Près d'un an après avoir lancé leur boite réutilisable à destination de la restauration avec Qapsul, Edouard Vega et David Marcos, ses fondateurs dressent le bilan d'une année riche. Entre évolutions du produits, exportation et nouveautés. Ils se confient à notre micro, entretien.
RCF : Qapsul, c'est une box repas réutilisable et éco-responsable. Nous vous avions reçus l’an dernier, il y a donc pratiquement un an, alors que vous sortiez votre premier prototype. J’ai envie de vous demander : qu’est-ce qui a changé depuis ?
Edouard Vega : Beaucoup de choses ! Déjà, il y a eu une prise en main au niveau commercial, car c'était un véritable chantier. Quand on lance un projet comme celui-ci, il y a énormément de travail en amont, souvent discret. Ensuite, vient la mise en avant du produit. Cela commence par aller voir tous les acteurs autour de nous pour leur dire que oui, ça existe. Il a fallu expliquer, car cela bouscule un peu les habitudes. Et au départ, les premiers retours étaient parfois réticents… Donc, nos deux plus gros défis ont été la commercialisation et la notoriété.
RCF : Si je résume, l’année dernière a surtout servi à faire connaître le produit ?
EV : Faire connaître le produit, mais aussi finaliser son développement et lancer la production industrielle. Parce que fabriquer une boîte toutes les dix minutes et en produire six toutes les trois minutes, dit comme ça, c’est simple et rapide à comprendre. Mais, d’un point de vue industriel, parvenir à le faire réellement, c'est un processus bien plus long et une étape à part entière.
RCF : Est-ce qu’elle a été adoptée par des événements ou des restaurateurs à ce jour ?
David Marcos : Oui, aujourd’hui, de nombreux restaurateurs l’utilisent. Je peux en citer deux à Clermont-Ferrand : le French Food Lab et le restaurant du stade, qui s’en sert pour la livraison de repas en entreprise. Ils livrent sur leur zone de chalandise et, grâce à cela, ils économisent de l’argent puisqu’ils ne font plus de jetable. Comme ils travaillent beaucoup avec des bureaux et même des personnes âgées, ils sont aussi satisfaits au niveau de leur politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Plus de déchets pour eux, et des économies à la clé !
L’année dernière, nous avons également eu la chance de tester notre solution lors d’Europavox. Nous avons servi des burgers dans nos boîtes, qui ont été réutilisées pendant trois jours. En test, nous avons réalisé près de 350 repas.
RCF : Un vrai test grandeur nature…
DM : Exactement ! Et c'était une grande satisfaction pour nous, d’autant plus que nous n’avions même pas mis en place de consigne. Nous nous sommes dit : "Si nous les perdons, ce n’est pas grave, au moins on teste quelque chose…" Résultat : 350 repas servis avec seulement 120 boîtes, sans consigne, dans un événement fermé, et nous n’avons perdu que huit boîtes. Nous sommes très fiers de ce résultat, qui prouve que le réutilisable est dans l’air du temps et doit être développé à plus grande échelle.
Entretien audio complet à retrouver ci-dessous
RCF : Vous vous êtes rendus récemment au Sirha de Lyon, qui est, pour ceux qui ne connaissent pas, la grande messe du monde gastronomique. Cela a-t-il été l’occasion de nouer encore plus de contacts ?
ED : Oui, bien sûr ! C'était un événement d’une ampleur considérable pour nous. L’énorme avantage du Sirha, c’est que l’on y rencontre uniquement des professionnels du secteur, tous en quête de nouveaux projets et de solutions pour faire évoluer leur marché. Ça a été une vague énorme d’opportunités pour nous. Cela nous a permis de nous faire connaître à plus grande échelle. Une étape très importante et surtout très enrichissante, car de nombreux clients ont immédiatement cherché à s’approprier notre solution et à voir comment l’intégrer à leur activité.
DM : Je rebondis sur ce qu’Edouard vient de dire. Ces contacts ont été très précieux, et aujourd’hui, on peut le dire : nous allons en Suisse, nous sommes donc officiellement à l’international ! Nos boîtes sont également parties à La Réunion, là-bas, la culture du "à emporter" est très développée, donc notre solution a un vrai rôle à jouer. Aujourd’hui, nous poursuivons notre développement en France, en Suisse et à La Réunion, et nous sommes extrêmement fiers d’avoir participé à ce salon.
RCF : La dernière fois que nous vous avons rencontrez, vous évoquiez un projet à long terme : concevoir une boîte à pizza réutilisable. Est-ce toujours d’actualité ?
DM : Elle n’est plus dans les cartons… elle en est sortie !Nous sommes en train de finaliser les derniers éléments d’usinage du moule, et si tout se passe bien, elle sera lancée au second semestre 2025. À moins d’un retard, ce sera notre prochaine grande avancée
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