Réchauffement climatique: Barack Obama reconnaît la responsabilité des Etats-Unis

1 décembre 2015 Par

La COP21 vient de débuter, et déjà de fortes déclarations font jour. Comme celle du président américain, qui a reconnu la grande responsabilité de son pays dans le réchauffement climatique.

On le sait, les 150 chefs d’Etat et de gouvernement réunis au Bourget depuis ce lundi à l’occasion de la COP21 ont pour mission de trouver un accord, global et contraignant, en vue de limiter le réchauffement climatique de la planète à deux degrés. A ce petit jeu, les pays développés et industrialisés seraient, sur le papier, davantage mis à contribution, car considérés comme principalement responsables des émissions de gaz à effet de serre.

Parmi eux, des pays comme la Chine et les Etats-Unis, respectivement premier et deuxième plus grands pollueurs au monde. Et alors que la grande conférence sur le climat vient de débuter, certains observateurs émettent certaines réserves quant à la discipline dont feront preuve ces deux Etats notamment, pour prendre leur responsabilité, et changer leur mode de vie, de production, de consommation etc…

Invité à s’exprimer, le président Barack Obama a quelque peu créé la surprise, par le discours qu’il a tenu à la tribune du Bourget. "Nous sommes la toute première génération à avoir déclenché ces changements climatiques, mais nous risquons d’être la dernière à pouvoir agir pour faire changer les choses" a ainsi déclaré le président américain.

"Je suis ici en ma qualité de dirigeant de l’une des plus grandes économies du monde. Je suis tout à fait conscient que nous sommes à la source de ce problème. Il en va de la responsabilité de l’Amérique d’y remédier" a ajouté Barack Obama, laissant entendre que les autorités américaines sont prêtes, en théorie, à signer un accord qui pourrait les contraindre à revoir leurs émissions de CO2.

Mais même si Barack Obama a exprimé sa volonté de participer à ce changement de mentalité, c’est le Congrès qui, à terme, devra voter l’accord établi par la COP21. Or cette assemblée, à majorité républicaine, compte de nombreux climato-sceptique parmi ses membres. Rien n’est donc encore gagné. Le président américain a d'ailleurs temporisé ses propos, évoquant "un accord élevé, avec des objectifs réhaussés régulièrement, qui tiendront compte des distinctions et des progrès de chacune de nos nations".