. "Le pape l’a dit hier. Beaucoup de chaleur et beaucoup de couleurs. C’est ce que nous ressentons après une semaine d’immersion dans les paroisses de diocèses. Cette Église est relativement pauvre en prêtres, cela a pu déstabiliser certains d’entre nous qui se sont retrouvés dans des villages avec une communauté qui prenait en charge la chapelle locale. Dans le diocèse où j’étais, il n’y a que 22 prêtres pour 400.000 habitants. Mais nous étions dans les familles, et il y avait beaucoup de joie" a-t-il notamment ajouté.
 

 

Une journée propice à la réconciliation et à la Miséricorde

Cette journée de vendredi était placée sous le signe de la réconciliation, et de la Miséricorde. Au programme : confessions géantes organisées dans le parc Omar, liturgie pénitentielle et Chemin de croix célébré par le pape François. Les confessionnaux aux couleurs du drapeau panaméen ont été fabriqués par des prisonniers panaméens. Des prisonniers que le pape François a tenu à rencontrer, à l’occasion de cette liturgie pénitentielle.

Dans chacun de ses voyages apostoliques, le pape François a exprimé la Miséricorde de Dieu à travers des gestes concrets. Cette fois-ci, c’est dans le centre de détention pour mineurs de Las Garzas de Pacora, à une quarantaine de kilomètres de Panama City, qu’il s’est rendu pour cette célébration pénitentielle.

Créé en 2012 et considéré comme un lieu modèle, ce centre est soutenu financièrement par l’Union européenne. Il a une capacité d’accueil de 192 places pour des garçons à partir de 14 ans. 80 d’entre eux participent à la célébration, rejoints par plusieurs autres détenus issus de divers centres du pays. L’un d’entre eux a pu livrer son témoignage, avant la liturgie proprement dite. Dans les mots adressés par le pape à ces jeunes marqués par le manque d’amour, d’éducation et par la violence, il devait être question de pardon et de miséricorde.

Le pape François a lui aussi voulu faire passer un message de miséricorde, et d’espoir, aux détenus présents durant la liturgie. "Jésus n’a pas eu peur de s’approcher de ceux qui, pour une infinité de raisons, portaient sur leurs épaules la haine sociale" peut-on notamment lire dans son homélie disponible ici.
 

Cette journée pénitentielle doit s’achever par le Chemin de croix, qui se tiendra à partir de 17h30, heure de Panama, 23h30 en France. Un événement particulièrement important, à chaque édition des JMJ. Vivre un Chemin de croix, c’est faire mémoire des dernières heures de la vie de Jésus, le suivre pas à pas pour entrer dans les sentiments qui l’ont traversé, au moment de ce combat. Un combat qu’il a accepté de livrer pour sauver les hommes du péché et leur montrer qu’en vivant l’amour jusqu’au bout, on peut affronter la mort. Lors des JMJ, la mise en scène du Chemin de croix est souvent soignée et parfois innovante.
 

 

Ils ont rejoint le Panama à la voile !

En matière de démarche innovante, ces pèlerins marquent un sacré point. Mathilde Le Levreur Barton, Anne-Laurence Thoux, Henri Chanzy et Tony Lerosier sont quatre jeunes Français qui se sont rendus au Panama, en bateau. A l’aide de trois voiliers, plus précisément. Partis de Bretagne, ils ont parcouru 7.850 miles nautiques pour atteindre le Panama, après une vingtaine d’escales. Une odyssée de six mois, qui a nécessité plus de huit mois de préparation. Et à l’arrivée, une sacrée récompense : une rencontre avec le pape !

"Sur le groupe de 17 jeunes, on était quatre ou cinq à avoir navigué auparavant. Pour la plupart des personnes, il y a eu un week-end d’entraînement, pour ressentir le mal de mer et apprendre à manœuvrer. La plupart ont appris pendant le voyage" explique Henri. "Je n’avais pas vraiment réfléchi à la question. Je n’ai pas pensé aux mauvais côtés" précise Tony.

Ce projet s’est inscrit dans une vraie démarche de pèlerinage. Des messes étaient régulièrement célébrées à bord. 
 

Des JMJ rythmées par la musique

Cette jeunesse, c’est le synonyme de la vitalité et de la joie. Des mots qui ont trouvé un écho particulier durant le festival de la jeunesse de ces JMJ. Des concerts ont ainsi eu lieu tous les jours sur la Cinta Costera, cette bande côtière réservée aux piétons. La musique chrétienne d’Amérique centrale y était notamment à l'honneur.
 

Reportage dans les coulisses du Festival de la Jeunesse – Marie-Charlotte Laudier :

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Focus sur les catéchèses

Les JMJ sont enfin un temps propice à l’enseignement à la prière. Parmi ces temps de réflexion, les catéchèses données par les évêques occupent une place de choix. Jeudi 24 janvier dernier, la paroisse de Cristo Redentor a ouvert ses portes aux jeunes pèlerins de Californie, d'Autriche, du Zimbabwe et des Philippines. Ces derniers étaient de loin les plus nombreux et les plus bruyants. Leur excitation était en partie motivée par la présence de leur propre archevêque de Manille, le cardinal Luis Antonio Tagle, venue délivrer une catéchèse.

 

 

 

[JMJ 2019] Au Panama, une journée sous le signe de la réconciliation

[JMJ 2019] Au Panama, une journée sous le signe de la réconciliation

Ce vendredi aux JMJ, l'axe majeur de la journée est celui de la réconciliation, avec une liturgie pénitentielle célébrée par le pape dans une prison pour mineurs et le Chemin de Croix.

Retour sur la journée de jeudi 24 janvier

Le pape François a consacré la matinée d'hier à des rencontres, d'abord avec les autorités du pays et la société civile, puis avec les évêques d'Amérique centrale. Lors de son discours au Palais Bolivar (siège du Ministère des Affaires Etrangères), le pape a lancé un appel contre le contre "toute forme de corruption", invitant les responsables politiques à "vivre une vie de rigueur et de transparence, authentiquement humaine, qui mette la personne au centre". Un discours marqué aussi, tout comme le suivant devant les évêques d'Amérique centrale,  par la mise en avant des peuples autochtones, François allant jusqu’à citer les noms de chacun des peuples indigènes du Panama et évoquant la nécessité que "tous les habitants de cette terre aient la possibilité de se sentir acteurs de leur destin, de leurs familles et de toute la nation".

Le pape a placé sa seconde prise de parole, adressée aux évêques d'Amérique centrale, sous le patronnage de Mgr Romero, archevêque de San Salvador, assassiné en 1980 et qu'il a canonosé lors du synode des jeunes en octobre dernier. S'appuyant tout au long de son discours sur la vie et les paroles de cette "figure prophétique" de l’Eglise d’Amérique centrale le pape s’est adressé aux évêques et leur a indiqué la manière dont il les appelait à vivre et à conduire leurs Eglises. Expliquant que Mgr Romero était porté par son amour de l’Eglise, François a évoqué : "cet amour qui naît de l’accueil d’un don totalement gratuit, qui ne nous appartient pas et qui nous libère de toute prétention et de toute tentation de nous en croire propriétaires et uniques interprètes". Et d'jouter : "nous n’avons pas inventé l’Église, elle n’est pas née avec nous et elle continuera sans nous". Une affirmation qui semble venir comme un écho à toutes les récentes mises en garde e François contre le cléricalisme. Le pape a invité les évêques à se faire proches de leur peuple, en particulier de ceux qui souffrent, comme Oscar Romero l’avait fait.

Et parmi ceux qui souffrent, il a évoqué les migrants, affirmant que l’Eglise devait aider les fidèles à "dépasser les peurs et les méfiances". Et, sortant de son texte, il a renvoyé son auditoire au livre de Mgr Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris, chroniqueur sur RCF, un ouvrage consacré à la question des migrants et qui a pour titre "Il faut que des voix s'élèvent". 

 

Vendredi 25 janvier, une journée pour se plonger dans le mystère de la Passion du Christ et de la Réconciliation

Ce vendredi est une journée placée sous le signe de la réconciliation, avec une liturgie pénitentielle célébrée par le pape au centre de détention pour mineurs Las Garzas de Pacora. Pour les jeunes, ce vendredi est tout indiqué pour se rendre au "parc du pardon" pour vivre le sacrement de la Réconciliation. Sur ce site, ont été installés 200 confessionnaux fabriqués par des détenus panaméens. A découvrir dans ce reportage de MAxime Dalle. 

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Cette journée pénitentielle s’achèvera par le Chemin de croix à partir de 17h30, heure de Panama, 23h30 en France. Le chemin de croix est l’une des grandes célébrations à chaque édition des JMJ le vendredi. Vivre un chemin de croix, c’est faire mémoire des dernières heures de la vie de Jésus, le suivre pas à pas pour entrer dans les sentiments qui l’ont traversé, au moment de ce combat. Un combat qu’il a accepté de livrer pour sauver les hommes du péché et leur montrer qu’en vivant l’amour jusqu’au bout, on peut affronter la mort la traverser.

Traditionnellement le Chemin de croix compte 14 stations, et on en ajoute parfois une 15ème, celle du tombeau vide, qui relie ainsi pour finir toutes les stations à la Résurrection. A chaque station, une méditation, un chant et une prière sont proposées. Lors des JMJ, la mise en scène du Chemin de croix peut être plus élaborée , avec une mise en scène souvent soignée et parfois innovante. On sera particulièrement attentifs ce soir à l’homélie du pape au cours de ce chemin de croix. 
 

 

 
 
 

Discours du Pape François aux évêques d'Amérique Centrale

Discours prononcé le 24 janvier 2019.

