Plusieurs acteurs de la protection de la biodiversité bretonne ont présenté, jeudi 17 octobre, la plateforme téléphonique SOS Faune Sauvage Bretagne. Un dispositif inspiré du SAMU mais dédié aux animaux sauvages en détresse.
SOS Faune Sauvage Bretagne est la nouvelle plateforme présentée, hier, par la Région Bretagne, l'Agence bretonne de la biodiversité, la Ligue de Protection des Oiseaux et le parc animalier des Terres de Nataé.
Des plateformes similaires existent déjà dans d'autres régions de la métropole, comme le Limousin et en outre-mer, en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique.
"Ça vient d'une étude initiale qui a été faite en 2020-2021 au niveau de la région Bretagne, avec l'appui de la LPO et d'autres associations sur les questions de ce qu'on appelle la faune sauvage en détresse." explique Sébastien Musset, président-fondateur des Terres de Nataé
Un constat a émergé de cette étude, celui de la sollicitation excessive des centres de soin. Ces derniers doivent s'occuper du réglementaire, de la collecte de dons, du soin des animaux, du rapatriement des animaux. D'où la création de cette plateforme, "Donc on s'est dit, si on créé cette plateforme, avec un certain nombre de personnel, on va probablement limiter la charge pour les centres de soin, et leur permettre finalement au niveau des centres de soin de faire leur métier, à savoir soigner".
Suite à cela, les Terres de Nataé et la LPO de l'Ile Grande, dans les Côtes-d'Armor, se sont associés, avec une diversité d'acteurs, pour former cette plateforme téléphonique et répondre aux situations de détresse : "Nous au niveau du SOS on va assurer un premier niveau d'informations pour faire diminuer la charge pour les autres associations ou les centres de soin.", à la façon du SAMU pour les urgences humaines. Celle-ci a déjà été expérimentée pendant près de cinq mois. 6 personnes ont été mobilisées pour répondre aux 10 000 sollicitations venues de toute la Bretagne.
L'activité humaine reste au cœur, selon Sébastien Musset, de ce qu'est la faune sauvage en détresse, "c'est un animal qui s'échoue sur une plage, c'est un animal percuté par un véhicule. Enfin, en gros, c'est la faune sauvage qui est touchée en particulier par les sujets d'urbanisation et d'impact de la relation avec l'humain."
Assurer une meilleure cohabitation entre l'espèce humaine et le reste de la faune bretonne a aussi été au centre de leur réflexion : "C'est-à-dire que c'est pas seulement de la détresse, mais par exemple vous avez un garage, vous voulez le retaper, vous découvrez sur le toit une colonie de pipistrelle... Vous vous dites « zut, est-ce que j'ai le droit de détruire mon garage ? Comment je fais pour pas les embêter ? Etc... Ça c'est de la cohabitation, c'est des métiers très particuliers avec des compétences très spécifiques."
Aujourd'hui, SOS Faune Sauvage est surtout à la recherche de financement, "à la fois pour assurer sa pérennité" mais "on a aussi besoin grâce à cet élan de générosité, qu'on demande tant auprès des particuliers que des entreprises, de pouvoir payer, financer, des nouveaux centres de soin."
SOS Faune Sauvage Bretagne est à retrouver sur son site internet. Vous pouvez contacter le standard au 02 57 63 13 13, tous les jours, de 9h00 à 18h00.
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