Les éleveurs du Maine-et-Loire réfléchissent de plus en plus à faire face aux loups. Pour le moment, le passage d'un individu a été formellement identifié dans le Choletais et depuis le 1er janvier 2025, les éleveurs ovins du Maine-et-Loire peuvent demander des aides pour acheter un chien de protection. A Rochefort-sur-Loire au sud d’Angers, Mathieu Béliard avait pris les devants : depuis un an, ses brebis cohabitent avec un patou.
Elle a trouvé sa place parmi le troupeau de brebis : Ulotte est une femelle patou arrivée il y a un an sur l'exploitation de Mathieu Béliard, à Rochefort-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire. Pour qu’elle protège bien le troupeau de brebis, Ulotte doit grandir et vivre 24h /24 h avec les animaux : "Il faut que le chien soit attaché à ses brebis et que, ce qui le rassure, ce soit les brebis. On peut observer parfois quelques léchages entre eux". A contrario, le maître doit garder ses distances avec le chien : "Un chien de protection, ce n'est pas un chien de compagnie. Il n'est pas attaché à son maître. Donc je le caresse le moins possible."
Mathieu Béliard estime que dans le Maine-et-Loire, une dizaine d'éleveurs ont mis en place un chien de protection.
Depuis le 1er janvier, la préfecture a ouvert un guichet d'aide pour les éleveurs ovins uniquement. Ces aides peuvent être versées dans le cadre de l'achat d'un chien, de son entretien et de l'achat de panneau de prévention par exemple, utiles pour prévenir les promeneurs de la présence du chien. Cette aide est plafonnée à 800 euros par an au total.
Le reportage complet est à réécouter dans le journal de 8h du 18 février 2025.
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