Panama - 24 janvier 2019 
Rencontre avec les évêques d'Amérique centrale
Eglise S. Francisco de Asis
Discours du Saint-Père

Chers frères :

Merci à Mgr José Luis Escobar Alas, archevêque de San Salvador, pour les paroles de bienvenue qu’il m’a adressées au nom de tous. Je me réjouis de pouvoir vous rencontrer et échanger avec vous, de manière plus familière et directe, sur les aspirations, les projets et les idées des pasteurs à qui le Seigneur a confié le soin de son peuple saint. Merci pour l’accueil fraternel.

Pouvoir me retrouver avec vous est aussi "m’offrir" l’opportunité de pouvoir étreindre et me sentir plus proche de vos peuples, de pouvoir faire miens leurs désirs, leurs découragements aussi et, surtout, cette foi "courageuse" qui sait stimuler l’espérance et faciliter la charité. Merci de me permettre de me rapprocher de cette foi éprouvée mais simple du visage pauvre de votre peuple qui sait que « Dieu est présent, qu’il ne dort pas, qu’il agit, observe et aide » (Saint Oscar Romero, Homélie, 16 décembre 1979).

Cette rencontre nous rappelle un évènement ecclésial de grande importance. Les pasteurs de cette région furent les premiers à créer en Amérique un organisme de communion et de participation qui a donné – et continue toujours à donner – des fruits abondants. Je fais référence au Secrétariat Épiscopal d’Amérique Centrale (SEDAC). Un espace de communion, de discernement et d’engagement qui nourrit, revitalise et enrichit vos Églises. Des pasteurs qui ont su anticiper et donner un signe qui, loin d’être un élément seulement programmatique, a indiqué comment l’avenir de l’Amérique Centrale – et de n’importe quelle région dans le monde – passe nécessairement par la lucidité et la capacité à élargir le regard, à unir les efforts dans un travail patient et généreux d’écoute, de compréhension, de dévouement et de don, et à pouvoir ainsi discerner les nouveaux nouveaux horizons vers lesquels l’Esprit nous conduit[1] (cf.Exhort. Ap. Evangelii gaudium, n.235).

Durant les 75 années depuis sa fondation, le SEDAC s’est efforcé de partager les joies et les tristesses, les luttes et les espérances des peuples d’Amérique Centrale, dont l’histoire est liée à celle de votre peuple fidèle et l’a forgée. Beaucoup d’hommes et de femmes, de prêtres, de personnes consacrées et de laïcs ont offert leur vie jusqu’à verser leur sang pour maintenir vive la voix prophétique de l’Église face à l’injustice, à l’appauvrissement de tant de personnes et à l’abus de pouvoir. Ils nous rappellent que « celui qui veut vraiment rendre gloire à Dieu par sa vie, celui qui désire réellement se sanctifier pour que son existence glorifie le Saint, est appelé à se consacrer, à s’employer, et à s’évertuer à essayer de vivre les oeuvres de miséricorde » (Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n.107). Et cela, non pas comme une aumône mais comme une vocation.

Parmi les fruits prophétiques de l’Église en Amérique Centrale, je me réjouis de mentionner la figure de saint Oscar Romero, que j’ai eu le privilège de canoniser récemment dans le contexte du Synode des Évêques sur les jeunes. Sa vie et son enseignement sont une source permanente d’inspiration pour nos Églises et, d’une manière particulière, pour nous-mêmes, évêques.

La devise qu’il a choisie pour son blason épiscopal et qui se trouve sur sa pierre tombale, exprime de manière claire son principe inspirateur et ce qu’a été sa vie de pasteur : "Sentir avec l’Église". Une boussole qui a orienté sa vie dans la fidélité, y compris dans les moments les plus troublés.

C’est un héritage qui peut se transformer en témoignage actif et vivifiant pour nous-mêmes, également appelés au don du martyr dans le service quotidien de nos peuples, et je voudrais m’appuyer sur cet héritage pour la réflexion que je tiens à partager avec vous. Je sais qu’il en est parmi nous qui l’ont connu en personne – comme le cardinal Rosa Chavez – c’est pourquoi, Eminence, si vous pensez que je me trompe avec telle ou telle appréciation, vous pouvez me corriger. Recourir à la figure de Romero, c’est invoquer la sainteté et le caractère prophétique qui vit dans l’ADN de vos Églises particulières.

Sentir avec l’Église

1. Reconnaissance et gratitude

Quand saint Ignace propose les principes pour sentir avec l’Église, il cherche à aider celui qui fait les Exercices à dépasser tout type de fausses dichotomies ou d’antagonismes qui réduisent la vie de l’Esprit à la tentation habituelle d’adapter la Parole de Dieu à son intérêt personnel. Ainsi il rend possible pour celui qui fait les Exercices la grâce de se sentir et de se savoir faire partie d’un corps apostolique plus grand que lui-même et, en même temps, avec la conscience réelle de ses forces et de ses potentialités : ni faible, ni sélectif ou téméraire. Se sentir partie d’un tout, qui sera toujours plus que la somme des parties (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.235) et qui est uni à une Présence qui toujours le dépassera (cf. Exhort. ap. Gaudete et exsultate, n.8).

D’où le fait que je souhaite axer ce premier Sentir avec l’Eglise de saint Oscar, comme une action de grâce et une reconnaissance pour tant de bien reçu, non mérité. Romero a pu rejoindre et apprendre à vivre l’Eglise parce qu’il aimait tendrement celle qui l’avait engendré dans la foi. Sans cet amour venu de ses entrailles, il serait plus difficile de comprendre son histoire et sa conversion, puisque ce fut ce même amour qui l’a conduit jusqu’au don du martyr ; cet amour qui naît de l’accueil d’un don totalement gratuit, qui ne nous appartient pas et qui nous libère de toute prétention et de toute tentation de nous en croire propriétaires et uniques interprètes. Nous n’avons pas inventé l’Église, elle n’est pas née avec nous et elle continuera sans nous. Une telle attitude, loin de nous abandonner à la paresse, éveille une insondable et inimaginable reconnaissance qui nourrit tout. Le martyre n’est pas synonyme de pusillanimité ou de l’attitude de celui qui n’aime pas la vie et qui ne sait pas reconnaître la valeur de celle-ci. Au contraire, le martyr est celui qui est capable de lui donner chair et de vivre concrètement cette action de grâce.

Romero a senti avec l’Église parce que, en premier lieu, il a aimé l’Église comme une mère qui l’a engendré dans la foi et qu’il s’est senti membre et partie d’elle.

2. Un amour au goût de peuple

Cet amour, adhésion et reconnaissance, l’a conduit à étreindre avec passion, mais également avec dévouement et réflexion, tout l’apport et le renouveau magistériel que le Concile Vatican II a proposé. Là, il a trouvé l’assurance de vivre la suite du Christ. Il ne fut ni idéologue ni idéologique ; son action est née d’une intégration des documents conciliaires. Illuminé par cet horizon ecclésial, sentir avec l’Église est pour Romero la contempler comme Peuple de Dieu. Parce que le Seigneur n’a pas voulu nous sauver isolément hors de tout lien mutuel, mais il a voulu former un peuple qui le confesse en vérité et le serve dans la sainteté (cf. Const. Dogm. Lumen Gentium, n.9). Un Peuple qui possède, garde et célèbre « l’onction du Saint » (ibid. n.12) et auprès duquel Romero se mettait à l’écoute pour ne pas repousser Son inspiration (cf. S. Oscar Romero, Homélie, 16 juillet 1978). Ainsi il nous montre que le pasteur, pour chercher et trouver le Seigneur, doit apprendre à écouter le pouls de son peuple, sentir "l’odeur" des hommes et des femmes d’aujourd’hui jusqu’à rester imprégné de leurs joies et de leurs espérances, de leurs tristesses et de leurs angoisses (cf. Const. dogm. Gaudium et spes, n.1) et ainsi scruter la Parole de Dieu (cf. Const. dogm. Dei Verbum, n.13). Une écoute du peuple qui lui a été confié, jusqu’à respirer et découvrir à travers lui la volonté de Dieu qui nous appelle (cf. Discours durant la rencontre pour les familles, 4 octobre 2014). Sans dichotomie ou faux antagonismes, parce que seul l’amour de Dieu est capable d’intégrer tous nos amours dans un même sentir et un même regard.

Pour lui, en définitive, sentir avec l’Église, c’est participer à la gloire de l’Église qui est de porter dans ses entrailles toute la kénose du Christ. Dans l’Église, le Christ vit parmi nous et, pour cette raison, elle doit être humble et pauvre, parce qu’une Église hautaine, une Église pleine d’orgueil, une Église autosuffisante, n’est pas l’Église de la kénose (cf. S. Oscar Romero, Homélie, 1er octobre 1978).

3. Porter dans ses entrailles la kénose du Christ

Cela n’est pas seulement la gloire de l’Église, mais aussi une vocation, une invitation à être notre gloire personnelle et notre chemin de sainteté. La kénose du Christ n’est pas de l’histoire ancienne mais une garantie actuelle pour sentir et découvrir sa présence agissante dans l’histoire. Présence que nous ne pouvons pas ni ne voulons taire, parce nous savons et nous avons fait l’expérience que Lui seul est "Chemin, Vérité et Vie". La kénose du Christ nous rappelle que Dieu sauve dans l’histoire, dans la vie de chaque homme, que c’est également sa propre histoire et que là il vient à notre rencontre (cf. S. Oscar Romero, Homélie, 7 décembre 1978). C’est important, frères, que nous n’ayons pas peur de toucher et de nous approcher des blessures de notre peuple, qui sont aussi nos blessures, et de le faire à la manière du
Seigneur. Le pasteur ne peut pas rester éloigné de la souffrance de son peuple ; de plus, nous pourrions dire que le coeur du pasteur se juge à sa capacité à se laisser toucher face à tant de vies blessées et menacées. Le faire à la manière du Seigneur signifie laisser cette souffrance frapper et marquer nos priorités et nos préférences, l’emploi du temps et l’utilisation de l’argent, y compris la manière de prier, pour pouvoir oindre tout et tous avec la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, dans une communauté de foi qui contient et ouvre un horizon toujours nouveau qui donne sens et espérance à la vie (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.49). La kénose du Christ implique d’abandonner la virtualité de l’existence et des discours pour écouter le bruit et la rengaine des personnes réelles qui nous défie de créer des liens. Et permettez-moi de vous le dire : les réseaux servent à créer des liens mais pas des racines, ils sont incapables de nous donner une appartenance, de nous faire sentir partie d’un même peuple. Sans ce sentir, toutes nos paroles, nos réunions, nos rencontres, et nos écrits seront le signe d’une foi qui n’a pas su
accompagner la kénose du Seigneur, une foi qui est restée à mi-chemin.

La kénose du Christ est jeune

Ces Journées Mondiales de la Jeunesse sont une occasion unique pour sortir à la rencontre et s’approcher davantage de la réalité de nos jeunes, pleins d’espérance et de désirs, mais aussi profondément marqués par tant de blessures. Avec eux, nous pourrons déchiffrer, de manière renouvelée, notre époque et reconnaître les signes des temps parce que, comme l’ont affirmé les pères synodaux, les jeunes sont un des "lieux théologiques" dans lesquels le Seigneur nous donne à connaître certaines de ses
attentes et de ses défis pour construire demain (cf. Synode sur les Jeunes, doc. fin., n.64). Avec eux, nous pouvons imaginer comment rendre plus visible et plus crédible l’Évangile dans le monde où nous devons vivre ; ils sont comme un thermomètre pour savoir où nous en sommes comme communauté et comme société.

Ils portent avec eux une inquiétude que nous devons valoriser, respecter, accompagner, et qui nous fait tant de bien à tous parce qu’elle nous désinstalle et nous rappelle que le pasteur ne cesse jamais d’être disciple et qu’il est en chemin. Cette saine inquiétude nous met en mouvement et nous devance. Comme l’ont rappelé les pères synodaux en disant : « les jeunes, à certains égards, sont en avance sur leurs pasteurs » (ibid., n.66). Nous devons être comblés de joie de constater comment le semis n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Beaucoup de leurs préoccupations et de leurs intuitions ont grandi dans le cadre familial, alimentées par une grand-mère ou une catéchiste, ou dans le cadre de la paroisse, de la pastorale éducative ou des jeunes. Préoccupations qui ont grandi dans une écoute de l’Evangile et dans des communautés à la foi vive et fervente qui trouve une terre où germer. Comment ne pas remercier les
jeunes soucieux pour l’Evangile ! Cette réalité nous stimule à un plus grand engagement pour les aider à grandir, en leur offrant plus et de meilleurs espaces qui les engendrent au rêve de Dieu. L’Eglise par nature est Mère et comme telle, elle engendre et fait éclore la vie en la protégeant de tout ce qui menace son développement. Gestation de la liberté et pour la liberté. Je vous invite donc à promouvoir des programmes et des centres éducatifs qui sachent accompagner, soutenir et renforcer vos jeunes ; des jeunes "récupérés" dans la rue, avant que la culture de mort, "en leur vendant de la fumée" et des solutions magiques, ne s’empare et ne profite de leur esprit. Et faites-le non pas avec paternalisme, du haut vers le bas, parce que ce n’est pas ce que le Seigneur nous demande, mais comme des pères, comme de frères à frères. Ils sont le visage du Christ pour nous, et nous ne pouvons pas aller au Christ du haut vers le bas, mais du bas vers le haut (cf. S. Oscar Romero, Homélie, 2 septembre 1979).

Ils sont nombreux les jeunes qui ont été douloureusement séduits par des réponses immédiates qui hypothèquent la vie. Les pères synodaux nous l’ont dit : par durcissement ou par manque d’alternatives, ils se trouvent plongés dans des situations très conflictuelles qui n’ont pas de solution à court terme : violence domestique, homicides contre les femmes – quel fléau vit notre continent à ce sujet ! –, bandes armées et criminelles, trafic de drogue, exploitation sexuelle des mineurs et de non mineurs, etc., et ça fait mal de constater qu’à la racine de beaucoup de ces situations, se trouve une expérience d’orphelin, fruit d’une culture et d’une société qui est partie "dans tous les sens". Des foyers brisés tant de fois par un système économique qui n’a pas comme priorité les personnes et le bien commun et qui a fait de la
spéculation "son paradis" d’où il continue à "s’engraisser", sans se soucier aux dépens de qui. Ainsi nos jeunes sans domicile, sans famille, sans communauté, sans appartenance, sont à découvert pour le premier escroc.

N’oublions pas que « la véritable souffrance qui sort de l’homme appartient en premier lieu à Dieu » (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne ). Ne séparons pas ce que Lui a voulu unir en son Fils.

Demain exige de respecter le présent, en rendant dignes et en s’obstinant à valoriser les cultures de vos peuples. Là aussi se joue la dignité : dans la fierté culturelle. Vos peuples ne sont pas "l’arrière-cour" de la société, ni de personne. Ils ont une histoire riche qui doit être assumée, valorisée et confortée. Les semences du Royaume ont été plantées dans cette terre. Nous avons le devoir de les reconnaître, de veiller sur elles, de les protéger, pour que rien de ce que Dieu a planté de bon ne se dessèche à cause d’intérêts illégitimes qui, en tous lieux, sèment la corruption et se développent avec l’exploitation des plus pauvres. Prendre soin des racines, c’est prendre soin du riche patrimoine historique, culturel et spirituel que cette terre durant des siècles a su "métisser". Obstinez-vous et élevez la voix contre la désertification culturelle et spirituelle de vos peuples, qui provoque une indigence radicale puisqu’elle les laisse sans cette indispensable immunité vitale qui soutient la dignité dans les moments de plus grande difficulté.

Dans votre dernière lettre pastorale, vous avez affirmé : « Dernièrement, notre région a été impactée par la migration vécue d’une manière nouvelle, parce qu’elle est massive et organisée, et qu’elle a mis en évidence les raisons qui en font une migration forcée avec les risques qu’elle implique pour la dignité de la personne humaine » (SEDAC, Message au Peuple de Dieu et à toutes les personnes de bonne volonté, 30 novembre 2018).

Beaucoup de migrants ont un visage jeune, ils recherchent un bien plus grand pour leurs familles, ils n’ont pas peur de risquer et de tout laisser, afin de leur offrir le minimum de conditions qui leur garantissent un avenir meilleur. A ce sujet, il ne suffit pas seulement de dénoncer, mais nous devons annoncer concrètement une "bonne nouvelle". L’Église, grâce à son universalité, peut offrir cette hospitalité fraternelle et accueillante, pour que les communautés d’origine et celles d’accueil dialoguent et contribuent à dépasser les peurs et les méfiances, et consolident les liens que les migrations, dans l’imaginaire collectif, menacent de rompre. "Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer" peuvent être les quatre verbes avec lesquels l’Église, dans cette situation migratoire, conjugue sa maternité dans l’aujourd’hui de l’histoire (cf. Synode sur les jeunes, Doc. fin., n.147).

Tous les efforts que vous pouvez accomplir pour jeter des ponts entre les communautés ecclésiales, paroissiales, diocésaines, ainsi que par l’intermédiaire des Conférences épiscopales, seront un geste prophétique de l’Église qui dans le Christ est « le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (Cons. dogm. Lumen gentium, n.1). Ainsi la tentation d’en rester à la seule dénonciation se dissipe et se fait annonce de la Vie nouvelle que le Seigneur nous offre.

Rappelons-nous l’exhortation de saint Jean : « Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ? Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 17-18).

Toutes ces situations posent des questions, elles sont des situations qui nous appellent à la conversion, à la solidarité et à une action éducative qui pénètre dans nos communautés. Nous ne pouvons pas rester indifférents (cf. Synode sur les jeunes, Doc. fin., n.41-44). Le monde exclut, nous le savons et nous en souffrons ; la kénose du Christ n’exclut pas, nous en avons fait l’expérience et nous continuons d’en faire l’expérience dans notre propre chair avec le pardon et la conversion. Cette tension nous oblige à nous interroger continuellement : où voulons-nous nous arrêter ?

La kénose du Christ est sacerdotale

L’impact qu’a eu le meurtre du P. Rutilio Grande dans la vie de Mgr Romero est connu, ainsi que l’amitié qu’il lui portait. Ce fut un évènement qui a marqué au fer son coeur d’homme, de prêtre et de pasteur. Romero n’était pas un administrateur de ressources humaines, il ne gérait pas des personnes ni des organismes, il sentait avec l’amour d’un père, d’un ami et d’un frère. Une barre un peu haute, mais une barre dans le but d’évaluer notre coeur épiscopal, une barre face à laquelle nous pouvons nous interroger : quand est-ce que je suis affecté par la vie de mes prêtres ? Quand suis-je capable de me laisser toucher par ce qu’ils vivent, de pleurer de leurs souffrances, ainsi que de fêter leurs joies et de m’en réjouir ? Le fonctionnalisme et le cléricalisme ecclésial – si tristement répandus et qui représentent une caricature et une perversion du ministère – commencent à être évalués par ces questions. Il n’est pas question de changement de style, de manière ou de langage – tout cela est important certainement –, mais surtout, il est question de l’impact et de la capacité de nos agendas épiscopaux à avoir de l’espace pour recevoir, accompagner et soutenir nos prêtres, un "espace réel" pour nous occuper d’eux. C’est ce qui fait de nous des pères féconds.

C’est à eux normalement qu’incombe de manière spéciale la responsabilité de faire que ce peuple soit le peuple de Dieu. Ils sont sur la ligne de tir. Ils portent sur leurs épaules le poids du jour et de la chaleur (cf. Mt 20,12), ils sont exposés à une multitude de situations quotidiennes qui peuvent les rendre plus vulnérables et, pour cette raison, ils ont besoin également de notre proximité, de notre compréhension et de notre encouragement, de notre paternité. Le résultat du travail pastoral, de l’évangélisation dans l’Église et de la mission, ne repose pas sur la richesse des ressources et des moyens matériels, ni sur le nombre d’évènements ou d’activités que nous réalisons, mais sur la centralité de la compassion : une des plus grandes marques distinctives que nous puissions offrir comme Église à nos frères. La kénose du Christ est l’expression maximale de la compassion du Père. L’Église du Christ est l’Église de la compassion, et cela commence à la maison. Il est toujours bon de nous interroger comme pasteurs : quel impact a en moi la vie de mes prêtres ? Suis-je capable d’être un père ou bien est-ce que je
me console d’être un simple exécutant ? Est-ce que je me laisse déranger ? Je me rappelle les paroles de Benoît XVI au début de son pontificat, s’adressant à ses compatriotes : « Le Christ ne nous a pas promis une vie facile. Celui qui cherche la facilité avec Lui, s’est trompé de chemin. Lui, il nous montre la voie qui nous conduit vers de grandes choses, vers le bien, vers une vie humaine authentique » (Benoît XVI, Discours aux pèlerins allemands, 25 avril 2005).

Nous savons que notre travail, dans les visites et les rencontres que nous accomplissons – surtout dans les paroisses – ont une dimension et une composante administrative qu’il est nécessaire de réaliser. S’assurer que cela se fait, oui, mais cela ne veut pas et ne voudra pas dire que nous devions utiliser le temps limité en tâches administratives. Dans les visites, l’essentiel et ce que nous ne pouvons pas déléguer, c’est "l’oreille". Il y a beaucoup de choses que nous faisons tous les jours et que nous devrions confier à d’autres. Ce que nous ne pouvons pas confier, en revanche, c’est la capacité d’écouter, la capacité de suivre l’état de santé et la vie de nos prêtres. Nous ne pouvons pas déléguer à d’autres la porte ouverte à leur intention. Porte ouverte qui crée les conditions permettant la confiance plus que la peur, la sincérité plus que l’hypocrisie, l’échange franc et respectueux plus que le monologue disciplinaire.

Je me rappelle ces paroles de Rosmini : « Il ne fait aucun doute que seuls les grands hommes peuvent former d’autres grands hommes […] Dans les premiers siècles, la maison de l’évêque c’était le séminaire des prêtres et des diacres. La présence et la vie sainte de leur prélat s’avérait être une leçon brûlante, continue, sublime, dans laquelle on apprenait conjointement la théorie dans ses doctes paroles et la pratique dans ses occupations pastorales assidues. Et ainsi on voyait grandir le jeune Athanase auprès d’Alexandre » (Antonio Rosmini, Les cinq plaies de la sainte Eglise, p.63).

Il est important que le prêtre trouve le père, le pasteur dans lequel "se regarder", et non pas l’administrateur qui veut "passer les troupes en revue ". Il est fondamental, avec toutes les choses sur lesquelles nous sommes en désaccord, y compris les différends et les débats qui peuvent exister (et il est normal et attendu qu’ils existent), que les prêtres perçoivent dans l’évêque un homme capable de se risquer et de s’engager pour eux, de les faire avancer et d’être une main tendue quand ils sont enlisés. Un homme de discernement qui sache orienter et trouver des chemins concrets et praticables aux différents
carrefours de chaque histoire personnelle.

Le mot autorité étymologiquement vient de la racine latine augere qui signifie augmenter, promouvoir, faire progresser. L’autorité du pasteur consiste en particulier à aider à grandir, à promouvoir ses prêtres, plus qu’à se promouvoir lui-même – cela un célibataire le fait –. La joie du père/pasteur est de voir que ses fils ont grandi et qu’ils ont été féconds. Frères, que cela soit notre autorité et le signe de notre fécondité.

La kénose du Christ est pauvre

Frères, sentir avec l’Eglise, c’est sentir avec le peuple fidèle, le peuple souffrant et espérant en Dieu. C’est savoir que notre identité ministérielle nait et se comprend à la lumière de cette appartenance unique et constitutive de notre être. Dans ce sens, j’aimerais vous rappeler ce que saint Ignace nous écrivait aux jésuites : « la pauvreté est une mère et un mur », elle engendre et elle contient. Mère parce qu’elle nous invite à la fécondité, à engendrer, à être capables de donner, chose impossible d’un coeur avare et qui cherche à accumuler. Et un mur parce qu’elle nous protège de l’une des tentations les plus subtiles à laquelle nous sommes confrontés, nous les consacrés, à savoir la mondanité spirituelle : c’est-àdire, revêtir de valeurs religieuses et "pieuses" l’appât du pouvoir et le fait de vouloir se mettre en avant, la vanité, y compris l’orgueil et l’arrogance. Un mur et une mère qui nous aident à être une Eglise qui soit toujours plus libre parce qu’elle est centrée sur la kénose de son Seigneur. Une Eglise qui ne veut pas que sa force soit – comme l’a dit Mgr Romero – dans le soutien des puissants ou de la politique, mais résulte de la noblesse à cheminer uniquement dans les bras du crucifié, qui est sa véritable force. Et cela se
traduit en signes concrets et visibles, cela nous remet en question et nous pousse à un examen de conscience sur nos options et nos priorités dans l’utilisation des ressources, des influences et des positionnements. La pauvreté est une mère et une barrière parce qu’elle garde notre coeur pour qu’il ne glisse pas vers des concessions et des engagements qui affaiblissent la liberté et la "parresia” de ce à quoi le Seigneur nous appelle.

Frères, avant de terminer, mettons-nous sous le manteau de la Vierge, prions ensemble pour qu’elle garde notre coeur de pasteurs et nous aide à mieux servir le Corps de son Fils, le saint Peuple fidèle de Dieu qui chemine, vit et prie ici en Amérique Centrale.

Que Jésus vous bénisse et que la Vierge vous garde. Et, s’il vous plait, n’oubliez pas de prier pour moi.

Merci beaucoup. 
 

Discours du Pape François aux autorités civiles du Panama

Discours prononcé le 24 janvier 2019.

Panama - 24 janvier 2019
Rencontre avec les autorités, avec les Corps diplomatiques et avec les représentants de la société
Palais Bolivar - Ministère des Affaires étrangères

Discours du Saint-Père

Monsieur le Président,
Distinguées Autorités,
Mesdames et Messieurs

Je vous remercie, Monsieur le Président, pour vos paroles de bienvenue et pour votre aimable invitation à venir visiter cette nation. Je désire saluer en votre personne et remercier tout le peuple panaméen qui, de Darien à Chiriqui et Bocas del Toro, a accompli des efforts sans mesure pour accueillir tant de jeunes provenant de toutes les parties du monde. Merci de nous ouvrir les portes de votre maison.

Je commence mon pèlerinage en ce lieu historique où Simon Bolivar, affirmant que « si le monde devait choisir une capitale, l’isthme de Panama serait désigné pour être cette auguste destination », appela les leaders de son temps pour forger le rêve de l’unification de la Grande Patrie. Appel qui nous aide à comprendre que nos peuples sont capables de créer, forger et surtout rêver une grande patrie qui sache et puisse héberger, respecter et embrasser la richesse multiculturelle de chaque peuple et culture. Suivant cette inspiration, nous pouvons contempler Panama comme une terre d’appel et de rêves.

1. Une terre d'appel

C’est ainsi que l’a présentée le Congrès Amphictyonique, et c’est aussi ce que fait voir aujourd’hui le débarquement de milliers de jeunes qui portent avec eux le désir et l’envie de se rencontrer et de célébrer.

Votre pays, par sa position privilégiée, est devenu une enclave stratégique non seulement pour la région mais aussi pour le monde entier. Pont entre les océans et terre naturelle de rencontres, Panama, le pays le plus étroit de tout le continent américain, est le symbole du développement durable qui naît de la capacité à créer des liens et des alliances. Cette capacité constitue le coeur du peuple panaméen.

Chacun de vous a un rôle particulier dans la construction de la nation et est appelé à veiller à ce que cette terre puisse accomplir sa vocation à être une terre d’appels et de rencontres ; cela implique la décision, l’engagement et le travail quotidien pour que tous les habitants de ce sol aient l’opportunité de se sentir acteurs de leur destin, de leurs familles et de toute la nation. Il est impossible de penser l’avenir d’une société sans la participation active – et non seulement théorique – de chacun de ses membres, en sorte que la dignité se voit reconnue et garantie par l’accès à une éducation de qualité et la promotion d’emplois dignes. Ces deux réalités possèdent la force d’aider à reconnaitre et valoriser le génie et le dynamisme créateur de ce peuple et, par ailleurs, elles sont le meilleur antidote à tout type de tutelle qui prétendrait réduire la liberté et soumettre ou supprimer la dignité civile, plus particulièrement celle des plus pauvres.

Le génie de ces terres est marqué par la richesse de ses peuples d’origine : bribi, buglé, embera, kuna, nasoteribe, ngäbe et waunana, qui ont tant à dire et à rappeler à partir de leurs cultures et de leur vision du monde : je leur adresse mes salutations et ma gratitude. Etre terre d’appel suppose de célébrer, reconnaître et écouter ce qu’il y a de particulier en chacun de ces peuples et chez tous les hommes et les femmes qui constituent le visage panaméen, et c’est oser tisser un avenir d’espérance ; car c’est seulement si on est capable de défendre le bien commun par-dessus les intérêts de quelques-uns ou pour quelques-uns qu’existe la ferme décision de partager avec justice ses biens.

Les nouvelles générations, par leur joie et leur enthousiasme, par leur liberté, leur sensibilité et leur capacité critique demandent aux adultes, mais spécialement à tous ceux qui ont un leadership dans la vie publique, de mener une vie conforme à la dignité et à l’autorité qu’ils revêtent et qui leur a été confiées. C’est une invitation à vivre avec rigueur et transparence dans la responsabilité concrète pour les
autres et pour le monde ; mener une vie qui montre que la fonction publique est synonyme d’honnêteté et de justice, et antinomique avec toute forme de corruption. Ils réclament un engagement où tous – à commencer par ceux que nous appelons chrétiens – nous ayons l’audace de construire « une politique authentiquement humaine » (Const. past. Gaudium et spes, n. 73) qui mette la personne au centre comme le coeur de tout, lequel pousse à créer une culture de plus grande transparence chez les pouvoirs publics, le secteur privé et toute la population, comme le demande cette belle prière que vous avez pour la patrie : « Donne-nous le pain de chaque jour : que nous puissions le manger chacun dans sa maison et avec une santé digne d’êtres humains ».

2. Terre de rêves

Ces jours-ci, Panama ne va pas être rappelé seulement comme centre régional et point stratégique pour le commerce et le passage de personnes ; elle va se changer en un “hub” de l’espérance. Point de rencontre où des jeunes provenant des cinq continents, remplis de rêves et d’espérances, vont célébrer, se rencontrer, prier et raviver le désir et leur engagement pour créer un monde plus humain. Ils vont mettre au défi les regards myopes à court terme qui, tentés par la résignation, l’avidité, ou prisonniers du paradigme technocratique, croient que le seul chemin possible passe par « le jeu de la compétitivité, [de la spéculation] et de la loi du plus fort, où le puissant mange le plus faible » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 53), fermant le lendemain à une nouvelle imagination de l’humanité. En accueillant les rêves de ces jeunes, Panama devient une terre de rêves qui défie beaucoup de certitudes de notre époque et génère des horizons de vie qui indiquent une nouvelle manière de marcher avec un regard respectueux et plein de compassion sur les autres. Durant ce temps nous serons témoins de l’ouverture de nouveaux canaux de communication et de compréhension, de solidarité, de créativité et d’aide mutuelle ; des canaux à dimension humaine qui stimulent l’engagement et rompent l’anonymat et l’isolement en vue d’une nouvelle manière de construire l’histoire.

Un autre monde est possible, nous le savons et les jeunes nous invitent à nous impliquer dans sa construction pour que les rêves ne tombent pas dans l’éphémère ou l’éthéré, mais pour qu’ils stimulent un pacte social dans lequel tous puissent avoir l’opportunité de rêver un lendemain : le droit à l’avenir est aussi un droit humain.

Les paroles de Ricardo Miró, chantant le terroir de ses amours, semblent prendre corps dans cet horizon ; il disait : « Pourquoi en te voyant, Patrie, on disait / que la volonté divine t’a formée / parce que sous le soleil qui t’éclaire / l’Humanité entière se réunira » (Patria de mis amores). Je vous renouvelle mes remerciements pour tous ce que vous avez fait pour Je vous renouvelle mes remerciements pour tous ce que vous avez fait pour que cette rencontre soit possible, et je vous exprime, Monsieur le Président, à toutes les personnes ici présentes et à celles qui suivent à travers les moyens de communication, mes voeux les meilleurs d’une espérance renouvelée de joie dans le service du bien commun.

Que Santa Maria La Antigua bénisse et protège le Panama.

[JMJ 2019] Quatrième jour au Panama !

Le Pape est arrivé au Panama ! Mgr Percerou et le Père Régis Peillon réfléchissent, avec les jeunes de la délégation d'Haïti, à ce qu'apportent les JMJ aux pèlerins.

Le Pape François est arrivé au Panama. Il a rencontré le président du pays, et les évêques d'Amérique centrale.

 

Marie-Michèle et Cly étaient tous les deux étudiants l’année dernière à l’école professionnelle Saint-Joseph Artisan, à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, une école fondée par la communauté de l’Emmanuel. Ils sont accompagnés de leur professeure d’électricité, Itziar Grolleau. Les deux jeunes font partie de la délégation haïtienne, qui compte 275 personnes.
 



Marie-Michèle a fait le plein d'énergie au passage du Pape. "Pour nous c'est le représentant de Jésus sur la Terre ! C'est voir l'amour de Dieu!"

Régis Peillon, aumônier national en France de la pastorale étudiante, se réjouit de l'accueil chaleureux des Panaméens. Laurent Percerou, évêque de Moulins et chargé des jeunes au sein de la Conférence des Evêques de France, souligne un triple dépaysement : climatique, culturel et ecclésial. "Nous sommes tous surpris par la joie, une foi vivante, joyeuse, incarnée". 

Une prise de conscience pour les jeunes



Le Pape François a souhaité faire des JMJ un évènement où l'on se décentre. Une leçon, pour les jeunes Français, qui apprennent à prendre en considération les attentes des jeunes sur place.

"Ils verront, en rentrant en France, l'impact de leur surconsommation dans leurs inégalités de développement. Comment être véritablement acteur d'une transformation sociale, pas seulement en faisant son compost mais en prenant part à une justice sociale et économique, dans une solidarité internationale ?", s'interroge le Père Peillon. 

En effet, les JMJ sont l'occasion de mettre le doigt sur certaines problématiques. Parmi elles, notamment, la colonisation culturelle. Les jeunes indigènes, d'ailleurs, sont très mobilisés pour ces JMJ. Comment recevoir, dans la beauté de la culture et la beauté de la foi ? 

Sainte bernadette

Une comédie musicale va bientôt retracer la vie de Sainte-Bernadette et sera jouée à partir du 1er juillet à Lourdes. Deux représentations sont données aux JMJ de Panama.
 

 


 Les catéchèses

"Les jeunes ont besoin de repères pour discerner"

 




 

Mgr Percerou rappelle l'importance des catéchèses pour les jeunes, en lien avec ce qui a été entendu lors de la préparation du Synode. "Ils ont demandé à l'Eglise d'être formé dans la foi. Les jeunes ont besoin d'avoir les mots pour dire leur foi et être assuré en elle". 

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Le Père Régis Peillon ajoute : "Les jeunes ont besoin de repères pour discerner. Le Synode a insisté pour dire qu'il fallait connaître la doctrine sociale de l'Eglise". 

Depuis les JMJ de Cracovie, le Pape essaie d'impulser une dynamique à la jeunesse. "C'est un appel très fort qui leur est adressé, s'enraciner en Jésus pour y pûiser le courage et l'espérance". 

Rendez-vous demain pour un nouvel épisode !

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[JMJ 2019] Les pèlerins attendent de se faire "bousculer" par le pape François

Le dossier du jour

Le pape François est arrivé mercredi au Panama. Après une cérémonie d’accueil, il s’est rendu à la nonciature apostolique, qui sera son lieu de résidence durant toute la durée de ce voyage.

C’est donc jeudi, véritablement, que commence sa visite. Avec un premier temps fort : la cérémonie d’accueil du pape en fin de journée.

"Bienvenido Papa Francisco". Les jeunes sont impatients de le rencontrer. Hier, dans les rues de Panama, sur le trajet que devait emprunter le pape, de nombreux pèlerins espéraient bien l’apercevoir dans sa papamobile. Cela devrait être un peu plus simple cette fois-ci puisque ce sont les plus petites JMJ jamais organisées, du moins pour l’instant. 150.000 pèlerins se sont inscrits officiellement.

De son côté, Mgr Ulloa, l’archevêque de Panama, se réjouit du choix de son pays pour ces JMJ. Une façon selon lui d’ouvrir ce temps fort à tous, et en particulier aux plus petits. Et pour les Panaméens, il y a aussi beaucoup d’impatience. C’est un symbole fort pour eux que le pape ait choisi le Panama pour ces 34èmes journées mondiales de la jeunesse.

L’impatience est également palpable chez les Français. Le message que fera passer le pape François reste l’une des choses les plus importantes pour les pèlerins. Tous ont la certitude que le Saint Père va les bousculer, comme à son habitude, et s’adresser personnellement à eux grâce à des mots simples, mais forts.

Il faut remonter aux années 80 pour retrouver le dernier passage d’un pape au Panama, avec Jean-Paul II. Trente cinq ans plus tard, il n’y a plus de guerre dans la région mais elle est confrontée à des crises politiques et sociales. Les prises de parole du pape sont également très attendues d’un point de vue institutionnel. Il devrait notamment évoquer la question du Nicaragua qui devait accueillir la partie diocésaine des JMJ, avant d’y renoncer à cause de la grave crise politique qui le frappe. Il pourrait également évoquer la question des migrations avec la situation du Honduras.

Le pape François devrait enfin appeler les jeunes à l’engagement et au service. Lors des dernières JMJ, à Cracovie, François avait invité la jeunesse catholique à sortir de son canapé.
 

[JMJ 2019] Les jeunes autochtones au cœur des JMJ de Panama

[JMJ 2019] Les jeunes autochtones au cœur des JMJ de Panama

C'est la grande nouveauté des Journées mondiales de la jeunesse 2019: une attention toute particulière est portée aux jeunes des peuples autochtones qui participent nombreux à l'événement.

Lors de la messe d'ouverture des JMJ, ce mardi 22 janvier 2019, Mgr José Domingo Ulloa, archevêque de Panama a remercié le pape François de donner, en venant au Panama, la possibilité aux jeunes des "périphéries existentielles" d'y prendre part. Il a évoqué en particulier "les jeunes autochtones et d'ascendance africaine" qui pour la première fois se sont réunis pour quelques jours de rencontre,a vant de venir à Panama, dans la communauté de Soloy, territoire indigène le plus vaste du Panama, en bordure du fleuve Fonseca, dans le diocèse de David. 
 

Des jeunes des communautés indigènes du monde entier se sont réunis pour cette semaine en diocèse afin de partager la richesse et la diversité de leurs coutumes, ainsi que leur expérience de vie et de foi. Il s’agissait aussi, pour les participants, d’organiser la défense de leurs droits. Ils sont plusieurs milliers, présents à Panama City cette semaine pour les JMJ  et ils ont installé un village indigène au Parc Omar. A découvrir dans ce reportage de Marie-Charlotte Laudier. 

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Brice de Roquefeuil et Mgr Benoist de Sinety lors de l'enregistrement du magazine "Un jour aux JMJ"
 

Invité du magazine des JMJ ce mardi sur RCF, Brice de Roquefeuil, ambassadeur de France au Panama participe ce mercredi à un débat sur le thème "Christianisme et cultures indigène", débat organisé dans le cadre des JMJ par . Il aonnaît les peuples autochtones dont il a visité plusieurs de ces communautés et témoigne de la manière dont ils vivent à la foi leur foi chrétienne et leur identité culturelle. 

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Pour Monseigneur Benoist de Sinety, vicaire général du diocèse de Paris, cette question de la tension entre culture et évangélisation a toujours existé, depuis les débuts du christianisme. 

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"Je pense qu'on a beaucoup à apprendre des peuples indigènes" affirme Brice Roquefeuil, qui témoigne aussi du lien qu'ils vivent entre foi et culture, à travers cette anecdote : "lorsque j'ai visité une de ces communautés, on s'est retrouvé dans la maison du village. J'ai regardé la bibliothèque et j'ai constaté que tous les livres étaient en Espagnol". Demandant s'ils n'avaient pas de livres dans leur langue, il s'en est vu montrer un seul : la Bible. 
 

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Le pape François s’est placé en défenseur et porte-parole des peuples autochtones. Il souligne l’importance de lutter pour garder sa culture qui permet de s’épanouir. C’est ce qu’il a dit à la jeunesse indigène lors de leur rencontre la semaine dernière.

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Pendant les JMJ de Panama, un village indigène a été installé au Parc Omar, au coeur de la ville pour permettre aux jeunes des peuples autochtones de faire découvrir à tous leurs cultures et leurs traditions. 
 

Pour Mgr Benoist de Sinety, la manière dont les jeunes autochtones ont été mis au coeur de la messe d'ouverture, en particulier au cours de la procession d'offertoire n'est pas du folklore mais "une manière de monter comment ces cultures locales s'ouvrent et désirent s'épanouir à travers le message de l'Evangile". 

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[JMJ 2019] Visite guidée de Panama City !

[JMJ 2019] Visite guidée de Panama City !

Marion Bastit vous emmène visiter Panama City, avec l'universitaire Arturo Guzman Navarro.

Fondée au 16ème siècle, la ville de Panama compte près d’un million d’habitants. Elle est située sur la côte Pacifique, juste à l’entrée du canal de Panama.

C’est un mélange d’époques, entre gratte-ciels et demeures coloniales. Pour découvrir la ville, Marion Bastit a été guidée par Arturo Guzman Navarro, un historien de l’université de Panama.

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Biomuseo, un musée signé de l'architecte Gehry. 


Vue sur les gratte-ciels de Punta Pacifica, Paitilla et Costa del Este depuis la chaussée d'Amador.


Chaussée d'Amador, remblais qui relie trois îles au continent.


Première université de Panama, fondée par les Jésuites au 18e siècle.


La cathédrale Santa Maria de la Antigua, qui vient d'être restaurée. Elle sera inaugurée lors de la venue du Pape François. 
 

[JMJ 2019] La joie chantante des jmjistes haïtiens

[JMJ 2019] La joie chantante des jmjistes haïtiens

Fidèles des JMJ même lorsqu'elles ont lieu loin de chez eux grâce notamment entre leur pays et la France, les jeunes haïtiens sont cette fois venus en voisins à Panama.

Parmi les 100 000 pèlerins, de 156 pays présents aux JMJ, les jeunes d'Amérique centrale et des Caraïbes sont les plus nombreux, eux dont les délégations sont réduites lorsque ces journées ont lieu eu Europe. Parmi eux quelques jeunes Haïtiens venus  « presque » en voisins. Et comme les jeunes latinos, ils ont le sens de la fête et aiment chanter. 
 

Parmi ces jeunes jmjistes chanteurs haïtiens, quelques-uns ont fait part de leurs attentes à notre envoyée spéciale Marie-Charlotte Laudier.  Ainsi, Martine, de Port-de Paix dans le Nord-Ouest d'Haïti a participé aux JMJ de Cracovie en 2016  et témoigne: "les JMJ de Cracovie ont changé ma foi catholique et cette fois je pense que ça va encore agrandir ma foi".  Anderson, 24 ans : "attend de ces JMJ un changement personnel, dans son développement personnel, gagner en confiance, chasser la timidité, ne pas rester replié mais être collectif et partager sa foi". 

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Messe d’ouverture des JMJ: "une église nouvelle est possible"

Messe d’ouverture des JMJ: "une église nouvelle est possible"

Les JMJ ont réellement débuté mardi 22 janvier dernier dans la soirée, avec la messe d’ouverture célébrée par Mgr Ulloa, archevêque de Panama City.

"Une église nouvelle est possible". Ce sont par ces mots forts que l’archevêque de Panama City, Mgr Ulloa a accueilli les pèlerins du monde entier venus célébrer cette 34ème édition des Journées Mondiales de la Jeunesse à Panama. Cette messe d’ouverture a réuni des dizaines de milliers de pèlerins, face à l’océan Pacifique. Parmi eux, des Français bien évidemment,  à l’image de Julie, du diocèse de Tarbes, interrogée par Maxime Dalle, de Radio Notre Dame pour RCF.

"C’est assez incroyable, il y a beaucoup de nationalités différentes. C’est un moment très fort de voir que l’on est tous réunis pour le Christ. Cela nous invite à retourner chez nous et à agir vraiment pour suivre le Christ" explique-t-elle notamment.

Dans son homélie, Mgr Ulloa a appelé les jeunes à placer leur confiance entre les mains de la Vierge Marie. Une cérémonie d’ouverture qui a également séduit Mathieu, un jeune étudiant du diocèse de Montauban. "C’est vraiment l’effervescence partout. Cela fait vraiment plaisir. Il y a des jeunes de partout, des drapeaux, du bruit. C’est génial" s’exclame-t-il.

Une cérémonie d’ouverture qui s’est achevée par des jeunes chantant à l’unisson leur joie d’être ici, en attendant l’arrivée du pape François, prévue mercredi 23 janvier.
 

La messe d'ouverture des JMJ, un reportage de Maxime Dalle:

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[JMJ 2019] Pour frère Aloïs, les JMJ, un temps pour la Joie et l'unité autour du pape

[JMJ 2019] Pour frère Aloïs, les JMJ, un temps pour la Joie et l'unité autour du pape

Attentif aux jeunes catholiques latino-américains, sources d'espoir, frère Aloïs, prieur de Taizé, manifeste aussi son souci des jeunes professionnels qui sont à l'heure des engagements.

Avec quelques autres frères de sa communauté, frère Aloïs anime pendant les Journées Mondiales de la Jeunesse un lieu de prière et d'accueil dans l’église Templo de la Divina Misericordia. Il est lui-même arrivé à Panama ce lundi 21 janvier, mais 3 frères étaient làdéjà là depuis quelques jours et un frère depuis une semaine, pour participer à la semaine en diocèses. 

"Je suis très heureux que les JMJ aient lieu en Amérique centrale, se félicite le prieur de Taizé, et rejoignent tant de jeunes d'ici qui ne peuvent pas aller ailleurs parce que c'est trop loin en Europe et en Asie. Il y a dans les églises d'Amérique centrale et d'Amérique latine  un grand espoir, des évolutions très fortes et c'est ça que nous allons sentir ces jours"

 

Les jeunes Professionnels, au coeur des préoccupations à Taizé

Lors de ces Journées mondiales de la Jeunesse, en raison de la période choisie par les organisateurs, la délégation française est exclusivement composée de jeunes professionnels, un public auquel la communauté de Taizé est particulièrement attentive: "On fait de plus en plus attention à eux car c’est à cet âge que se décident l’avenir et l’engagement à long terme. Et c'est ça qui est si difficile aujourd'hui pour des jeunes : prendre un engagement à long terme ou un engagement pour la vie. Et c'est cela que nous voulons soutenir beaucoup à Taizé, entre autres par une semaine particulière pour les 18 à 35 ans au mois d'août". Et pour permettre à ces jeunes de construire leur avenir, la formation est très importante, y compris sur le plan spirituel: "c’est très important pour une continuité dans la foi. La foi ne peut pas être suspendue juste à des sentiments et à des évènements sporadiques, mais vraiment à une conviction intellectuelle aussi. Il faut décloisonner notre vie, il n’y a pas la foi et d’autres domaines de notre vie: la foi imprègne toute notre vie. Ca me frappe parfois que des gens qui sont extraordinairement formés dans des domaines scientifiques et autres restent sur le plan de la foi avec l'enseignement de l'enfance, avec un catéchisme d'enfance. Alors comment continuer une formation de la foi à tous les âges ?"
 

Avec le pape François, la Joie de l'Evangile et l'Unité au coeur des JMJ

Avec l'arrivée du pape François mercredi à Panama, une nouvelle phase démarre et pour frère Aloïs "c’est la séquence de l’unité parce que son ministère c'est vraiment l'unité au milieu de cette grande diversité extraordinaire. Sa présence signifie l'unité dans le Christ et je suis sûr qu'il va nous aider pour cela". Unité et joie de la foi, car pour frère Aloïs "c'est la joie, la joie de la foi qui peut traverser toutes les situations pas faciles d'une vie, la joie de l'Evangile, la joie de la vierge Marie qu'elle chante dans le Magnificat".
 

 

Une bonne nouvelle pour les auditeurs de RCF

Et puis, frère Aloïs annonce aux auditeurs de RCF et aux internautes de rcf.fr que sa communauté les accueillera pour vivre le triduum pascal cette année: "c'est une grande joie de pouvoir vivre cela ensemble, avec tant de gens qui suivent par RCF" témoigne-t-il. 

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[JMJ 2019] Deuxième jour au Panama !

[JMJ 2019] Deuxième jour au Panama !

Aujourd'hui s'ouvrent les JMJ, en attendant impatiemment la venue du Pape François demain.Tous les pèlerins sont arrivés à Panama City. Parmi eux, de nombreux Français, dont Frère Aloïs.

Les Journées mondiales de la jeunesse s’ouvrent aujourd’hui ! Présidée par l’archevêque de Panama, la messe d’ouverture marquera le coup d’envoi de cette 34e édition. La ville va ensuite vibrer jusqu’à dimanche au rythme des rencontres avec le pape François, des catéchèses et du festival de la jeunesse.
 
Frère Aloïs, le prieur de Taizé, est arrivé au Panama avec plusieurs frères de la communauté. Il se réjouit que ces JMJ réunissent les jeunes d’Amérique centrale, qui, souvent, ne peuvent se déplacer en Europe. « C’est une Eglise où il y a de grands espoirs », note-t-il. 

L’accueil des pèlerins

Les pèlerins français sont tous arrivés sur le sol panaméen, et, avec eux, des jeunes du diocèse de Nanterre. Ils ont été accueillis par la paroisse de la Inmaculad Concepcion de Veracruz.

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Isabelle, responsable du groupe, se félicite de l’unité de ce dernier. « On a pu se réunir en amont, pour que l’unité du groupe diocésain se fasse. Nous attendons de chacun de ces jeunes qu’ils deviennent missionnaires dans leurs propres paroisses ».

Ils ont pu vivre des moments forts, chaleureux. « Des familles assez modestes donnaient avec amour et joie ». Les jeunes attendent avec impatience de pouvoir communier avec d’autres.



De la formation

« La foi est un moteur éducatif »

44 jeunes de l’Enseignement catholique sont présents parmi les pèlerins. Joseph Herveau est le responsable national de l’Animation Pastorale du Secrétariat Général de l’Enseignement Catholique. Il souligne la nécessité de faire preuve de souplesse, de patience et d’adaptation au Panama, lorsque, dans les milieux éducatifs, on fait plutôt dans la maîtrise et la précaution !

Avec lui, Robin Carton, jeune professeur de physique-chimie et Jean-Philippe Moreau, animateur en pastorale scolaire. Tous deux sont ravis de l’accueil des Panaméens : « Je ne pensais pas être autant attendu » !
 
Joseph Herveau revient sur les spécificités de l’enseignement catholique. « On fait le pari d’être une institution ecclésiale, destinée à tous et pour tous ». La foi est considérée comme un moteur éducatif : on s’appuie sur l’Evangile « en actes ». Le regard porté sur l’élève change tout.

« La foi ne peut pas être suspendue à des sentiments et à des évènements sporadiques »

Frère Aloïs insiste sur l’idée de continuité dans la foi. La foi imprègne toute notre vie, et l’enseignement catholique est « un signe fort pour une formation qui doit continuer ». À Taizé, les frères portent une attention toute particulière aux jeunes professionnels. « C’est à cet âge-là que se décide l’avenir et l’engagement à long terme ».

Le sens de l’abandon

« Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole ». Une invitation, notamment, à se mettre au service des autres…
 
Marie est une figure incontournable du Panama. En témoigne ce micro-trottoir réalisé au Parc Omar, au cœur de la ville.
 



« Quand je prie, je pense à Marie, la sainte patronne qui a donné son fils pour nous tous »

Frère Aloïs est impressionné par ces discours. « Marie, constamment, nous envoie vers le Christ. Il faut tenir dans la foi, dans les moments difficiles de la vie ».

À la découverte de Panama City 

Marie-Charlotte Laudier s’est promenée dans la ville… Elle en livre un descriptif dans sa carte blanche.


 

Le Pape François arrive demain !

« C’est la séquence de l’unité qui démarre », souligne Frère Aloïs, « l’unité dans cette grande diversité, qui est l’unité du Christ ».
 
Robin fait part de son impatience à l’idée de rencontrer le Pape. Pour Jean-Philippe, qui a déjà vécu les JMJ de Cracovie, c’est une rencontre essentielle. « Il faut se laisser bousculer, bouleverser ».

Rendez-vous demain pour un nouvel épisode !

 

[JMJ 2019] "Nous devrions tous être comme Marie"

Le thème des JMJ de Panama qui se déroulent actuellement est dédié à la Vierge Marie. Un thème qui prend un sens énorme pour les Panaméens.

Mardi 22 novembre 2016, le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie avait révélé les trois thèmes mariaux des prochaines JMJ. Pour celles de 2019, qui se tiennent actuellement au Panama, le thème exact est le suivant : "Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole".

L’organisation de ces Journées Mondiales de la Jeunesse relève désormais de ce nouveau dicastère, voulu par le pape François. Ce dicastère a récupéré les compétences du Conseil pontifical pour les laïcs, auquel Jean-Paul II avait confié la charge de l’organisation des JMJ.

Avant de plancher sur cette phrase de l'Annonciation, les jeunes pèlerins ont été invités, depuis deux ans, à réfléchir sur deux autre phrases tirées du Magnificat: "le Puissant fit pour moi des merveilles". Puis en 2018 sur cette autre phrase : "sois sans crainte Marie, car tu as trouvé la grâce auprès de Dieu".

Figure majeure du catholicisme, la Vierge est incontournable au Panama. La preuve avec ces habitants et volontaires interrogés au Parc Omar, au cœur de la ville.
 

Micro-trottoir réalisé à Panama, par Marie-Charlotte Laudier, de RCF Ardèche:

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[JMJ 2019] A Panama, des pèlerins rénovent le cimetière des ouvriers français

[JMJ 2019] A Panama, des pèlerins rénovent le cimetière des ouvriers français

Un groupe de pèlerins français s’est attelé à la remise en état du cimetière français de Panama City. Un cimetière où reposent des ouvriers ayant œuvré à la construction du canal.

Un petit service, au milieu d’un séjour rythmé par les rencontres entre diocèses. 40 pèlerins de l’Hexagone ont proposé leur aide pour remettre en état le cimetière abritant les corps des ouvriers français ayant participé à la construction du canal de Panama. En tout, ce sont pas moins de 865 croix qu’il a fallu remettre en état. Des croix qui ont été décapées, avant d’être repeintes en blanc.

La plupart de ces ouvriers sont venus de Martinique et de Guadeloupe. Difficile cependant d’estimer le nombre exact de ces Français d’Outre-mer morts durant la construction du canal de Panama. Près de 1.800 personnes auraient perdu la vie ici. Dans le cimetière, il est facile de trouver les tombes des ingénieurs. Mais celles des ouvriers sont avant tout symboliques.

La rénovation de ce cimetière s’est achevée par une messe célébrée en français par Mgr Laurent Percerou, évêque de Moulins, en présence de l’ambassadeur de France au Panama, Brice Roquefeuil, en charge de ce cimetière. Une rénovation achevée juste avant que ne commencent les festivités de ces Journées Mondiales de la Jeunesse.
 

Reportage de Marion Bastit:

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[JMJ 2019] Les secouristes de l'ordre de Malte, impatients d'arriver au Panama

Ils sont 17 secouristes de l'ordre de Malte à se rendre au Panama pour les JMJ. Ils épauleront d'autres équipes sur place pour prendre soin des pèlerins.

Dans l'avion qui les mène au Panama, dimanche 20 janvier, les secouristes de l'ordre de Malte ne cachent pas leur impatience. "Excité", "surexcité", ou "sereine", ils sont tous dans l'attente de poser enfin le pied à Panama City pour commencer leur mission. 

Une joie partagée

"Même si l'on part en tant que bénévole, on va vivre des moments forts humainement et spirituellement"

Louisa est infirmière à Saint-Etienne, elle essaie de se représenter les JMJ : "J'imagine que cela doit ressembler à un pèlerinage... Je fais souvent celui de Lourdes, auprès des malades". Pour autant, ici, il s'agit de jeunes en pleine santé et remplis d'énergie, "à fond dans leur vie", sourit-elle. L'occasion de faire un plein d'enthousiasme et de joie partagée... 

Ombeline a déjà participé aux JMJ. Elle s'attend à des instants intenses, chargés d'émotion, des "moments forts humainement et spirituellement".

Alexis, le chef de l'équipe, est plus pragmatique et réfléchit déjà aux actes de soin qui seront prodigués. Avec la chaleur, les stations debout prolongées, des malaises risquent de se produire ! 

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Eugénie Paris au Panama : "ces JMJ réveillent notre foi"

Eugénie Paris au Panama : "ces JMJ réveillent notre foi"

​Dans le cadre des JMJ qui s’ouvrent ce mardi Panama, Eugénie Paris est la Grande Invitée de Florence Gault.

Présente depuis dix jours au Panama pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, Eugénie Paris a l’impression d’être "comme dans un rêve". Elle raconte qu’elle a été très impressionnée par la forme de désorganisation organisée des Panaméens, "on voit que leur paroisse ont une capacité à fédérer, des petites unités fraternelles qui permettent de fédérer comme une famille". « Ces communautés vivent sans prêtre, avec un responsable laïc, alors qu’en France on est parfois incapable de faire ça, et ça me marque beaucoup dans ma vie de foi ».

La figure de Marie

Eugénie Paris explique que cette année une des spécificités des JMJ est une totale immersion au sein des Panaméens, en vivant avec les familles de croyants, "ils se sont pliés en quatre pour nous". "C’est un vrai acte de foi et de confiance pour nous". "La figure de Marie très importante chez les Panaméens, donc on se met à l’écoute de la parole de Dieu ». Le thème de cette édition 2019 est effectivement la Vierge. "Je me sens très pauvre, j’ai l’impression d’avoir une foi très petite par rapport à celle des Panaméens, ces JMJ réveillent notre foi".
 

L'arrivée du Pape

Le Pape François arrive dans quelques jours, c’est une étape importante de ces JMJ : "c’est le Pape qui nous invite, on est venu grâce à lui, il a une attention particulière pour la jeunesse depuis le début de son pontificat, il se fait proche des pauvres donc ça va beaucoup parler aux Panaméens". Et elle constate qu’au Panama "la paroisse est un lieu fédérateur pour les jeunes, plus qu’en France" et cela l’inspire.

[JMJ 2019] Mgr Ulloa, archevêque du diocèse de Panama: "Cette fête est la fête de tous"

[JMJ 2019] Mgr Ulloa, archevêque du diocèse de Panama: "Cette fête est la fête de tous"

Monseigneur Ulloa, archevêque du diocèse de Panama, a souligné dans sa conférence de presse dimanche l'attention portée au thème de la maison commune lors des JMJ.

Les 34e Journées Mondiales de la Jeunesse se tiennent du 22 au 27 janvier au Panama, un pays qui compte 75% de catholiques. Pour la première fois, les JMJ se tiennent en Amérique centrale. Un choix réfléchi en lien avec la mise en valeur des "périphéries" souhaitée par le Pape François : 40% des Panaméens vivent sous le seuil de pauvreté. 

Monseigneur Ulloa n'a pas manqué de faire référence à l’encyclique du Pape sur la sauvegarde de la maison commune. Ces JMJ, nous promet Monseigneur Ulloa, tendront vers le plus d’écologie possible :

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Un débat doit d'ailleurs se tenir vendredi 25 janvier sur ce sujet. Il a toute son importance au Panama, un pays connu pour sa biodiversité. 

Une fête pour tous

"Cette fête est la fête de tous, et personne n'est exclu"

L’archevêque de Panama s’est aussi réjoui du choix de son pays pour ces JMJ. Une façon selon lui d’ouvrir ce temps fort à tous et en particulier « aux plus petits » :

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"Je veux faire quelque chose avec les petits car je suis convaincu que les grands changements ne viennent pas des grands et des puissants, mais des petits et des simples", a rappelé l'archevêque. Pour lui, ces JMJ sont "un grand don" que fait le Pape à l'Amérique centrale et au Panama. 

 

[JMJ 2019] Au Panama, les pèlerins français prennent leurs marques

Présents pour certains au Panama depuis une semaine avec le partage entre diocèses, les pèlerins français ont pu bénéficier d’un accueil chaleureux.

Pas moins de 1.500 pèlerins français vont participer aux JMJ de Panama, à Panama City. Pour beaucoup, ces pèlerins sont arrivés sur place il y a une semaine, afin de vivre un temps d’échange entre diocèses. C’est le cas du groupe de pèlerins issus des différents diocèses de la région Rhône-Alpes. Victorien Duchet, de RCF Haute-Savoie, les a accompagnés.
 

Azeez, pèlerin irakien du diocèse de Lyon:

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Azeez, pèlerin lyonnais, réfugié irakien de Qaraqosh, a été marqué par l’accueil des Panaméens. "Ca m’a bluffé. Je ne m’attendais pas à cet accueil chaleureux. Cela m’a rappelé ma ville, Qaraqosh. Je suis très heureux. Les familles sont adorables. Il y a de l’amour. Ils ne se compliquent pas la vie. Je sens très bien que ces JMJ vont m’apporter beaucoup de choses" explique-t-il notamment. "Nous avons fait une journée avec des gens d’un petit village. J’ai pu monter sur un cheval. Je suis super content, je suis en train de réaliser mes rêves. Je suis heureux !" conclut-il.

De son côté, Olivier, un pèlerin venu de l’Ain, avoue avoir du mal à déconnecter de sa vie professionnelle. Du fait de la date de ces JMJ, beaucoup d’étudiants n’ont pu se rendre à Panama, et ce sont à l’inverse de jeunes professionnels qui ont eu l’opportunité de poser des congés pour traverser l’Atlantique.
 

Olivier, pèlerin issu d'un diocèse de l'Ain:

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"J’ai du mal à couper. Notamment au niveau travail, je suis sur plusieurs projets. Il y a des réunions qui se passent sans moi. Volontairement, j’ai laissé mon téléphone pro à la maison, mais ce n’est pas évident. Il faut faire l’effort. On est vraiment dans un groupe qui est super, il y a plein d’activités qui aident à couper. Ça aide" précise-t-il au micro de Victorien Duchet.

Mardi 22 janvier prochain, les groupes de pèlerins vont continuer d’affluer vers Panama City. Toute la journée, ils pourront participer au festival de la jeunesse, avant de vivre la messe d’ouverture de ces JMJ.

Derniers préparatifs avant les JMJ de Panama

Le dossier du jour

La 34ème édition des Journées Mondiales de la Jeunesse approche.Elle se déroulera du 22 au 27 janvier, au Panama.

1.500 Français présents à Panama pour les JMJ

Après Cracovie, direction l'Amérique du Sud, où vont se dérouler, au Panama, les prochaines JMJ. Deux cent mille jeunes venus du monde entier sont en route où sont déjà sur place. Parmi eux, 1.500 Français. C’est désormais la deuxième plus grosse délégation européenne après la Pologne. La plupart d’entre eux sont déjà arrivés sur place. A l’image de cette dizaine de jeunes du diocèse d'Annecy. Ils sont partis mardi dernier, et Victorien Duchet a assisté aux derniers préparatifs.

Sur place, à Panama City, c’est déjà l’effervescence. Des jeunes du monde entier sont arrivés et ils découvrent une ville aux couleurs rouge et bleu, ce sont les couleurs du Panama et celles du logo des JMJ. En ville, on s’affaire pour accueillir le pape et les deux cent mille pèlerins attendus. 

Parmi les pèlerins, certains ont choisi de rallier le Panama en voilier. C'est le cas de des 17 jeunes Français Ils sont partis un peu plus tôt que les autres. Le 31 août dernier, ils ont largué les amarres de Camaret sur mer dans le Finistère. Un périple en mer de plus de 4 mois à bord de trois voiliers. Ils ont traversé hier le canal de Panama. Ils s’apprêtent à vivre intensément ces Journées Mondiales de la Jeunesse comme ils ont vécu ces 4 mois d’aventure en mer, ponctués d’escales au Portugal, aux Canaries, au Maroc, au Sénégal et en République dominicaine.
 

Des JMJ à Paris

Beaucoup de jeunes pélerins ont néanmoins dû rester dans leur pays d'origine. En France, ils étaient 35.000 à partir en Pologne en juillet 2016. Ils sont 1.500 à se rendre au Panama. La destination, le prix du billet, la période de partiels. Autant de raisons qui expliquent que de nombreux jeunes catholiques n’aient pu traverser l’Atlantique. C’est pour cela que de nombreux diocèses organisent des mini JMJ locales. A l'image des JMJ à Panam’, dans la capitale.

Un jeu de mot facile pour permettre aux jeunes parisiens de vivre ce rendez vous. Au programme, veillée de prières, catéchèses, procession, cross caritatif, concerts. Un programme avec une idée clé : être en communion avec les jeunes catholiques du monde entier mais pas seulement. Le Père Cyril Janssen, vicaire de la paroisse Notre Dame de la Gare dans le 13ème, en charge de l’organisation de l'événement, souhaite que ces JMJ parisiennes "s’ouvrent largement à tous les jeunes".
 

Des festivals en province

Ces mini JMJ se dérouleront à Paris, et en province. Comme en Bretagne par exemple. L’Association catholique des étudiants rennais organise un événement sur une idée originale de la Maison Mère des Petits Soeurs des Pauvres, située à Saint Pern en Ille-et-Vilaine. C’est là que tous les étudiants et jeunes pro du Grand Ouest ont d’ailleurs rendez vous le week end du 26 et 27 janvier.

Dans la province de Poitiers, c’est à Angoulême, capitale de la bande dessinée, que sont attendus environ 150 jeunes pour le dernier week-end de janvier. Le week-end, baptisé "Sors de ta bulle" s’adresse aux étudiants et jeunes pros du diocèse de Poitiers et fera à la fois référence aux JMJ du Panama, et au festival international de la bande dessinée.

Voilà malgré les 8.650 km qui séparent la France du Panama, les initiatives fleurissent dans les diocèses pour permettre aux jeunes Français qui n’ont pas pu partir de vivre ce temps fort de l’Eglise universelle. Les journées Mondiales de la Jeunesse, c’est-à-vivre du 22 au 27 janvier sur RCF grâce à nos équipes sur place et les radios locales.

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